Une bouteille à la mer !!!

Dans le lagon, grâce à une bouteille d’eau tombée à la mer (ça ne s’invente pas !), on fait une belle rencontre. Delphine et Frédéric et leurs filles Séléna et Lola viennent du bassin d’Arcachon et sont en vacance à Saint François.

Une bouteille en plastique mal rangée, un coup de vent, et me voilà dans le petit bateau gonflable de Théo, à la poursuite de cette fichue bouteille qui part vers la barrière de corail. C’est quand même pas de bol, le vent est plein nord ! Delphine et Frédéric viennent à ma rescousse en Kayak. C’est moi qui gagne, j’arrive la première sur la bouteille 🙂

Cinq minutes plus tard ils sont sur le bateau et nous racontent leur beau projet. Frédéric est en train de construire un catamaran selon des plans Danson (l’architecte des OUTREMER ancienne génération, comme TEIVA). Il fait tout lui même… Chapeau bas !

Ils reviendront avec leurs filles Séléna et Lola. Théo a deux nouvelles copines ! Il passera toute une journée avec eux à Sainte Anne, sans son papa et sa maman. Merci Delphine et Frédéric, Théo a passée une superbe journée !!!

26-02-2017 Séléna, Théo et Lola à Sainte Anne.jpg
Séléna, Théo et Lola au restaurant à Sainte Anne.

Et après ?!

 

On a du mal à se bouger…

Cela fait 12 jours que Jean-Roch a eu son accident et on n’a pas fait grand-chose… mais j’ai quand même deux trois trucs à vous raconter et quelques photos à vous montrer !

 

De retour de la clinique, trois jours après l’accident, DeAnne et Steve nous invitent à bord de leur lagon « MISCHIEF » avec Gilbert et Isabelle. Merci pour cette petite pause bien agréable !

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Deux jours plus tard on loue une voiture de location pour retourner à la clinique faire une visite de contrôle. On en profite pour visiter la côte nord de Grande Terre. On découvre de superbes paysages et le hasard nous conduit dans un petit restaurant où on se régalera du plat du jour : une fricassée de cochon pays.

 

Et tous les jours on partage de bons moments avec Gilbert et Isabelle !!!

La cascade du capitaine…

Mercredi 15 février* 2017, à 16h15, Jean-Roch est percuté par un bateau  à moteur «PREDATORY» dans le lagon de Saint François, sous mes yeux et ceux de Théo…

Je m’étais trompée de mois dans mon article… L’accident n’a pas eu lieu en Janvier ! J’étais un peu chamboulée  🙂

Tout se passe très vite.  Jean-Roch est allé voir son ancre car l’orin (une petite bouée qui indique l’emplacement du mouillage) a disparu. Il est avec palmes masque et tuba à une vingtaine de mètres au plus de TEIVA, lorsqu’un bateau à moteur qui arrive face à lui le percute. Le pilote du bateau et son passager ne se rendent compte de rien… Ils s’arrêtent car ils m’entendent crier !

Jean-Roch ressort de l’eau derrière le bateau. Il l’a heureusement vu au dernier moment et a pu plonger et se protéger des hélices avec son bras gauche (le bateau a deux moteurs de 225 chevaux chacun). Le bras est bien entaillé…

Les deux messieurs du bateau prennent Jean-Roch en charge sur leur bateau. Moi je téléphone  à Gilbert et Isabelle qui arrivent tout de suite. Théo va avec Isabelle sur VENT D’AILLEURS et Gilbert revient pour me conduire à la marina.

La valse des hôpitaux ne fait que commencer… Arrivé aux urgences de Pointe à Pitre Jean-Roch est vite pris en charge. L’os n’est pas touché, ni aucun tendon, les doigts bougent et il n’a pas perdu sa sensibilité.  Le muscle est bien amoché mais tous s’accordent à dire que Jean-Roch a eu beaucoup de chance ! (je ne peux m’empêcher de penser que si il en avait eu un peu plus, il n’aurait pas dû passer sous un bateau à moteur… mais bon !). À minuit le chirurgien des urgences de Pointe à Pitre dit à Jean-Roch qu’il ne peut pas le recoudre. Il faut passer au bloc. Mais le lendemain l’hôpital est en grève et Jean-Roch ne pourra pas être pris en charge. Peut-être un jour plus tard…

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Jean-Roch à la sortie des urgences.

Grace à l’intervention du pilote de « PREDATORY » Jean-Roch quitte l’hôpital pour la clinique de la main à Jarry, près de Pointe à Pitre. Deux jours après l’accident il est pris en charge par un chirurgien spécialiste de la main. Il n’y a aucune lésion grave, mais une belle plaie et un muscle bien amoché !

Heureusement que Gilbert et Isabelle étaient près de nous. Théo a passé trois jours avec eux. Il y était tellement bien qu’il a demandé à y retourner quand on l’a récupéré ! Il a dit à Isabelle que leur bateau, c’était comme un orphelinat ! Moi j’ai qualifié VENT D’AILLEURS de bateau balaie de l’année… C’était déjà eux qui se sont occupés de Karl et Marine lorsque Sandrine d’HERMES était allée aux urgences en Martinique.

Comment ça se termine ?!  Dans quinze jours on enlève les points et le bras gauche est immobilisé pendant 6 semaines. Donc pas de navigation en vue… Heureusement qu’il est beau notre mouillage !

Jean-Roch ne souffre pas, mais il aura une belle cicatrice en souvenir du lagon de Saint François et il faudra une année pour tout récupérer…  Peut-être que son muscle gardera une petite faiblesse, mais le chirurgien dit qu’il peut aussi bien tout récupérer.

En attendant, on va visiter la Guadeloupe !!!

Arrivée en Guadeloupe

Samedi 11 février 2017, 8h du matin,  on quitte les Saintes direction Saint François en Guadeloupe. Mais notre cap est face au vent… On change de destination et on arrivera deux jours plus tard dans le lagon de Saint François, après avoir passé une nuit au Gosier et une nuit à Petit Havre.

Ces deux mouillages sont très beaux. Le premier est face à l’îlet du Gosier, à peine plus grand que l’îlot Boyer ! (mais sur lequel des dizaines de personnes sont déversées chaque jours…). Théo sort sa canne à pêche et prend ses premiers poissons dans un mouillage depuis notre arrivée aux Antilles.

Le deuxième mouillage, beaucoup plus sauvage, est dans une anse protégée du large par une barrière de corail On n’est que deux bateaux, VENT D’AILLEURS et TEIVA. Théo complète sa pêche de la veille et le soir Gilbert nous fait un barbecue. On se régale d’une vingtaine de petits poissons pêchés par Théo ! Le lendemain matin Théo se remet au boulot dès le réveil !

Lundi 13 janvier 2017 on entre dans le lagon de Saint François. La passe pour y entrer est petite, les vagues déferlent de part et d’autre, c’est une première pour nous ! Le bateau surfe sur les vagues, puis on arrive dans le lagon. On n’est pas les seuls, mais c’est magnifique. Heureusement, car on va y rester un petit bout de temps…

 

Saint François est un joli petit village, contrasté entre sa marina, très touristique et impersonnelle (on y trouvera vite un lieu de réconfort pour Théo) et son petit port de pêche beaucoup plus authentique.

La marina :

 

 

Le petit port de pêche et le village :

 

FIN !

Les Saintes en Guadeloupe

Mardi 7 février 2017 on quitte la Dominique à 8h, direction les Saintes en Guadeloupe. On fera une navigation de 21,9 Miles en 2h45 heures. Pour une fois, VENT D’AILLEURS est derrière nous ! (bon, ils ont pris 2 ris, nous un seul… mais on est devant quand même !). Dans le canal la mer est bien formée, le vent souffle fort, Théo est à nouveau brassé…

 

On arrive aux Saintes par la passe des Dames, entre deux îlots rocheux, La Coche et Grand îlet. Elle n’est guère plus large que 300 à 400 mètres, on la passe sous voile, c’est beau !

 

Le mouillage aux Saintes se fait majoritairement sur bouées. On voulait se mettre face au petit village, mais aucune bouée n’est disponible. On essaye de jeter l’ancre non loin du village, mais ça bouge beaucoup… On repart vers un petit îlot, face au village, l’îlet à Cabrit. Derrière l’îlot il reste des bouées de libres. En fait le hasard nous a conduits vers un petit coin de paradis. L’îlot est sauvage, notre bouée est à quelques dizaines de mètres de la petite plage, c’est superbe ! Et pour la première fois depuis que l’on est arrivé aux Antilles on va pouvoir dormir sans musique de fond !!!

 

Après manger on va faire la clearance d’entrée en Guadeloupe, l’occasion d’avoir une première impression du village. L’arrivée dans la baie est très belle, avec la maison du docteur (la maison en forme de bateau), les petites plages avec cocotiers et barques de pécheurs et ses maisons colorées. C’est très touristique, des bateaux venant de Guadeloupe déversent des centaines de gens pour la journée, ça fait un peu penser à Porquerolles ! Un petit ponton dédié aux annexes est là pour nous accueillir. Dans le village on trouve de quoi refaire le plein de nourriture (on ne vit tout de même pas que d’amour et d’eau fraiche !), et un bar, « le café de la marine », pour l’internet (vous ne pouvez pas imaginer le nombre d’heures que l’on passe dans les bars entre le CNED et le BLOG !).

 

Mercredi on part explorer notre îlet à Cabrit. On y trouvera beaucoup de chèvres, de poules, de cactus, dont le mélocactus ou « tête d’Anglais » (dans les Grenadines on nous avait dit qu’on le surnommait « coussin de belle-mère » !), d’aloès véra, et les ruines du Fort Joséphine, qui fait face au Fort Napoléon sur Terre-de-Haut.

 

Du sommet on aperçoit aussi la passe notre Dame par laquelle nous sommes arrivés aux Saintes.

 

Jeudi on va faire un barbecue sur l’îlet à Cabrit avec Isabelle, Gilbert et un couple d’amis à eux. Théo adore, il va chercher le bois, prépare le foyer et surveille le tout ! Entre deux il joue avec Falco, un gros labrador noir ou va se baigner. Il en oublie presque de manger, mais ne fatigue pas, il rentrera au bateau à la nage avec moi !

 

 

Visite des Saintes en scooter 

Vendredi on va visiter l’île en scooter. Théo est avec Jean-Roch sur un scooter, moi sur un autre.

 

On commence par le fort Napoléon avec ses superbes jardins où l’on y voit nos premiers iguanes et ses superbes points de vue sur les Saintes. Dans le fort Théo adore les reproductions des vieux bateaux et les tableaux de scènes de guerre contre les Anglais.

 

Après cette parenthèse culturelle, nous partons à l’assaut des plages des Saintes. La plage de Pompierre est notre préférée, on y fera une belle pause après un bon ti punch et le repas.

 

FIN !!!

 

 

La Dominique

La première impression lorsque l’on a débarqué en Dominique a été la même que celle au Cap Vert. On ressent de suite la différence de niveau de vie. Par contre, on n’y a vu aucun mendiant. Les gens sont très accueillants. Ils nous abordent facilement et aiment parler Français.

 

Dès que l’on s’écarte de la rue principale on croise des maisons petites comme des cabanes. Partout des poules en liberté picorent, suivies d’une ribambelle de poussins. Il y a aussi beaucoup de chiens en liberté, plutôt moribonds…

 

Samedi matin c’est le grand marché à Portsmouth, on va y faire un tour. Il y a beaucoup de petits étals de fruits et légumes. On y achète quelques bricoles, mais on est surpris par les prix qui sont élevés.

 

 

Bains d’eau chaude vers Portsmouth

Guidé par Mortimer et ses amis, des jeunes dont Anne Manu et Olympe ont fait la connaissance au Cap Vert, samedi après-midi nous partons en forêt, direction des bains d’eau chaude.

 

Après une petite marche le long de la route on emprunte un sentier dans la forêt tropicale. On se fraie un chemin au milieu d’une végétation luxuriante magnifique. Comme il pleut souvent en Dominique, le sentier est plein de boue, Théo adore ! Il finira pieds nus dans la boue et arrivera au bain bien avant Jean-Roch et moi qui avançons à petits pas, pour ne pas finir les quatre fers en l’air et le cul dans la boue !

 

La piscine naturelle est toute petite, on ira dedans à tour de rôle. L’eau doit bien faire 35 °C. La source n’est pas loin, l’eau y sort encore plus chaude.

 

 

La rivière Indienne

Dimanche matin nous partons avec Gilbert, Isabelle, Anne et Olympe, accompagnés par notre guide Alexis, faire un tour dans la rivière Indienne. Il vient nous chercher avec son bateau, nous amène au moteur à l’embouchure de la rivière Indienne et finit la balade à la rame car les moteurs y sont interdits. Avec lui nous sommes 6 adultes et deux enfants… je n’aimerai pas être à sa place !

 

Les rives de la rivière Indienne sont sauvages, la végétation est superbe et on y voit des oiseaux, des crabes, des termitières et des vestiges des décors d’un des pirates des caraïbes (le 2 je crois). Jonny Deep est passé par là avant nous !

 

On finit par une balade à pieds dans des sentiers aménagés… bien boueux ! Alexis nous cueille une noix de coco, nous fait goûter son jus et nous la fait manger. Même Théo y goûte ! Alexis montre à Théo une plante dont les feuilles se replient lorsqu’il les touche. Notre petit Robinson Crusoé se régale !

 

Olympe et Théo rentrent avec chacun un oiseau fabriqué par Alexis en feuilles de palmier.

 

 

 Balade dans la forêt tropicale et cascade

Dimanche après-midi on repart avec Isabelle et Kim, guidé par Alexis, dans la forêt tropicale. On y fera la cueillette de noix de muscade, gingembre, cannelle, citronnelle, basilic, pamplemousses et on goûtera aux graines des fèves de cacao. Il y a abondance de tout ! Dans la forêt il y a de superbes fougères arborescentes.

 

Le chemin pour atteindre la cascade est à nouveau très boueux… Il faut dire que l’on vient de se prendre un sacré grain ! Après Alexis, on traverse à tour de rôle une rivière, suspendu à une liane. Théo trouve ça tellement chouette qu’il traversera la rivière dans un sens puis dans l’autre une bonne dizaine de fois. Moi je ne l’ai fait qu’une fois et je n’avais pas très fière allure… Ne s’improvise pas Tarzan (ou Jeanne) qui veut !

 

Le retour dans la boue plait toujours autant à Théo, un peu moins à Isabelle… Mais heureusement, notre guide très dévoué est là pour aider à réparer les dégâts à l’arrivée !

 

 

Tour de l’île en voiture

Lundi on part avec Isabelle, Gilbert, Kim et Simon (les amis Australiens d’Isabelle et Gilbert que l’on a connus aux 60 ans de Gilbert) faire le tour de l’île avec un guide. Ça ne sera pas Alexis cette fois. Notre guide est un vieux monsieur, très appliqué, mais très directif. Tout est très organisé ! En traversant l’île, direction la côte au vent, nous voyons des petits villages qui ont souvent des noms à consonance Française (Paix-Bouche, Dos d’âne…). Nous passons devant la maison de la femme qui a vécu le plus longtemps en Dominique, elle est morte à 128 ans !

 

Nous partons dès 9h du matin et nous ferons beaucoup de voiture. Les quelques arrêts durent quelques minutes. Nous visitons une fabrique de chocolat artisanale. On repartira tous avec quelques tablettes en poche ! Nous aurons tout de même droit à 10 min. d’arrêt sur une plage, Théo peut se défouler un peu. Il finira d’ailleurs trempé !

 

Nous traversons la réserve Indienne, où vivent environ 3000 descendants des Indiens Caraïbe, mais nous ne verrons pas de village… Nous nous arrêterons juste quelques minutes sur le bord de la route, pour voir les stands d’artisanat Indien. Théo y trouvera un superbe requin articulé en bois.

 

Après une pause déjeuner dans un petit restaurant qui surplombe la côte Atlantique nous repartons direction « the Emerald Pool », une cascade au cœur de la forêt tropicale, où on verra encore de superbes fougères arborescentes. On y accède par un sentier balisé, on ne mettra pas les pieds dans la boue cette fois, mais on devra payer un droit d’accès au site de 5 dollars US par personne… Le confort a un prix !

 

Le retour se fait par la côte sous le vent. On passe tout près de la capitale de la Dominique, Roseau, mais on ne s’y arrête pas. On arrive à Portsmouth à la nuit tombée, bien fatigués ! On a eu un bon aperçu de la Dominique, mais avec un sentiment de frustration… On a tout survolé !

 

Le lendemain on quittera la Dominique, direction les Saintes en Guadeloupe.

 

 

Arrivée en Dominique

Vendredi 3 février on quitte la Martinique à 6h du matin, direction Portsmouth, au nord de la Dominique. Après avoir parcouru 57 miles nautiques on arrive vers 14h30 (une bonne demi-heure après Gilbert et Isabelle sur leur LAGOON 450). Mais surtout, ne répétez à personne qu’un OUTREMER a été moins rapide qu’un LAGOON… À notre décharge, on a été ralenti car on avait mis la ligne à l’eau. D’ailleurs, on n’a rien pêché, mais ça c’est une autre histoire !

 

On a été un peu secoué dans le canal de la Dominique (le passage entre les deux îles).  Le vent y est accéléré et les vagues sont plus grosses (on a eu des vagues de 2 à 3 mètres). Et comme on a les vagues en travers du bateau, ça tape et parfois ça mouille ! Mes plantes n’ont pas aimé ça… La menthe se remettait à peine de la transat et mon basilic qui n’avait pas résisté avait été racheté en Martinique. Théo non plus n’a pas trop apprécié. Après cette longue pause, il n’est plus amariné… Il ira beaucoup mieux dès que l’on atteint la Dominique. On est alors protégé du vent et de la houle par la côte.

 

Nous voilà donc en Dominique. Au large de la baie de Portsmouth un boy’s boat nous accoste, il s’appelle Alexis, ça sera notre guide. Il nous explique bien qu’il faut refuser tout autre guide et nous énumère les différents coins qu’il peut nous faire visiter. Arrivé au mouillage on est accueilli par Providence, un collègue d’Alexis. Il y a beaucoup de fond, on préfère prendre une bouée plutôt que de se mettre à l’ancre. On ne regrettera pas notre choix. Il y a beaucoup de vent en Dominique et une nuit des copains ont dérapé… Providence aidera aussi Gilbert et Isabelle à se mettre à une bouée à côté de nous. Mais peu de temps après le boy’s boat qui les avait accueilli à leur arrivée dans la baie vient leur faire un rappel à l’ordre, ils ne doivent pas traiter avec Providence ou Alexis, mais avec lui !

On avance, on avance :-)

Il nous aura fallu plus d’un mois et demi, mais ça y est, on a enfin quitté la Martinique ! Non pas qu’on y était mal, la Martinique est une île très belle et accueillante et on y a fait de belles rencontres. Mais on y a peu navigué et on commençait un peu à tourner en rond entre le Marin et Sainte Anne…

Le Marin, où était notre notre QG, le Kokoarum, que Théo regrettera ! C’est un des bars de la marina où se retrouvent les navigateurs (et autres) en recherche d’internet. On y voyait souvent les mêmes têtes et on y a bu quelques bières ! Pour Théo, c’était plutôt steak haché-frites et jus d’orange, suivi d’une boule de glace à la vanille et de jeux sur la tablette ou de films sur YouTube (le rêve !).

Sainte Anne, c’est déjà plus sympa. D’abord, c’est la carte postale, avec sa superbe plage de sable blanc et ses cocotiers. On plonge du bateau pour se rafraîchir et on va en annexe faire le marché au village. Ensuite, il y avait toujours des copains au mouillage et le soir on se retrouvait souvent sur un bateau pour un ou deux Ti punch !

Entre bières et Ti punch on a quand même effectué quelques travaux sur TEIVA. On repart de Martinique avec des batteries neuves et de nouveaux panneaux solaires, une martingale toute neuve et un système de récupération d’eau de pluie bien efficace (avec les grains qu’on se prend, ça nous aide bien à remplir les cuves !). Notre éclairage du carré ne clignote plus (merci Pascal !), mais on n’a toujours pas réglé notre problème d’internet à bord (ce qui réduirait notre fréquentation de bars…). Pour le reste, Jean-Roch a fait pas mal de petites bricoles, mais comme un bateau, c’est un chantier sans fin, il fallait bien repartir un jour ou l’autre !

Juste avant notre départ on a eu la visite de Geneviève et Jean-Louis. Ils ont passé une petite quinzaine de jours en Martinique et trois jours avec nous sur TEIVA. Le temps d’une petite navigation tranquille jusqu’à Grande Anse, où on a nagé avec les tortues et d’un restaurant aux Anses d’Arlet avec Cathy et Pascal (merci Geneviève et Jean-Louis). Arrivé aux Anses d’Arlet on rejoint le ponton en annexe et Jean-Roch jette l’ancre à l’eau. Elle n’était pas accrochée au bateau… Il est quitte pour un petit bain avant le restaurant !

Le retour vers Sainte Anne est mouvementé… Avec une mer formée et un fort vent de face, on a fini au moteur et on est arrivé à Sainte Anne de nuit, vers 19 h, après 4 h de navigation éprouvante.

Mercredi 1 février 2016 on quitte le Marin pour rejoindre Gilbert et Isabelle (sur VENT D’AILLEURS) à Grande Anse. On fera route ensemble jusqu’en Dominique.

Le lendemain matin on quitte le mouillage, direction Saint Pierre au nord de la Martinique. On arrive en fin de matinée, après 2 h 1/2 de navigation tranquille. Après trois tentatives (on a fait des progrès, mais on peut encore en faire !) le bateau est bien ancré et on part faire un tour en ville sur l’annexe de Gilbert. On achète quelques fruits et légumes au marché et on mange « chez Marie-Claire ». Après un bon repas c’est en courant que Jean-Roch et Gilbert iront faire la clearance de sortie de Martinique juste avant la fermeture du bureau ! Elle nous est indispensable pour faire notre entrée en Dominique.

Vendredi 3 février, à 6h du matin, on quitte la Martinique

pour la Dominique !