Les urgences à Grenade !

La vie n’est pas un long fleuve tranquille sur TEIVA… Alors que l’on vient d’arriver à Prickly Bay, Jean-Roch déclare une infection sur la cuisse. Deux boutons pas jolis du tout sont apparus et deux jours après la jambe est enflée et il a mal…

On cherche sur internet ce que ça peut être. C’est sûr, on reconnait sur les photos un zona (mais il est drôlement positionné…), un impétigo (pathologie de l’enfant jusqu’à 10 ans… Jean-Roch est peut-être un peu trop âgé ?!)… Et oui, les médecins font quand même dix ans d’étude… c’est peut-être mieux d’aller en voir un pour le diagnostic 🙂 .

Jeudi 25 mai, nous voilà donc partis aux urgences de Saint-Georges en taxi ! Une petite heure d’attente du taxi, une bonne demi-heure de route pour arriver aux urgences, une heure d’attente pour être appelé, encore une heure pour être vu par un médecin et 1h30 pour le taxi du retour… Une vraie école de patience pour Théo (et pour nous !). Mais il fallait le faire. On se sait pas l’origine de l’infection (bouton de moustique ? petite plaie ? ), mais il y a une belle infection ! Antibiotique local et antibiotique et anti-inflammatoires en gélules pour 7 jours. Décidément, notre capitaine fréquente beaucoup les urgences… Au bout de 4 jours de traitement ça semble progresser dans le bon sens, mais ça n’était pas rien !

En route vers Grenade !

L’état d’esprit a changé sur TEIVA… On n’est plus en quête de nouvelles découvertes, mais en route vers la destination finale : Grenade où on laissera TEIVA pour la période cyclonique. Plusieurs fois par jours Théo nous demande dans combien de jours on prend l’avion pour rentrer en métropole… Il a vraiment hâte de revoir ses copains (et moi aussi j’ai hâte de revoir Anne-Laure et Elodie… et mes copines !). En quittant Petit Saint Vincent pour petite Martinique (qui est juste à côté), on quitte Saint Vincent les Grenadines pour l’état de Grenade. Symboliquement, ça n’est pas rien 🙂

1

 

Dimanche 21 mai en début d’après-midi on met le cap sur Petite Martinique, l’île la plus au nord de l’état de Grenade. Moins touristiques que les autres îles des Grenadines ses quelques 700 habitants sont  réputés être parmi les plus accueillants des Grenadines. Le tourisme reste encore peu développé et notre « bible des Antilles », le Patuelli, nous dit que Petite Martinique, comme sa voisine Carriacou, garde un agréable parfum d’authenticité. On ne pourra pas vous le confirmer… les condition ne sont pas bonnes pour faire un mouillage 😦 . On repart tout de suite pour Carriacou, afin d’y arriver avant la nuit.

 

Dimanche soir, c’est donc à Hillsborough Bay, face à la petite ville que l’on jette l’ancre. Mais notre mouillage est encore rouleur… on n’y restera qu’une nuit.

 

Juste le temps, le lendemain matin, de se balader un peu pour s’imprégner de l’ambiance d’Hillsborough. On retrouve ici une vraie vie de village, loin des mouillages cartes postales où l’on avait l’impression d’être pris pour des cartes bleues sur pattes ! Les maisons sont colorées et il y a plein de petites échoppes où l’on trouve pelle mêle de l’alimentaire avec un peu de quincaillerie. Dans la rue, des marchandes proposent quelques fruits et légumes ou des vêtements, des chaussures (mais il faut avoir la chance de tomber sur le modèle qui correspond à votre pointure !). Dès l’arrivée au ponton avec l’annexe on assiste au spectacle étonnant de deux hommes qui chargent un bateau de bouteilles de gaz  (que l’on espère vides…) en se les jetant !!!

 

Lundi 22 mai, en fin de matinée, on quitte ce mouillage pour celui de Tyrell Bay, plus au sud, et surtout beaucoup plus abrité. Quelques minutes après notre départ on entend le bruit du moulinet de la canne à pêche, ça mort !!! Le moral des troupes remonte 🙂  On appel Gilbert et Isabelle sur la VHF, ce soir, ça sera Barbecue sur TEIVA (avec leur Barbecue… on n’en a pas !).

 

Tyrell Bay est très grande et il y a une multitude de bateaux . VENT D’AILLEURS se faufile et va mouiller face à la plage. On les suit, mais notre ancre n’accroche pas. Encore un mystère à résoudre… a-t-on une ancre trop petite ? Est-ce que l’on s’y prend mal pour les mouillages ? ou est-ce que notre ancre a un problème ?! Peut-être un jour aura-t-on la réponse ! En attendant, on s’y prend souvent à plusieurs fois pour mouiller. Mais lorsque l’ancre a accroché, on n’a plus de souci (entendez par là que l’on n’a jamais décroché 🙂 ). On ne fera pas grand-chose à Tyrell Bay, mais grâce à Gilbert qui a réussi à faire fonctionner notre GLOMEX*, on vit peut-être une de nos dernières expériences de bar internet !!!

*  La GLOMEX est une antenne amplificatrice de WIFI, qui crée un réseau WIFI interne sur TEIVA. Elle nous a coûté très cher et nous cause beaucoup de soucis depuis son installation… on n’arrive pas à la faire fonctionner correctement et elle a déjà été remplacée une fois sous garantie !

 

On fera tout de même la connaissance d’un vieux loup de mer qui à 80 ans vit encore sur son bateau ! Il est venu car il a vu Théo sauter sur le trampoline et ça lui a rappelé des souvenirs :-). Il a beaucoup d’enfants (combien ?!), on ne sait pas d’où il vient (la question lui semblait difficile !), mais on sait qu’un Noël, il y a de ça plus de 50 ans, il a mangé avec un certain Joshua (un mythe pour ceux qui font de la voile !). Ah ! Notre Anglais… Il semble que dans la baie il y ait pas mal de gens d’un certain âge, comme lui, qui vivent sur des bateaux parfois improbables !

 

Mercredi 24 mai, 7h du matin, on part pour Grenade, la destination finale de cette première saison sur TEIVA. C’est une navigation un peu plus longue que les dernières que nous avons faites, mais on est prêt :-).

 

En un peu moins de 4 heures on atteint Prickly Bay, au sud de Grenade, où Gilbert et Isabelle vont laisser VENT D’AILLEURS. On y restera le temps de désarmer TEIVA (lui enlever ses voile, la bôme, les écoutes, drisses et autres choses susceptibles de faire une prise au vent trop importante en cas de tempête tropicale… voir plus 😦  ), pour profiter encore un peu des copains :-). Le mouillage est là aussi un peu rouleur… mais on commence à y être habitué ! Ensuite, on ira rejoindre Clarkes Court Bay (à environ 6 miles de Prickly Bay) où nous laisseront TEIVA.

 

Les derniers jours à Saint Vincent les Grenadines

Les Tobago Cays ont mis la barre un peu haute… Les dernières îles de Saint Vincent les Grenadines où l’on ira sont Union  et Petit Saint Vincent. Aucune d’entre elles ne nous offrira des paysages à la hauteur de ceux des Tobago Cayes !

1

 

 

UNION

Vendredi 19 mai 2017 on rejoint le mouillage de Clifton Harbour à Union, à quelques miles des Tobago Cayes. On y  retrouvera avec plaisir le petit village tranquille de Clifton.

 

Lorsque l’on débarque au ponton des annexes, on longe un bassin avec une dizaine de petits requins dormeurs. Puis on arrive dans le village, avec ses bâtiments colorés et ses petits commerces où l’on fera le plein de fruits et légumes. À la plus grande joie de Théo, on y trouvera même une boulangerie (les baguettes et les croissants lui manquent !).

 

 

 

On veut aussi faire découvrir à Gilbert et Isabelle « Happy Island ». Fabrice et Magalie d’OCEANE nous avaient amenés dans ce petit bar, « échoué » au milieu de la baie de Clifton Harbour. Mais on n’y retrouvera ni le barman rasta de l’époque, ni l’ambiance déjantée du lieu (petite déception…). Il n’y a pas de musique, rien à grignoter et on nous sert dans des verres en plastique (grosse déception 😦  ). Le bar se vide vite (fin de saison ?) et lorsque tout le monde est parti le nouveau barman vient à notre table pour discuter avec nous, il est très gentil. Jean-Roch et moi sommes limités par notre Anglais et nous avons du mal à échanger mais on est sauvé par Gilbert (il fait souvent office d’interprète pour nous !).

 

 

Cette escale sera aussi celle de l’envoie de l’avant dernier module du CNED et comme d’habitude, on n’est pas du tout en avance… La date butoir est aujourd’hui… mais on n’expédiera le travail de Théo que demain ! (Rassurez-vous, ça n’aura aucune conséquence pour lui 🙂 )

Pour fêter ça, on a promis un restaurant à Théo. On ira, accompagné d’Isabelle et Gilbert, au « Clifton Beach Hotel Bar et Restaurant », où nous serons les seuls clients. Au vu du temps d’attente pour être servis, on les soupçonne d’être allés tuer le poulet après que l’on ait passé commande ! Mais on a fini par être servi et Théo s’est régalé avec son hamburger frites 🙂

 

 

PETIT SAINT VINCENT

 

Lundi 21 mai on quitte Clifton Harbour derrière VENT D’ALLEURS, direction Petit Saint Vincent. On n’ira pas à Palm Island qui est une toute petite île privée qui abrite un complexe touristique et une vingtaine de résidences privées. On ne peut pas la visiter…

 

À l’approche de Petit Saint Vincent on passe à côté de Mopion (ou Morpion 🙂  ), mais il y a trop de mer, on ne pourra pas s’y arrêter… dommage 😦

24

 

Petit Saint Vincent est la dernière île de Saint Vincent les Grenadines. Le mouillage est très joli, on y restera juste le temps de déjeuner.

 

 

 

 

 

 

Les Tobago Cayes

On arrive jeudi 18 mai 2017 aux Tobago Cays, en moins d’une heure de navigation depuis Mayreau. Les îles de « Saint Vincent les Grenadines »  sont très proches les unes des autres, on fait des petits sauts de puce.

 

On retrouve avec plaisir les magnifiques nuances de bleus des Tobago Cayes. Nous n’irons pas au mouillage derrière Baradal (comme avec OCEANE il y a quatre ans), car il y a trop de vent et ça bouge un peu trop à notre goût…  Nous irons jeter l’ancre au sud  de Baradal, face à Jamesby. C’est mieux, mais ça bouge quand même !

 

Dès notre arrivée des boy’s boat viennent nous proposer leurs services et on retrouve avec plaisir Sydney,  à qui on avait déjà acheté des T-Shirts il y a quatre ans !

 

Autour du bateau quelques tortues remontent à la surface prendre un peu d’air avant de retourner  se balader au fond. On ne semble pas les déranger le moins du monde. Et sur le bateau se sont les merles et les mouettes qui guettent… il ne faut pas laisser traîner  la moindre nourriture !

 

 

Petit Rameau et Petit Bateau

Les Tobago Cayes sont un chapelet d’îlots inhabités, classé réserve naturelle. En bateau on y accède par la passe entre Petit Rameau et Petit Bateau. Sur « Petit Bateau » des pêcheurs proposent aux plaisanciers de passage des barbecues sur la plage. On en rêvait depuis quelques temps de notre langouste grillée aux Tobago Cayes… mais on apprend que la saison est finie depuis fin avril 😦   Ils n’ont plus le droit d’en pêcher… et proposent à la place du poisson, des lambis et du poulet grillé (ou des langoustes sur notre bateau, mais on n’a pas osé…). Ça ne gêne pas Théo qui préfère manger son gratin Dauphinois sur TEIVA 🙂

 

 

Baradal

On débarque sur Baradal en annexe sur une petite langue de sable exposée aux vents  et comme il y en  a beaucoup, on se fait fouetter les jambes pas le sable ! C’était dans notre souvenir l’île aux iguanes, mais on n’en verra que deux…  on n’a pas dû y aller à la bonne heure !

 

C’est aussi de Baradal que l’on part en snorkeling pour nager avec les tortues. Là aussi, on n’a pas dû y aller à la bonne heure… on n’en a vue qu’une ! Mais ça ne fait rien, on a nagé un bon moment avec elle 🙂

Film en attente…

 

Jamesby

La plage de Jamesby sur laquelle on débarque en annexe est face au vent. On est protégé au loin par la barrière de corail, mais il y a quand même  quelques petites vagues à négocier (on se souvient d’une expérience périlleuse au Cap Vert… et on se méfie). Du haut de Jamesby on a un joli panorama sur les Tobago Cayes d’un côté et Mayreau et Union de l’autre.

 

 

 

Mayreau

Mardi 16 mai 2017 une navigation d’une petite heure nous conduit au mouillage nord de Mayreau, appelé  Salt Whistle Bay. Sur notre trajet on croise un bateau inter-îles qui passe trop près de nous pour Théo !

 

Le mouillage est paradisiaque… d’ailleurs on est accueilli par des  « welcome to the paradise » ! Un bateau avec deux boy’s boat vient nous proposer une bouée. Comme on n’en veut pas, ils nous aident  à placer  TEIVA  (il reste peu de place pour mouiller en dehors des bouées…). Ils nous font  jeter  l’ancre à moins de 10m de la plage… espérons que le vent ne tourne pas, sinon on finira sur le sable !!! Leur travaille terminé ils nous demandent du feu et s’allument devant nous un « pétard » presque aussi  gros qu’un cigare ! Peut-être un moyen détourné de savoir si on est intéressé ?!

 

 

Comme dans toutes les îles de « Saint Vincent les Grenadines »,  divers boy’s boat se succèdent pour nous proposer leurs services.  Jean-Roch finira par passer l’après-midi avec « Philippe ». Ils iront d’abord ensemble (sur notre annexe  🙂 ) pêcher des lambis. Puis Philippe viendra avec son neveu de 4 ans sur TEIVA pour cuisiner les lambis (lequel neveu voulait repartir avec une vingtaine de petites voitures de Théo…) et finalement il amènera son frère Matthias (que Jean-Roch va soigner car il a été blessé par balle à Saint Vincent…).  Philippe repartira avec une paire de lunettes  de soleils (il avait mal aux yeux ! ), 100 dollars caraïbe (il avait dit à Jean-Roch que les lambis seraient gratuits, mais a demandé un « tip » ( pourboire) pour le travail ), et deux portions de lambis !  Ça  a dû lui convenir, car il nous a dit qu’il reviendrait le lendemain 🙂

 

Pendant ce temps,  Théo et moi on s’échappe avec Gilbert et Isabelle. On va faire un tour dans Mayreau avant d’aller boire un coup chez Robert. Depuis la petite église on admire les Tobago Cays où on ira demain puis on poursuit notre chemin jusqu’à voir le mouillage sud de Mayreau. Beaucoup de jeunes sont dans les rues, un peu désœuvrés. On se fait remarquer…  ils nous abordent avec un ou deux mots gentils,  mais on n’est pas très à l’aise. On ne se sent pas du tout à notre place…

 

Le soir on dégustera avec Gilbert et Isabelle le plat de lambis de Philippe, un régal !!!

 

 

 

 

Petit Nevis et Canouan

 

Lundi 15 mai on quitte notre mouillage de Port Elizabeth  dans l’après-midi, pour Petit Nevis qui est à une heure de navigation. En longeant  la côte on passe près des vestiges d’un village troglodyte qui date des années 60 et à côté d’un bateau dont le capitaine avait dû boire trop de rhum…  ça inquiète Théo !

Arrivée à Petit Nevis

On voulait faire découvrir à Gilbert et Isabelle cette petite île sauvage où il y a encore peu de temps on dépeçait les baleines (il reste quelques vestiges). Mais il y a pas mal de vent et à notre arrivée on se rend compte que le mouillage n’est pas très abrité… On préfère partir  pour Friendship Bay, qui se trouve sur Béquia, pratiquement derrière Lower Bay, sur la côte au vent. Ça n’est pas très confortable non plus… et pas très beau ! Tant pis, on ne va pas se laisser abattre pour autant et on se retrouve sur TEIVA pour fêter le début de notre « pèlerinage » aux Grenadines 🙂  On partira tôt demain matin !

Canouan

2b Canouan

 

Mardi 16 mai on rejoint, en trois heures de navigation, Grand Bay (ou Charleston bay) sur Canouan, face à Charleston. Il y a de fortes rafales de vent, mais cette fois-ci on est bien abrité 🙂

 

Dès notre arrivée Théo se remet de la traversée en jouant à la tablette (c’est devenu un rituel !) puis en effectuant un concours de sauts 🙂

 

Puis on part à la découverte de Charleston. C’est une petite ville pleine de contrastes, avec de grosses maisons récentes qui côtoient des cabanons faits « de bric et de broc ».

Béquia

De Sainte Lucie nous irons directement sur Béquia, sans passer par la case Saint Vincent, car l’île est réputée pour ne plus être trop sécurisée…  Une longue navigation nous attend et c’est à 6h du matin, samedi 13 mai 2017, qu’on lève l’ancre.  Quand à Théo, il ne pointera le bout de son nez qu’à 9h 🙂  (il y a vraiment des pistonnés sur ce bateau…).

 

On longe la côte de Sainte Lucie et au sud de l’île on reconnait  les deux pitons, où nous avions fait un mouillage il y a 4 ans, sur OCEANE.

 

Ensuite on aborde le canal de Saint Vincent (entre Sainte Lucie et Saint Vincent). Par deux fois un poisson a mordu à l’hameçon… mais on ne remontera rien ! Le premier poisson se décroche tout de suite, le deuxième nous nargue un moment en faisant de beaux sauts au-dessus de l’eau, il résiste beaucoup et finit par se décrocher lui aussi… On ne mangera pas de poisson ce soir 😦

 

 

Arrivée à Béquia

C’est à Port Elizabeth que l’on va faire la clearance d’entrée à « Saint Vincent les Grenadines ». La baie est très grande et très belle, entourée de pics verdoyants parsemés de superbes villas, avec parfois des chemins d’accès aux pentes impressionnantes ! On a jeté l’ancre un peu à l’écart, à Lower Bay, face à une grande plage (comme il y a quatre ans !), dans de l’eau turquoise, un petit coin de paradis 🙂

 

La baie a été aménagée d’une multitude de bouées pour accueillir les nombreux bateaux de passage et beaucoup de services sont proposés aux plaisanciers.  C’est ainsi que dimanche matin un boy’s boat nous a apporté une baguette fraîche et des croissants pour le petit déjeuné ! Un autre nous a proposé des services de blanchisserie, de l’eau ou des glaçons. On n’avait encore jamais vu un tel accueil !!!

 

Le lendemain matin on part se balader à terre. Port Elizabeth est une jolie petite ville. On est dimanche matin, il n’y a pas grand monde, les magasins sont fermés, mais on entend des chants, c’est l’heure de la messe,  l’église anglicane est pleine 🙂  On prend un sentier qui longe la côte et nous conduit  jusqu’à la plage face à laquelle on a jeté l’ancre.

 

L’après-midi, Théo part explorer une grotte qui est à droite de la plage.

 

Demain on quitte Béquia pour Petit Nevis.

En route vers Grenade

Jeudi 11 mai 2017, 7h du matin, le capitaine et son second sont sur le pont !  On se prépare à larguer les amarres, direction Rodney Bay, au nord-ouest de Sainte Lucie, pendant que notre petit mousse dort tranquillement. C’est notre première escale sur la route de Grenade où nous devons être vers le 25 juin pour avoir le temps de désarmer  tranquillement TEIVA (pour nous, c’est une première…).

On parcourt les 23 miles en un peu moins de 3h1/2, à une vitesse moyenne de 7 nœuds et à notre arrivée on jette l’ancre face à une grande plage,  bordée de complexes hôteliers. De l’un d’eux nous arrive une musique encore trop forte pour nous, alors que nous sommes à plus de 200m !!! Nous ne resterons que quelques heures à Rodney Bay, le temps pour Jean-Roch d’aller faire la clearance, pendant qu’avec Théo on fait un concours de sauts et plongeons !

 

On veut vite rejoindre Marigot Bay, un peu plus au sud de Sainte Lucie, pour y retrouver Fabrice et Magali sur OCEANE. On avait fait un charter aux Grenadine sur leur bateau il y a quatre ans. On les a retrouvés avec grand plaisir dès notre arrivée aux Antilles en Décembre dernier.  Demain ils quittent Sainte Lucie pour la Martinique et dans quelques jours ils rentrent en métropole pour plusieurs mois.  On arrive juste à temps pour piquer  un petit plongeon avant d’aller prendre l’apéritif sur OCEANE 🙂

 

Le lendemain Gilbert et Isabelle nous rejoignent. La houle se lève, ça « roule » (autrement dit, on bouge beaucoup !), on va se mettre sur une bouée, tout au fond de Marigot Bay, derrière la jolie plage bordée de cocotiers. On part se balader dans la petite marina, mais il n’y a pas grand-chose à faire… Le coin est très joli, mais on en fait vite le tour !!!

 

 

Retour à la case départ !

Lundi 1 mai 2017, nous voilà de nouveau au Marin, en Martinique. On y arrivait pour la première fois le 13 décembre 2016, il y a de ça 4 mois 1/2… de l’eau a coulé sous les ponts depuis notre dernier passage !

Cette fois-ci on ne jette pas l’ancre au fond de la baie, à côté de la marina, mais à l’entrée de la baie, à côté de la mangrove. Il y a peu de bateau, aucun bruit et l’eau est propre, on peut s’y baigner ! C’est Gilbert et Isabelle qui nous ont trouvé ce mouillage. On les rejoint, suivi de François et Benjamin d’ECHO que l’on retrouve enfin    🙂

Gilbert et Isabelle font leur connaissance (ils avaient bien souvent entendu parler !) et on partagera de bons moments tous ensemble… quelques apéros pour tous et des activités  sportives pour les plus jeunes 🙂

Bien sûr, on retrouve quelques-unes de nos vieilles habitudes et dès mardi matin Théo déguste son thé glacé au Kokoarum avant de savourer son steak haché frites !

 

Après le mouillage dans la mangrove du Marin, VENT D’AILLEURS, ECHO et TEIVA se retrouvent à Sainte Anne. L’heure du départ approche, celle des remises en question aussi… Les comptes sont au plus bas et Jean-Roch appréhende le coût des six mois de gardiennage de TEIVA à Grenade. Après en avoir discuté avec Pascal, il décide de laisser le bateau au Marin, sur une bouée, pour la période cyclonique. On descend toujours aux Grenadines avec Gilbert et Isabelle, mais le départ est décalé pour que l’on s’organise…

Le moral n’est pas au beau fixe… La décision a été prise rapidement et j’ai beaucoup plus de craintes que Jean-Roch… Le bateau étant sur bouée, il faut que Jean-Roch vienne en cas d’annonce de tempête tropicale ou pire de cyclone pour le descendre plus au sud, vers GRENADE. Est-on bien assuré en cas de sinistre si le bateau est sur bouée ? Sera-t-il bien amarré (la bouée n’est disponible que début juin, on ne sera plus là pour amarrer TEIVA) ? Jean-Roch pourrait-il arriver à temps en Martinique si un cyclone est annoncé ? Peut-il mener seul et en toute sécurité TEIVA en cas de besoin ?

Merci Gilbert et Isabelle d’avoir encore une fois été présents à  nos côtés dans ces moments difficiles. Après de nombreux échanges avec vous ainsi que François et Benjamin, nous avons quelques réponses mais d’autres questions sont posées ! Jean-Roch va voir la bouée avec Gilbert, il n’est pas trop emballé… (il y a beaucoup de bateaux autour). Enfin il demande conseil à Fabrice et Magali d’OCEANE (on avait fait une croisière aux Grenadines sur leur bateau il y a de ça quelques années…), ils connaissent bien le marin et y laissent leur bateau pour la période cyclonique. Tout bien pesé, le jeu n’en vaut pas la chandelle… Après trois jours de réflexion, calculs et discussions, retour à la case départ. TEIVA ira à Grenade pour la période cyclonique.

Mercredi 10 mai 2017 on passe notre dernière soirée à Sainte Anne sur VENT D’AILLEURS. Soirée Antillaise, avec accras faits par Isabelle (toujours aussi bons 🙂 ), boudins amenés par François et Benjamin et bananes flambées… qui n’ont pas voulu flamber !!! (Ça ne fait rien, très bonne soirée quand même !). C’est aussi notre dernière soirée avec François et Benjamin 😦 .  Leur voyage se termine, ils restent en Martinique pour s’occuper de la vente d’ECHO.

13
Benjamin, Théo, Marie-Claire, Jean-Roch, François, Isabelle et Gilbert sur VENT D’AILLEURS.

 

P.S. à l’attention de François et Benjamin : on vous revoit le 19 août ? Une superbe soirée est annoncée en Bretagne 🙂  D’ici là, on vous souhaite bonne vente et surtout plein de réussite dans vos projets futurs.

Une navigation tout sauf monotone !

C’est au Marin, en Martinique, que l’on avait débarqué à la fin de notre transat en décembre dernier. On va y retrouver Gilbert et Isabelle de VENT D’AILLEURS (ils nous attendent pour descendre aux Grenadines) et François et Benjamin d’ECHO que l’on n’a pas revus depuis l’Espagne ! On a hâte d’y être, aussi on ne traînera pas à Rivière Sens et dès le lendemain du départ des filles on largue les amarres, direction Saint Pierre en Martinique. Une longue navigation nous attend et il nous faut du vent pour espérer atteindre notre but avant la tombée de la nuit. On aura suffisamment de vent… même plus qu’on ne l’espérait !

Dimanche 30 avril 2017, on part de Rivière Sens à 5h45 , sous un ciel menaçant… On prend notre premier grain face aux Saintes et aussi notre premier thon !

 

Entre deux grains on remplace notre fanion, on n’arrivait bientôt plus à reconnaître le drapeau Français ! Rémi, regarde comme il beau le fanion que tu nous avais apporté 🙂

 

Entre les Saintes et la Dominique on découvrira ce qu’est un grain blanc. Les grains, on commençait à bien connaître ! Le ciel devient gris, puis noir et le rideau de pluie arrive, accompagné de forts vents.  On les voit venir de loin. Le grain blanc, comme son nom l’indique, c’est un « mur  blanc » qui s’approche. On n’a pas bien compris la première fois… À peine a-t-on eu le temps de réaliser qu’un front de pluie arrivait que le grain était déjà sur nous ! On a  vu une ligne blanche sur la mer  arriver sur nous à grande vitesse.  C’était les embruns dus aux gouttes de pluie qui tombaient violemment sur la mer ! D’un seul coup le vent est monté à plus de 40 nœuds.  On a juste eu le temps de choquer les écoutes puis on s’est vite mis face au vent pour prendre un ris de plus… et même deux finalement ! Le temps que l’on finisse notre manœuvre, sous des rideaux de pluie, le grain était passé !!! On a donc fait la manœuvre inverse, pour remettre de la voile…  jusqu’au grain suivant ! On a réagi un tout petit peu plus rapidement au deuxième grain blanc, mais à nouveau le grain était passé lorsque l’on a eu fini de prendre un ris. On s’est donc dit que la fois d’après, on attendrait tranquillement que le grain blanc passe, sans rien faire, mais il n’y en a pas eu d’autre 🙂

 

Face à la Dominique, en s’approchent du canal entre la Dominique et la Martinique, on a attrapé notre deuxième thon ! Est-ce que depuis la métropole vous nous portez toujours chance les filles ?!

 

Quelques instants plus tard, j’aperçois un jet à la surface de l’eau. Une baleine solitaire croise notre chemin et ne semble pas du tout être perturbée par TEIVA ! Décidément, cette traversée est tout sauf monotone !!!

 

En fin d’après-midi on longe la côte Martiniquaise et vers 18h30, après plus de 13h d’une navigation bien remplie, on arrive à Saint Pierre sous le soleil, fatigués, mais contents ! On ira vite au lit, après un apéro mérité (on se rassure comme on peut…), accompagné d’un  carpaccio de thon bien frais 🙂

 

 

Le lendemain matin on quitte notre mouillage de Saint Pierre pour celui du Marin.

 

Avant de hisser la grand voile on laisse passer un petit voilier bleu sous voile… c’est ECHO !!! On avait hâte d’arriver  au Marin pour retrouver François et Benjamin, ils étaient au mouillage à coté de nous… On se retrouvera dans quelques heures, au mouillage, à côté de VENT D’AILLEURS !