Six… on en a eu six !!!

Mercredi 10 janvier, le lendemain de l’anniversaire de Théo, on lève l’ancre, direction la côte au vent de la Martinique. Jean-Roch voulait y aller depuis longtemps, mais l’occasion ne s’était jamais présentée. Fabrice et Magalie de CATAOCEANE nous ont gentiment proposé de les suivre, ils font un charter d’une petite semaine avec un groupe de cinq personnes. Ils sont partis la veille pour le cul de sac des Anglais, on les rejoindra un peu plus au nord, à l’îlet Thierry, à côté de la baignoire de Joséphine.

 

Pour rejoindre le mouillage depuis Sainte Anne on contourne la Martinique par le sud. Dès les premiers miles on commence à slalomer autour des casiers de pêcheurs. Il y en a des dizaines, à peine visibles, signalés au mieux par des bouteilles peintes en jaune ou rouge, ou par de simples petites bouteilles en plastique transparent…

Lorsque l’on atteint l’extrémité de la Martinique la mer commence à se former. Rapidement on se prend notre premier grain, et quel grain… L’eau tombe si fort qu’elle nous fouette et ça fait mal ! On prend un deuxième ris, mais le bateau ne veut pas remonter au vent (on comprendra pourquoi dès notre retour à Sainte Anne…). Pour y arriver je dois enrouler le solent et mettre les moteurs. Tout ça refroidit les deux tiers de l’équipage, c’est à dire Théo et moi 🙂 . On a franchement envie de faire demi-tour et de retrouver notre petit mouillage tranquille de Sainte Anne. Mais le capitaine reste maître à bord et on poursuit notre route !

On parcourt 29,7 miles (dont la majorité au près) en un peu moins de 5h, à une moyenne de 5,6 nœuds (avec une pointe à 13,2 nœuds 😉 ). Tout ça dans une mer bien agitée, avec des creux de presque 3 m, ça n’est pas très confortable ! Théo a été malade tout le long (il a vomi trois fois avant de finir par s’endormir) et je suis arrivée avec un teint verdâtre 😦 Quant au capitaine, il est frais comme un gardon (on n’est pas tous égaux !).

Cinq heures plus tard, après avoir croisé une bonne centaine de casiers de pêcheurs (non, je n’exagère pas !) nous voici devant la passe qui conduit à notre mouillage. Ça déferle de partout ! Mais on passe où ?!  Preuve à l’appui, Jean-Roch me montre sur la carte qu’il y a bien une passe, elle fait même 300 m de large ! Bon, ça doit être la fatigue…

 

Nous voilà engagé, la houle nous pousse, on surfe sur les vagues, c’est impressionnant (remarquez mon air détendu sur la photo lorsque l’on est dans la passe 🙂 ). Heureusement Théo dort, c’est toujours ça de moins à gérer ! Quelques minutes plus tard on se retrouve derrière l’îlet Thierry, au calme, ancré à côté de CATAOCEANE.

 

En trajet on a accroché un casier, mais par chance, il s’est décroché tout seul lorsque l’on a ralenti le bateau. Fabrice et Magalie nous ont dit en avoir pris trois depuis le cul de sac des Anglais ! Il faut dire que sur cette côte les casiers sont encore moins signalés. Il y a parfois 5m de cordages qui flottent en surface, signalés par 4 à 5 petits flotteurs et une bouteille ou un petit bidon à l’extrémité. Avec la mer agitée qui moutonne on ne les voit que lorsque l’on est pratiquement dessus… Ça se mérite la côte au vent !!!

Au mouillage il n’y a que nos deux bateaux, ça change de celui de Sainte Anne et de ses presque 500 bateaux… Quelques instants après notre arrivée le ciel devient noir, c’est sauvage et superbe, mais ça bouge un peu !

 

Le soleil revient vite et on part à la découverte de l’îlet Thierry et de la baignoire de Joséphine. On se croirait au bout du monde (si ce n’est les quelques bateaux à moteur qui amènent des gens boire une coupe de champagne dans la baignoire de Joséphine !). L’’île est sauvage, on commence à en faire le tour, mais je trouve que c’est un peu trop accidenté, on rebrousse chemin. On finit par un petit bain dans la baignoire de Joséphine (sans coupe de champagne… tant pis !). Le soir, c’est apéro sur CATAOCEANE, une belle façon de finir cette journée riche en émotions et découvertes 🙂 .

 

Le lendemain matin le départ est prévu à 8h30 pour Fabrice et Magalie. On les regarde partir et je suis impressionnée de voir CATAOCEANE se cabrer sur les vagues dans la passe (on ne voit rien sur les photos, mais je vous le promets, il se levait bien !). Bientôt ça sera notre tour…

 

Une petite heure plus tard, on largue les amarres. Mais TEIVA n’arrive pas à contrer le vent et le courant… On force sur les moteurs, ça fume noir… On finit par abandonner au bout de quelques essais. Le moteur tribord ne semble pas donner toute sa puissance et les fumées noires nous inquiètent… Nous nous remettons à l’ancre, on ne quittera pas ce mouillage aujourd’hui !

Le lendemain matin, après une nuit bien agitée, on arrive à quitter le mouillage (difficilement, mais on y arrive 🙂 ). Le passage de la passe est anxiogène avec un moteur défaillant et on est bien content lorsque l’on se trouve enfin à l’extérieur 🙂 . On a hâte maintenant d’être à Sainte Anne pour faire intervenir quelqu’un sur nos moteurs. On ne rejoindra pas CATAOCEANE au mouillage suivant, notre escapade sur la côte au vent se termine déjà 😦

On arrive à Sainte en un peu plus de 4h1/2, Théo n’a pas été malade 🙂 (moi limite…), mais on a accroché 5 casiers !!! 3 se sont décrochés tous seuls, mais Jean-Roch a dû en couper deux et dans une mer agitée, ça n’est pas tout simple…

 

Arrivé à Sainte Anne on a décroché du safran et de l’hélice tribord les restes des casiers rencontrés en chemin… Un trophée dont on se serait bien passé ! Lors de notre petite escapade sur la côte au vent, six… on en a eu six des casiers !!!

 

Quant à notre moteur ?!  Plus de peur que de mal ! Notre problème venait du safran tribord qui était déconnecté, depuis notre départ de Sainte Anne. TEIVA n’était donc pas manœuvrant et on a trop poussé sur les moteurs… On a encore un peu à apprendre 🙂

2 commentaires sur « Six… on en a eu six !!! »

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