Un vrai champion de pêche notre Théo !

Aujourd’hui, vendredi 26 janvier 2018, on a enfin quitté Sainte Anne 🙂  Bon… on y retourne jeudi prochain pour faire intervenir un électricien sur TEIVA, mais ça fait du bien quand même !!!

Nous voilà à nouveau à l’anse Chaudière, où nous étions pour Noël et le jour de l’an. À peine arrivé on a sorti le kayak, le matériel de pêche et on est parti avec Théo. Et devinez ce qu’a pêché notre petit mousse avec son tout nouveau fusil harpon ? Pour sa première prise, il a eu une langouste 🙂

Un vrai champion de pêche notre Théo !

Va-t-on réussir un jour à quitter Sainte Anne ?!

Ça y est, la voile est réparée et le guindeau fonctionne, on peut partir !!!

Je devine votre air étonné… elle avait quoi la voile ? Et le guindeau, Jean-Roch ne l’avait-il pas réparé à l’anse Chaudière il y a quelques temps ? Mais souvenez-vous, la vie n’est pas un long fleuve tranquille sur TEIVA 🙂

De retour de notre escapade sur la côte au vent Jean-Roch a remarqué que la voile était un peu déchirée. Oh, pas grand-chose… mais quand même ! J’ai donc sorti mon attirail de réparation, mais surprise, je n’ai pas de fil ! Heureusement Isabelle et Gilbert ne sont pas bien loin 🙂  Après quelques essais infructueux de notre « machine à coudre manuelle » je finis par recoudre la voile à la main. Mais je ne suis pas très satisfaite du résultat… Après avoir demandé conseil à un professionnel, on se plie à son verdict, il faut démonter la voile pour la lui amener et ça n’est pas une mince affaire ! Encore quelques heures de travail en perspective… Heureusement, lorsque l’on a plié la voile Théo était là pour sauter dessus en cas de fort coup de vent 🙂  Ensuite, Francis et Stéphane (d’EDEN et d’ESCAPADE) ont joué les gros bras. Elle ne doit pas faire loin des 100 kg cette grande voile !

 

L’étape réparation n’aura pas été superflue, le voilier en a eu pour 5 h de travail. En plus de réparer la déchirure il a fait une révision complète de la voile et apparemment il y avait du boulot ! Notre grande voile est maintenant comme neuve, il n’y a plus qu’à la remettre en place. Tout ça bien sûr entre deux grains et avec de forts vents (sinon ça ne serait pas drôle !), mais on y arrive sans trop de souci (avec quelques frayeurs tout de même…) grâce à l’aide de Francis et Théo 🙂

 

Et le guindeau ?! Et bien après l’avoir réparé un certain nombre de fois, il continuait à dysfonctionner… C’était d’ailleurs assez déprimant 😦  Jean-Roch et Gilbert ont donc entièrement démonté le moteur et ça n’a pas été une mince affaire. Les vis étaient complètement bloquées et ils ont dû utiliser une perceuse pour en venir à bout ! Ils ont fini par l’avoir ce satané guindeau et ils ont trouvé l’origine de tous nos problèmes : les charbons (ou tout du moins ce qu’il en restait !). L’intérieur du moteur était plein de poudre noire et de morceaux de charbon… Après un bon nettoyage de l’intérieur du moteur, le plus dur a été de trouver de nouveaux charbons, mais Jean-Roch a fini par y arriver. Ce ne sont pas les mêmes, mais il a l’air content, c’est l’essentiel non ?! Remonter le moteur du guindeau n’a pas été tout simple non plus. Jean-Roch, devenu par la force des choses un expert en guindeau, a réussi l’épreuve de nuit, avec comme objectif de quitter Sainte Anne le lendemain matin. Avant d’aller se coucher, il teste donc son guindeau, mais tout disjoncte sur TEIVA 😦

Le lendemain matin, au lieu de quitter Sainte Anne, Jean-Roch s’atèle à nouveau sur le guindeau, aidé de Francis. Mais cette fois, avant d’avoir eu le temps de le tester, tout disjoncte lorsqu’il met en route le dessalinisateur 😦  C’est grave docteur ?!

Stéphane vient à la rescousse et aidé de Jean-Roch et supervisé par Francis il commence à tester tout le circuit électrique de TEIVA. C’est incompréhensible ! Le point positif : le guindeau fonctionne 🙂 , mais régulièrement, sans que l’on arrive à en définir la cause, tout disjoncte 😦  Et lorsque ça a disjoncté, on n’arrive plus à remettre le jus. Un moment plus tard (10 min, 5 min ou 1/2 h…), ça redémarre tout seul ! Notre électricien préféré, David, à qui Jean-Roch demande conseil,  n’est pas très rassurant lorsqu’il nous dit que l’on est dans le pire cas de figure qui puisse se présenter… Une panne dont on n’arrive pas à identifier la cause (Ah, TEIVA… tu nous mets à rude épreuve en ce début de saison…). À presque 14 h, après une petite bière réparatrice, notre équipe quitte TEIVA et tout fonctionne 🙂 mais pour combien de temps ?!

 

Puisque ça fonctionne, on peut quitter Sainte Anne ?! Pas tout de suite… Il faut remettre en place tout ce qui a été démonté pour avoir accès aux circuits électriques. Et puis, entre nous, on n’a pas tout à fait fini d’installer la grande voile… et il faut fixer le guindeau. Mais là, on n’a plus trop le courage de s’y mettre !

ESCAPADE lève l’ancre dans l’après-midi, quand à EDEN, il ne partira que le lendemain matin… Ils ont tous les deux décalé leur départ de quelques jours pour nous aider. Merci beaucoup les copains 🙂

Quand à nous ?! On espère lever l’ancre demain matin à l’aube (vendredi 26/01/2018). Mais ne le répétez à personne, le problème électrique n’est pas résolu…

 

P.S. : Louis, si tu lis cet article, tout bien réfléchi on veut bien avoir les coordonnées de cette dame de Villanova qui enlève le mauvais œil 😉

Six… on en a eu six !!!

Mercredi 10 janvier, le lendemain de l’anniversaire de Théo, on lève l’ancre, direction la côte au vent de la Martinique. Jean-Roch voulait y aller depuis longtemps, mais l’occasion ne s’était jamais présentée. Fabrice et Magalie de CATAOCEANE nous ont gentiment proposé de les suivre, ils font un charter d’une petite semaine avec un groupe de cinq personnes. Ils sont partis la veille pour le cul de sac des Anglais, on les rejoindra un peu plus au nord, à l’îlet Thierry, à côté de la baignoire de Joséphine.

 

Pour rejoindre le mouillage depuis Sainte Anne on contourne la Martinique par le sud. Dès les premiers miles on commence à slalomer autour des casiers de pêcheurs. Il y en a des dizaines, à peine visibles, signalés au mieux par des bouteilles peintes en jaune ou rouge, ou par de simples petites bouteilles en plastique transparent…

Lorsque l’on atteint l’extrémité de la Martinique la mer commence à se former. Rapidement on se prend notre premier grain, et quel grain… L’eau tombe si fort qu’elle nous fouette et ça fait mal ! On prend un deuxième ris, mais le bateau ne veut pas remonter au vent (on comprendra pourquoi dès notre retour à Sainte Anne…). Pour y arriver je dois enrouler le solent et mettre les moteurs. Tout ça refroidit les deux tiers de l’équipage, c’est à dire Théo et moi 🙂 . On a franchement envie de faire demi-tour et de retrouver notre petit mouillage tranquille de Sainte Anne. Mais le capitaine reste maître à bord et on poursuit notre route !

On parcourt 29,7 miles (dont la majorité au près) en un peu moins de 5h, à une moyenne de 5,6 nœuds (avec une pointe à 13,2 nœuds 😉 ). Tout ça dans une mer bien agitée, avec des creux de presque 3 m, ça n’est pas très confortable ! Théo a été malade tout le long (il a vomi trois fois avant de finir par s’endormir) et je suis arrivée avec un teint verdâtre 😦 Quant au capitaine, il est frais comme un gardon (on n’est pas tous égaux !).

Cinq heures plus tard, après avoir croisé une bonne centaine de casiers de pêcheurs (non, je n’exagère pas !) nous voici devant la passe qui conduit à notre mouillage. Ça déferle de partout ! Mais on passe où ?!  Preuve à l’appui, Jean-Roch me montre sur la carte qu’il y a bien une passe, elle fait même 300 m de large ! Bon, ça doit être la fatigue…

 

Nous voilà engagé, la houle nous pousse, on surfe sur les vagues, c’est impressionnant (remarquez mon air détendu sur la photo lorsque l’on est dans la passe 🙂 ). Heureusement Théo dort, c’est toujours ça de moins à gérer ! Quelques minutes plus tard on se retrouve derrière l’îlet Thierry, au calme, ancré à côté de CATAOCEANE.

 

En trajet on a accroché un casier, mais par chance, il s’est décroché tout seul lorsque l’on a ralenti le bateau. Fabrice et Magalie nous ont dit en avoir pris trois depuis le cul de sac des Anglais ! Il faut dire que sur cette côte les casiers sont encore moins signalés. Il y a parfois 5m de cordages qui flottent en surface, signalés par 4 à 5 petits flotteurs et une bouteille ou un petit bidon à l’extrémité. Avec la mer agitée qui moutonne on ne les voit que lorsque l’on est pratiquement dessus… Ça se mérite la côte au vent !!!

Au mouillage il n’y a que nos deux bateaux, ça change de celui de Sainte Anne et de ses presque 500 bateaux… Quelques instants après notre arrivée le ciel devient noir, c’est sauvage et superbe, mais ça bouge un peu !

 

Le soleil revient vite et on part à la découverte de l’îlet Thierry et de la baignoire de Joséphine. On se croirait au bout du monde (si ce n’est les quelques bateaux à moteur qui amènent des gens boire une coupe de champagne dans la baignoire de Joséphine !). L’’île est sauvage, on commence à en faire le tour, mais je trouve que c’est un peu trop accidenté, on rebrousse chemin. On finit par un petit bain dans la baignoire de Joséphine (sans coupe de champagne… tant pis !). Le soir, c’est apéro sur CATAOCEANE, une belle façon de finir cette journée riche en émotions et découvertes 🙂 .

 

Le lendemain matin le départ est prévu à 8h30 pour Fabrice et Magalie. On les regarde partir et je suis impressionnée de voir CATAOCEANE se cabrer sur les vagues dans la passe (on ne voit rien sur les photos, mais je vous le promets, il se levait bien !). Bientôt ça sera notre tour…

 

Une petite heure plus tard, on largue les amarres. Mais TEIVA n’arrive pas à contrer le vent et le courant… On force sur les moteurs, ça fume noir… On finit par abandonner au bout de quelques essais. Le moteur tribord ne semble pas donner toute sa puissance et les fumées noires nous inquiètent… Nous nous remettons à l’ancre, on ne quittera pas ce mouillage aujourd’hui !

Le lendemain matin, après une nuit bien agitée, on arrive à quitter le mouillage (difficilement, mais on y arrive 🙂 ). Le passage de la passe est anxiogène avec un moteur défaillant et on est bien content lorsque l’on se trouve enfin à l’extérieur 🙂 . On a hâte maintenant d’être à Sainte Anne pour faire intervenir quelqu’un sur nos moteurs. On ne rejoindra pas CATAOCEANE au mouillage suivant, notre escapade sur la côte au vent se termine déjà 😦

On arrive à Sainte en un peu plus de 4h1/2, Théo n’a pas été malade 🙂 (moi limite…), mais on a accroché 5 casiers !!! 3 se sont décrochés tous seuls, mais Jean-Roch a dû en couper deux et dans une mer agitée, ça n’est pas tout simple…

 

Arrivé à Sainte Anne on a décroché du safran et de l’hélice tribord les restes des casiers rencontrés en chemin… Un trophée dont on se serait bien passé ! Lors de notre petite escapade sur la côte au vent, six… on en a eu six des casiers !!!

 

Quant à notre moteur ?!  Plus de peur que de mal ! Notre problème venait du safran tribord qui était déconnecté, depuis notre départ de Sainte Anne. TEIVA n’était donc pas manœuvrant et on a trop poussé sur les moteurs… On a encore un peu à apprendre 🙂

Une année qui commence bien pour notre petit mousse :-)

2018 commence à l’Anse Chaudière pour TEIVA, toujours entouré de VENT D’AILLEURS, LOMANE et d’EDEN. Mais ça sera aussi pour nous l’occasion de faire une belle rencontre, l’équipage d’ONYX (un superbe OUTREMER 4X 🙂 ) : Anthony, Caroline, Katris et Cyann.

 

TEIVA c’est le plus beau des bateaux, avec une voile bleue et un kayak jaune derrière 🙂

Théo commence donc cette nouvelle année entouré de deux copains, Katris et Cyann, avec qui il partagera de très bons moments 🙂  Plongeons des bateaux, kayak, snorkeling, balade en annexe sans adulte… On ne verra Théo que de loin ce 1 janvier 2018. À midi c’est sur ONYX qu’il reste manger. Quel plaisir de le voir jouer avec d’autres enfants !

 

Puis nous retrouvons l’équipage de LOTUS, avec Violette et Lilas. L’année commence bien pour notre petit mousse 🙂

 

Un sacré réveillon :-)

Et oui, c’est encore sur VENT D’AILLEURS que l’on a passé le réveillon de fin d’année (on est tellement bien avec vous Gilbert et Isabelle 🙂 ) et quel réveillon ! On en parle dans toutes les Antilles et tous les équipages nous l’envient. Nous envient quoi… ou plutôt qui ?! Domy bien sûr :-), notre animatrice de choc, qui nous a fait passer une sacrée soirée !!!

Une fin d’année sur TEIVA

 

Comment s’est terminé 2017 sur TEIVA ?!

 

À la recherche d’internet 🙂

Un beau mouillage c’est agréable, mais il peut y avoir quelques inconvénients… Et à l’Anse Chaudière ce qui nous manque parfois, c’est internet ! Vous me direz, pourquoi vouloir internet lorsque l’on est sur un catamaran, dans un coin paradisiaque ? Et bien pour vous envoyer quelques nouvelles par exemple ! Et puis occasionnellement pour le CNED de Théo… Et oui, Théo n’est pas tout à fait en vacances (ou plutôt, il l’est plus ou moins toute l’année 🙂 ). Comme on a du retard sur le programme (remarquez, on n’a jamais été vraiment en avance !), on travaille un tout petit peu entre deux fêtes, et on a envoyé les évaluations de Théo en cadeau de noël à sa maîtresse !!!

 

C’est au Bourg d’Arlet, à 5 minutes d’annexe de notre mouillage, que l’on trouve de l’internet. Une bonne occasion d’aller se balader un peu dans ce petit village plein de charme où l’on trouve l’essentiel, mais pas le superflu !

 

 

Une belle pêche 🙂

C’était une première pour Théo qui est allé pêcher au fusil harpon avec Hippolyte. Bon, pour être honnête, Théo ne tenait pas le fusil harpon… Mais il cherchait les poissons et les montrait à Hippolyte. Quant à moi, je suivais les troupes en kayak pour récupérer les poissons 🙂

Notre petit mousse a adoré, et on s’est bien régalé le soir. Il va falloir qu’on s’équipe sur TEIVA !

 

 

Un an de plus pour le second !

Le 29 Décembre 2017 était un jour particulier sur TEIVA, un des membres de l’équipage (le second pour ne nommer personne) a pris un an de plus ! Mais honnêtement, ça ne se voit pas 🙂  Ou peut-être est-ce parce que je commence à y voir un peu moins ?!

Pour fêter cet évènement, on s’est fait un petit restaurant au bord de la plage en famille le midi, puis on a fêté ça le soir sur EDEN avec un superbe apéro préparé par Domy et Sauveur 🙂

 

 

Des étoiles plein les yeux 🙂

Ça y est Hippolyte, grâce à toi,  Théo dort maintenant à la belle étoile sur TEIVA ! Rassurez-vous, on ne l’oblige pas à dormir sur le pont (et heureusement pour lui, car il y a souvent une ou deux petites averses chaque nuit, voir plus…), mais Théo a eu en cadeau de noël des étoiles phosphorescentes à coller sur le plafond de sa cabine. Avec Jean-Roch il a reconstitué quatre constellations et chaque soir il se couche face à Orion, la petite Ours et Céphée 🙂