L’âge de raison.

Ça y est, le 9 janvier 2017 notre petit moussaillon a eu 7 ans !

La veille Manu de TUVA’U fêtait ses 51 ans. On arrosera ces deux événements ensemble et c’est au marin en Martinique, sur TUVA’U, que Théo a soufflé ses bougies. En cadeau d’anniversaire il a eu un baptême de plongée sous marine. C’est par trois mètres de fond qu’il a évolué, pendant une demi-heure, au milieu des poissons coralliens. Un vrai poisson dans l’eau notre Théo !

2017 : l’année du Rhum !

C’est en faisant une virée « caves de Rhum » entre filles, avec Isabelle et Soizic, que je commence cette nouvelle année 2017.

On commence par l’habitation Clément et ses superbes jardins parsemés de sculptures (vous noterez le côté culturel de cette visite).

 

En allant vers l’ancienne usine de fabrication du Rhum on passe à côté des hangars où sont entreposés les fûts dans lesquels vieillissent les vieux rhums. Il y règne un doux parfum, dû à l’évaporation : la part des anges !

 

C’est avec plaisir que l’on apprend qu’en tant que bons marins on se doit de boire du rhum, et même que l’on se soigne en en buvant ! (On ne regrette pas d’être venu).

 

La visite se poursuit par l’habitation et une exposition de tableaux, puis la dégustation. Je me demande si certains artistes n’ont pas consommé un peu trop de rhum avant de réaliser leur toile…

 

Après cette visite hautement culturelle, on s’arrête à la pointe Faula pour manger, avant de poursuivre par les exploitations La Mauny et Les Trois Rivières. Et c’est le coffre bien rempli que l’on retourne au marin. Il ne reste plus qu’à déguster !

 

 

Noël 2016 aux Antilles avec les filles. Les mouillages.

Après avoir sillonné la Martinique en voiture pendant quatre jours Jean-Roch et moi avons besoin de nous poser un peu ! On reste encore une journée au marin avant de partir faire un premier mouillage. Il y a toujours beaucoup de vent et régulièrement des grains, on ne quittera pas la côte sous le vent (à l’abri). On part dès le matin pour  Sainte Anne (tout près du marin) avec  VENT D’AILLEURS. Les filles peuvent enfin se baigner depuis TEIVA !  Le lendemain matin, on part avec Elodie faire un petit tour dans Sainte Anne et au marché en annexe.

 

Le matin du 24 décembre  on repart pour Grande Anse, un peu plus au nord, où on peut nager avec les tortues. Il y a toujours un vent fort, on met  deux ris à la grande voile pour être tranquilles et la ligne à l’eau pour le repas de noël  !

 

On passe entre le « rocher du diamant » et la côte. Trois heures plus tard, après avoir mangé en navigation et croisé une tortue, on arrive au mouillage (mais on ne mangera pas de poisson ce soir…).

 

On ne sera pas les seuls au mouillage ! On s’y prend à trois fois pour trouver la bonne place, en slalomant autour des bateaux et des nageurs qui font du snorkeling ! Avec un bateau de 14m de long, c’est impressionnant…  Au premier essai une dame nous dit gentiment qu’on est sur une place réservée,  au deuxième essai une Canadienne nous « gueule » dessus « too close ». On commence par lui dire calmement qu’il n’y a pas de problème, puis on préfère partir, après avoir été pris en photo par son mari ! Superbe l’accueil ici… On apprendra que deux bateaux copains ont eu le même accueil avec ces Canadiens, les derniers se sont même fait insulter avant d’être pris en photo ! Finalement, on se retrouve en première ligne, face à la plage, et suffisamment loin  des autres bateaux.

 

On gonfle le paddle et les filles amènent Théo nager avec les tortues, il arrive même à les toucher. On apprendra plus tard qu’il ne faut pas… C’est promis, on ne recommencera pas.

 

Noël à Grande Anse.

 

On passe la soirée sur VENT D’AILLEURS avec l’équipage d’HERMES. Chacun amène quelque chose à manger. Et c’est sur un superbe catamaran, en T-shirt, qu’on boit le champagne en mangeant des toasts au foie gras Il y a pire ! Isabelle a fait un jambon de noël, la spécialité Antillaise, c’est délicieux. Pour la petite histoire, ça a failli mal finir… En début de soirée j’ai mes cheveux qui se sont enflammés ! Heureusement, plus de peur que de mal… mais on finira quand même la soirée sans bougies !

 

Le 25 au matin Théo est rassuré, le père noël a trouvé TEIVA. En vérité notre petit capitaine n’y croit plus, mais il avait peur d’être moins gâté sur un bateau qu’à la maison ! Nous, on se demande s’il n’a pas été plus gâté ! En tout cas Jean-Roch et moi on est à deux doigts d’y croire au père noël, grâce à lui vous aurez de plus belles photos sur le blog !!!

 

Après avoir ouvert  les cadeaux, Théo retrouve Marine sur la plage et  Anne-Laure retrouve Karl. Puis on se retrouve tous pour manger des langoustes grillées sur la plage,y sur fond musicale.

 

On quitte le mouillage le 26 à 6h30, les filles partent aujourd’hui, on retourne au Marin où on récupère la voiture de location. En navigation on observe encore de superbes arcs en ciel.

 

A midi on fête l’anniversaire de Théo avec les filles au Zanzibar, un superbe restaurant au Marin. On a un peu d’avance, mais il aura bientôt 7 ans, l’âge de raison !

 

Puis l’heure du départ arrive. Théo a les larmes aux yeux lorsqu’on laisse Anne-Laure et Elodie à l’aéroport, moi aussi… On aura passé de très bons moments en famille, à refaire !

 

Noël 2016 aux Antilles avec les filles. Visite en voiture.

Le 17 décembre 2016 Anne-Laure et Elodie arrivent en Martinique pour passer noël avec nous. C’est de nuit, l’annexe bien chargée, que nous rejoignons TEIVA au mouillage au marin. Il est 22h aux Antilles, mais 3h du matin pour les filles ! Avec  le décalage horaire Elodie se réveille tôt et elle est vite rejointe par Théo, tout content de la retrouver. Pendant quatre jours on va sillonner l’île en voiture, le soir on rentre dormir sur TEIVA.

 

La côte au vent :

À la pointe Faula au Vauclin on s’arrête à un spot de Kit Surf magnifique. Le vent est fort , il y a le drapeau rouge  et on assiste à un superbe balais. Théo va patauger dans l’eau avec les filles, il se fait pincer le pied par un crabe !

 

Il y a beaucoup de petits restaurants, mais ils sont trop touristiques à notre goût. On va manger au Robert, dans un petit établissement local de quelques tables. Derrière nous, quatre Antillais qui boivent apéros sur apéros, engagent la discussion et nous font goûter un plat typiquement local : des frites !!! Il faut dire que je regardais leur plat depuis un moment en essayant de deviner ce que c’était… On fait ainsi la connaissance de Pierre, gendarme, ancien joueur de foot à Metz. On est dans leur QG ! Si tu dis que tu connais Pierre t’auras « pani pwoblem » au Robert . Après le repas, petite pause baignade pour les plus courageux (Théo et moi !).

 

Puis direction la presqu’île de la Caravelle.

 

 

Fort de France et le jardin de Balata :

On ne fait que passer dans Fort de France. La ville nous donne une impression de pauvreté avec ses immeubles à quelques étages plutôt délabrés. À la périphérie de la ville une colline pleine de maisons elles aussi plus ou moins bien entretenues. On mange au premier étage du marché couvert de Fort de France, chez Geneviève, conseillée par le guide du routard. Mais on fait les frais de son succès… On ne pourra pas manger ce que l’on veut, on doit choisir parmi les trois plats restants !

 

Le jardin de Balata est à 10 minutes de Fort de France, sur la route de Morne Rouge. Le jardin est organisé autour d’une habitation créole typique. On y est accueilli par des colibris ! On s’y promène au milieu des fleurs, palmiers et bambous et on découvre la canopée grâce à une balade à la cime des arbres : des mahoganys centenaires.

Les colibris

 

La végétation

 

La canopée

 

Fin de la balade et séance gymnastique des filles (on a croisé un groupe de jeunes gymnastes !)

 

Sur le retour on passe à côté de  l’église de Balata, ou « petit sacré cœur de Fort de France ». C’est une réplique miniature du Sacré-Cœur de Montmartre, construite en 1928 à la gloire des Antillais morts pour la France lors de la première guerre mondiale. Elle domine la baie de Fort de France.

 

 

Sainte Anne et la plage des Salines :

Tout près du marin le petit village de Sainte Anne. Au marché on fera le plein d’épices, confitures et rhums arrangés. Un peu plus loin, la plage des Salines, avec son sable blanc et ses cocotiers penchés sur la mer, s’étend sur plusieurs centaines de mètres. C’est la plus grande plage de l’île Théo passe des heures à jouer dans les vagues. On pique-nique à l’ombre des cocotiers, ce qui n’est pas sans risque au vu du nombre de noix de coco qui pourraient nous tomber sur la tête. Le courage du capitaine le pousse même à faire une sieste à haut risque ! En quittant la  plage on se régale de sorbets coco et sorbet mangue achetés à une marchande ambulante.

 

Sainte Anne

 

La plage des Salines

 

 

La côte sous le vent :

Les Anses-d’Arlet est un petit village est au bord de l’eau à l’atmosphère encore préservée. À quelques mètres du bord de l’eau, face à l’église, un rocher émergeant abrite une foule de petits de poissons multicolores, nous irons y faire du snorkeling à tour de rôle (oui, d’accord, j’aurai pu écrire « nager avec des palmes masque et tuba  », mais ça fait de suite plus sérieux quand on dit snorkeling non ?!).

 

Après avoir tous plongé, on repart vite pour le nord de l’île, direction Saint-Pierre. On s’arrête en route au Carbet pour manger « chez les pêcheurs », un petit restaurant local, au bord de l’eau. Théo en profite pour jouer sur la plage et se baigner plusieurs fois au cours du repas.

 

Le zoo de Martinique a été créé autour de l’ancienne habitation Latouche, détruite en grande partie en 1902 lors de l’éruption de la montagne Pelée. Tout au long du parcours on voit des vestiges de cette ancienne fabrique de sucre, puis de rhum, intégrés au milieu d’une végétation luxuriante et on observe les animaux. En fin de parcours notre petit pirate s’attarde avec plaisir dans une  exposition…  sur les pirates !

Pour finir notre périple, on se dirige vers la fabrique de rhum Depaz, sur la route de Morne-Rouge. On arrive trop tard pour visiter les installations, mais la boutique est ouverte et ils ne regretteront pas notre passage !!! On repart le coffre plein à ras bord de divers rhums et rhums arrangés. Avant de repartir on se balade un peu dans parc de la maison Depaz, on a droit à un superbe arc en ciel.

Vous avez bien regardé l’arc en ciel ? On voit jusqu’au violet. C’est quand même rare de voir le violet d’un arc en ciel non ?!

 

Sur la route du retour on a droit à un superbe coucher de soleil.

Les premiers jours en Martinique.

On arrive au marin le 13 décembre à 14h30. On est accueilli par l’équipage de Mr Happy. Stéphane nous appelle à la VHF et nous guide à côté d’eux où il y a suffisamment de place pour nous. On y restera en attendant l’arrivée d’Anne-Laure et Elodie pour se remettre de la Transat.

La baie du marin est impressionnante ! La nouvelle marina  est construite à côté de l’ancienne. C’est une des plus grande marina de la Caraïbe. Des centaines de bateaux aux pontons et tout autant sinon plus au mouillage entre les différents bancs de sable parsemés dans la baie. De part et d’autre quelques bateaux échoués.

On est au mouillage, car la marina est complète… Moi qui rêvais de confort, d’eau courante et d’électricité à volonté, ça sera pour une autre fois ! Encore que pour ce qui est de l’eau courante, dame nature se charge de satisfaire mes désirs.  Chaque jour TEIVA est abondamment rincé pas des litres d’eau qui accompagnent les différents grains qui se succèdent. Pour ce qui est de nettoyer l’intérieur du bateau, c’est une autre histoire. Les grains nous empêchent d’aérer correctement le bateau et l’humidité s’accumule. On n’aérait déjà pas trop en navigation, et des traces de moisissures apparaissent. Il va falloir passer tout l’intérieur du bateau à l’eau javellisée…

 

Le soir de notre arrivée on retrouve Marie et Stéphane au Kokoarum, après avoir fait quelques lessives (deux gros sacs IKEA). C’est un des bars de la marina où se retrouvent les navigateurs en manque d’internet ! Théo mange avec plaisir un steak haché frites et nous on arrose notre arrivée avec un mojito, puis deux mojito, puis un peu de vin rouge à table… Après 14 jours sans alcool, c’est trop ! Ça fait mal au tibia quand on retourne dans l’annexe (Jean-Roch vous racontera) et ça mouille tout le linge que l’on vient de laver et sécher (d’abord au restaurant où on se prend un bon grain et pour finir dans l’annexe où les sacs se renversent…). Le lendemain on est quitte pour retourner à la laverie sécher à nouveau tout le linge !

Dès qu’un grain arrive Jean-Roch et Théo s’affairent pour récupérer l’eau de pluie et remplir les cuves. Ils deviennent de vrais spécialistes ! Mais ça ne nous empêche pas d’aller acheter un peu d’eau au ponton de temps en temps… Entre deux averses le soleil revient, souvent accompagné d’un superbe arc en ciel.

 

Théo s’amuse à plonger du bateau, avec pour consigne de bien se rincer après chaque bain. Vu le nombre de bateaux habités au mouillage l’eau ne peut pas être très propre…

 

On va tous les jours à terre, mais on ne quitte guère la marina et l’ambiance est plutôt métro… Le plus gros dépaysement vient du climat, sinon au marin il y a beaucoup de gens qui vivent sur des bateaux comme nous et ils sont majoritairement francophones. Notre QG devient le Kokoarum !