Dur dur d’être un marin…

Pour quitter Antigua nous devons faire la clearance de sortie du pays. On va la faire à Jolly Harbour, une marina sur la côte ouest d’Antigua où l’on trouvera aussi de quoi  faire un avitaillement (c’est pas tout, les jolies plages, mais il faut aussi nourrir son équipage !).

On y arrive dimanche de Pâques dans l’après-midi, heureusement, le bureau des clearances est encore ouvert, on pourra partir le lendemain matin tôt pour Saint François 🙂 . Le soir, c’est apéro sur TEIVA, avec Gilbert et Isabelle de VENT D’AILLEURS, demain nos chemins se séparent pour quelques temps. On rejoint la Guadeloupe pour y retrouver Anne-Laure et Elodie, ils commencent leur descente vers la Martinique.

Jolly Harbour, c’est une marina moderne, avec de superbes villas les pieds dans l’eau, avec ponton privé. Le luxe ! À terre, c’est moins rutilant… Le superbe hôtel de la marina est désaffecté et  commence à tomber en ruine. Le tout a plutôt l’air artificiel, sans trop de vie (mais bon, on est dimanche… peut-être que je me trompe !).

 

Bon, c’est bien beau tout ça, mais vous devez vous demander pourquoi j’ai mis comme titre « dur dur d’être un marin » ?! J’y viens !  Lundi 17 avril, une grande journée nous attend. On a 75 miles à parcourir pour rejoindre Saint François en Guadeloupe.  On avait prévu de faire une petite escale au sud d’Antigua, pour nous avancer un peu, mais la météo est contre nous… Le fichier météo que l’on vient de télécharger nous indique que le vent  se lève et mardi la mer sera formée. C’est décidé, on part demain !

Pour parcourir les 75 miles qui nous séparent de Saint François, si on prévoit une moyenne de 7 nœuds (7miles à l’heure), il nous faudra un peu plus de 10h. On programme un départ à 5h du matin pour avoir de la marge, on n’aimerait pas prendre la passe pour rentrer dans le lagon de Saint François la nuit !

Mais ça commence mal… À 5h il fait encore nuit et  Jean-Roch préfère qu’on attende un peu. Il sera presque 6h lorsqu’on quitte le mouillage de Jolly Harbour…  sous une petite pluie Bretonne et un ciel noir 😦  C’est donc harnachés de nos vestes de quart (Jean-Roch met même son pantalon !) que l’on part d’Antigua et on ne va pas les quitter de la journée !

 

Deuxième déconvenue, le vent que l’on attendait Nord-Est est plutôt Est, voir Sud-Est. Où est le problème ? La pointe des châteaux que l’on doit passer en Guadeloupe est exactement au Sud-Est d’Antigua… Ceux d’entre vous qui ont quelques notions de voile auront vite compris. Notre cap est face au vent, on va devoir tirer des bords. Et qui dit face au vent, dit face aux vagues. On se rend vite compte qu’on n’arrivera pas à rejoindre Saint François avant la nuit…

Changement de programme !  On part sur la côte ouest de Guadeloupe et toute la navigation se fera sous la pluie, le vent et les vagues. On a froid et Théo est un peu brassé (vous commencez à comprendre le choix du titre de l’article… et attendez, ce n’est pas fini !). On mettra 12h pour arriver à Rivière Sens, complétement détrempés ! Et pour nous achever, on a attrapé un poisson, mais il s’est décroché à quelques mètres du bateau L On pense que c’était un Barracuda, on a moins de regrets, on l’aurait de toute façon rejeté à la mer (vous vous souvenez, la Ciguatera… et ceux d’entre vous qui ont oublié, je pense à Mina, allez voir sur internet !).

 

J’avais peur que vous n’alliez pas sur internet !

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L’arrivée au mouillage se fait sous un rayon de soleil et pour se remonter le moral, le soir on se fait un petit restaurant dans la marina. On ne mettra pas longtemps pour le choisir, il n’y en a qu’un d’ouvert ! Mais pour le coup, on a de la chance, on va se régaler et prendre des forces pour la journée de mardi 🙂

 

Mardi 18 avril 2017, on lève l’ancre à 6h30, sous la pluie ! On est à 40 miles de Saint François, mais face au vent… On va parcourir 59 miles (on tire des bords…) en 11h15, dont les trois dernières heures au moteur (et ça ne va pas vite un voilier au moteur…). Théo est héroïque (bon j’exagère un peu, mais quand même !), il va supporter le vent, les vagues et la pluie sans broncher. Il rêve de Saint François où il espère retrouver son copain Éric et le Coconuts bien sûr !!!

On arrive à Saint François juste avant la tombée de la nuit. Ça déferle dans la passe, mais Jean-Roch s’en sort comme un chef ! On n’est pas les seuls dans le lagon, mais on commence à bien le connaître et on se faufile tout au fond. Manœuvre réussie du premier coup, on a droit à un ti’punch… voir deux et une bonne nuit de repos !

 

 

 

 

 

 

 

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