Traversée des Canaries vers le Cap Vert

Vendredi 11 novembre 2016 La météo n’est pas très bonne, mais on doit quitter le port qui attend beaucoup de bateaux pour une régate. On étudie, on hésite, on traîne… Finalement, on nous demande de nous déplacer dans le port. On nous met à couple avec un monocoque de location. On peut rester la nuit si on veut.

Après réflexion on partira ce soir. On n’est pas très bien installé et la météo ne semble pas meilleure demain. De plus, si on attend trop il n’y aura plus de vent.

Éric et Jean-Roch préparent la navigation. Je ne suis pas très opérationnelle. J’ai dû attraper une angine et suis fébrile… Nous allons partir et ils tracent la route afin que nous passions entre deux couloirs de vent. On devrait éviter le plus gros.

Vendredi 11-11-2016 on quitte Puerto Radazul.

 

En réalité les trois premiers jours seront très durs… On a eu de forts vents et surtout une grosse mer avec une houle croisée. On se fait mouiller dehors, ça remue dans tous les sens. Théo dort dans le carré, il a peur d’aller dans sa chambre. Je suis toujours fébrile, brassée par la mer et Théo est malade… Un vrai bonheur ! Par contre on avance. Eric a même fait un surf à 18,7 nœuds ! Mais je n’aime pas ça et encore moins lorsque je vois Théo souffrir.

Heureusement, les trois derniers jours seront beaucoup plus paisibles. Théo réintègre sa chambre avec plaisir. On finira même au moteur faute de vent ! Lorsque la mer est calme, tout change. On a droit à un spectacle de dauphins chaque soir, il y a pleins de poissons volants. Les levés et couchés de soleil et de lune sont splendides. Un jours Théo va nager avec Rico au milieu des dauphins, par 4000 m de fond (en vérité les dauphins restent à bonne distance d’eux… mais la magie est là !). Théo a encore pêché un poisson, une daurade coryphène (60 cm de long), on va se régaler.

 

Jeudi 17 novembre à 13h45 on arrive à la marina de Mindelo sur Säo Vincente au Cap Vert, après une navigation de 958,5 miles faite en presque 6 jours. On y retrouve Anne, Manu et Olympe, accompagnés de Marcel, le papa de Manu, sur TUVA’U. C’est un des Outremer 45 que l’on a hésité à acheter. Ils sont partis 15 jours avant nous de la grande Motte et on les rattrape enfin ! Olympe va vite venir chercher Théo et lui présenter d’autres enfants. Le soir même on se retrouve avec plaisir dans un petit restaurant.

Derniers jours aux Canaries

Article sans photo… Je les mettrai arrivée aux Antilles, lorsque j’aurai plus d’internet !

Après le départ d’Anne-Laure on est allé à Puerto Rubicon, tout au Sud de Lanzarote. On y restera trois jours, à se poser dans une marina très confortable. On sort à nouveau les vélos et Théo profite de la piscine. On retrouve Pascal, Sandrine, Marine et Carl d’HERMES et partageons de bons moments.

Dimanche 6 novembre on part rejoindre Gilbert et Isabelle de VENT D’AILLEURS à un mouillage face à la plage de Papagayo (que l’on avait vu en voiture avec Anne-Laure). Le lendemain nos chemins vont se séparer. On se retrouvera aux Antilles fin décembre ou début janvier.

Lundi 7 novembre on quitte Lanzarote pour Tenerife. Parti à 16h15 de Papagayo on arrivera le lendemain à 10h30 à Puerto Radazul, au sud de Santa Cruz.  150 miles en 18h15, avec une mer bien agitée et des prises de ris pour réduire au max. la voile. On restera pendant presque toute la traversée à quelques centaines de mètres d’HERMES. On arrive ensemble au port.

Puerto Radazul est un tout petit port. On doit être les deux plus gros bateaux et les seuls catamarans. On est placé l’un dernier l’autre, dans le chenal d’entrée du port, face à la capitainerie. La petite ville n’est pas très belle… Il y a de grosses falaises, avec d’immenses immeubles collés à ces falaises. On ne peut pas louer de voiture sur place. Il faudra aller la louer à Santa Cruz.

On reste trois nuits à Puerto Radazul, en attendant qu’Eric arrive mercredi 10 novembre.

Le premier jour, repos ! Le deuxième on se fait amener à Santa Cruz par une dame de la capitainerie avec l’intention de louer une voiture. Mais on n’en trouvera pas ! Il fallait réserver… C’est donc à pieds que l’on fait un petit tour dans la ville et en taxi que l’on rentre au bateau. Jeudi on part en taxi faire un gros plein à Carrefour en prévision des 6 jours de navigation jusqu’au Cap Vert.

Mercredi soir on n’a pas encore fini de ranger nos courses lorsqu’Éric arrive. On partira vendredi 11 novembre 2016 pour le Cap Vert.

Anne-Laure aux Canaries !

Ça y est, Anne-Laure arrive pour une semaine de vacances. Elodie ne viendra pas cette fois… on devra attendre noël pour la voir.

Anne-Laure va un peu nous booster. Elle va prendre les choses en main et nous concocter un petit programme de visite bien ficelé ! Mais c’était sans compter sur l’inertie de l’équipage de TEIVA… et son programme devra subir quelques modifications de dernière minute pour s’adapter ! (Anne-Laure tu ne nous en veux pas trop ?!).

Arrivée jeudi 27 octobre 2016 en fin d’après midi, on commence par traîner pour aller se balader dans la marina et on rate le coucher de soleil… Il faut dire qu’il se couche tôt ici ! Les visites commencent vendredi. On prend une voiture de location pour visiter Playa Blanca et le parc des volcans.

Sur la route, les paysages que l’on croise sont lunaires : une terre de lave noire, sans aucune autre végétation que les quelques palmiers ou cactus plantés près des maisons ou dans les villes. Pour cultiver (ils font beaucoup de vin sur Lanzarote), ils fabriquent des murs de pierres assez bas qui protègent les plantations du vent et permettent de retenir un peu l’eau. A certains endroits on peut voir un petit muret en arc de cercle autour de chaque pied de vigne. Toutes les maisons sont blanches et forment un joli contraste avec le sol noir.

Playa Blanca, au sud de Lanzarote, est une station balnéaire apparemment très prisée… Sans trop de charme pour nous. On continue un peu plus loin, vers Papagayo. Rien que le nom fait déjà un peu plus rêver non ?! Les plages de Papagayo sont très belles, mais on n’est pas les seuls… Heureusement que l’on n’avait pas trop le temps de traîner car on aurait eu du mal à étaler quatre serviettes de plage côte à côte ! Ensuite, on se pose au petit restaurant juste au-dessus,avec une vue superbe sur la plage.

Le parc des volcans, « parc National de Timanfaya » se trouve au sud est de l’île. Anne-Laure rêvait de pouvoir y faire un tour en dromadaire, mais… on est à nouveau arrivé trop tard !

Le parc se visite en bus. La route des volcans sillonne sur 14 km à travers les champs de lave, avec de superbes points de vue. On assiste à des expériences : des branchages s’enflamment dans une crevasse de 1,5 m de profondeur et de l’eau mise dans un tuyau enfoncé dans la terre fuse immédiatement en vapeur. La température du sous-sol est de 140°C à 10 cm et plus de 400 °C à 6 m ! Dans le restaurant du parc, le barbecue utilise la géothermie.

Sur la route du retour, on croise toujours les mêmes villages de maisons blanches et quelques oasis de verdure au milieu des paysages de lave noire.

Samedi on quitte la marina pour aller faire un mouillage à Graciosa, une petite île au nord de Lanzarote. Mais, vous vous en doutez, on est encore parti trop tard… Le vent ne nous a pas aidé puisqu’il était face à nous… On ne pourra pas arriver avant la nuit, et on n’est pas encore prêt à arriver dans un nouveau mouillage de nuit… On change donc d’option et on s’arrête à notre mouillage d’Arrécife. On partira tôt le lendemain pour Graciosa.

Dimanche on quitte le mouillage à 7h du matin pour Playa Francesca, le seul mouillage autorisé sur Graciosa. Il faut normalement une autorisation pour s’y rendre, mais comme beaucoup de bateaux on n’a pas fait la démarche… On ne sera heureusement pas contrôlé. Après trois essais et le conseil de l’équipage d’un Outremer 51 HERMES nous sommes au mouillage face à la jolie plage de sable blanc et bientôt Théo fait des châteaux de sable avec Jean-Roch et se baigne pendant qu’on part visiter l’île à pieds avec Anne-Laure. Le soir on se retrouve à 11 (dont trois enfants et un bébé) pour l’apéro sur TEIVA, avec l’équipage d’HERMES et de LAUMANE. On passe une très bonne soirée ! C’est la dernière fois que l’on voit Sauveur et Domy de LAUMANE, ils restent sur les Canaries, mais on croisera encore Pascal et Sandrine d’HERMES (avec Marine et Carl) car ils suivent la même route que nous. Le lendemain c’est encore à 7h du matin que l’on quitte notre mouillage pour retourner sur Arrécife. Théo pêche un maquereau !

Lundi midi nous voici de nouveau à notre petit mouillage d’Arrécife. Il faut plonger pour accrocher l’amarre au bloc en béton du corps mort au fond de l’eau. Mais là encore on a fait une erreur de débutant… on n’a pas tenu compte de la marée et on arrive à marée haute ! C’est donc par 7 m de profondeur qu’il va falloir que l’on plonge pour s’amarrer et on n’y est pas arrivé du premier coup… (j’en vois déjà qui se moquent de nous !).

On va rester ici jusqu’au départ d’Anne-Laure et c’est maintenant en voiture que l’on va visiter Lanzarote.

César Manrique (1919-1992) était un artiste qui a mis ses multiples talents (peintre, sculpteur, architecte) au service du développement touristique de son île natale, pour mieux en prévenir les dérives. Il a contribué à freiner la spéculation immobilière et à mettre en place quelques lieux touristiques. Nous en avons visité 4 :

« Jameos del Agua »

« Jardín de Cactus »

« Cueva de los Verdes »

« Mirador del Río »

et sa superbe vue sur la Graciosa et le mouillage que l’on a fait avec Anne-Laure

 

Pour terminer la visite on est allé voir la plage de Famara et ses surfeurs mais on n’aura pas le temps de voir le « Lago Verde », la nuit tombe trop vite pour nous !

 

Mercredi matin à 7h Anne-Laure prend la route de l’aéroport, c’est la fin du séjour. C’est passé très vite, trop vite… Vivement Noël !!!

Marina de Puerto Calero

Lundi 24 octobre 2016 on part d’Arrecife en début d’après midi, en même temps que Gilbert et Isabelle de « vent d’ailleurs ». Puerto Calero est à 9 miles, on mettra deux heures pour les faire au moteur et face au vent.

L’entrée dans le port, toute petite, est impressionnante avec un fort vent qui nous pousse ! Heureusement, on nous place devant le poste à essence, à l’entrée du port, en attendant que le vent baisse pour rejoindre notre place…

On restera 5 jours dans cette petite marina, bien à l’abri, à regarder passer plusieurs dépressions… et à tester les différents restaurants (on est obligé, on a besoin d’internet pour faire le CNED de Théo !).

Notre place au port, et le CNED de Théo ! :

Coup de vent sur Puerto Calero :

La veille de notre départ Anne-Laure arrive pour une semaine de vacances. En l’attendant on va faire un tour en sous-marin. Notre « yellow submarine » va nous amener à 30m sous l’eau. On verra trois épaves, plein de poissons et une énorme raie qui a l’air apprivoisée !!!

Jeudi 27 novembre 2016, l’avion d’Anne-Laure atterri à Arrecife sur Lanzarote. Elle nous rejoint en bus à Puerto Calero. Le soir on fait un petit tour dans la marina, on partira samedi.

Mouillage d’Arrecife sur Lanzarote

Dès notre arrivée au mouillage Jean-Roch a eu droit à un petit bain forcé… Théo n’a pas tardé à le suivre ! Pour moi, il est trop tard et il ne fait pas assez chaud…

Le lendemain, après un bain pour Théo, Jean-Roch retourne à l’eau (à marée basse) pour doubler les amarres. Le vent va se lever…

L’après-midi on part visiter la ville à vélo. On est dimanche, tout est fermé, mais la ville est jolie, le petit port a beaucoup de charme. On va jusqu’à la marina d’Arrecife, à la recherche de l’office du tourisme, il est fermé…  Il fait gris, le vent se lève, on rentre vite au bateau… (c’est la première fois qu’on le laisse au mouillage sans pouvoir jeter un coup d’œil dessus !).

La vue depuis notre mouillage d’Arrecife :

Balade en ville :

Le fort  « Castillo San José » (face au bateau):

Le mauvais temps arrive, on rentre vite… :

On va rester deux nuits à ce mouillage. Ensuite, des dépressions sont annoncées, on va aller se mettre à l’abri dans un port. Le port d’Arrecife est complet, on a de la place à « Puerto Calero », un peu plus au sud.