Et de un, et de deux, et de trois !!!

Dimanche 25 février 2018, à 7h15, on quitte St Kitts (St Christophe), direction St Barth, à 48 miles.

 

Parti de Frigate Bay, au sud ouest de St Kitts, on longe la côte sous le vent au moteur. Moins d’une heure après notre départ on attrape notre premier thon 🙂  Ça faisait longtemps que l’on ne pêchait plus sur TEIVA ! Je cours chercher le harnais pour Jean-Roch, il remonte le poisson, je le harponne avec la gaffe, on le tue au vieux rhum du Cap Vert (on ne leur donne pas n’importe quoi à nos poissons 😉  ), puis on l’accroche à un bout. Rondement mené !

C’était sans compter sur le dernier sursaut du thon qui nous envoie la gaffe à l’eau… NON !!! On en avait déjà perdue une l’année dernière avec l’espadon voilier… DEMI-TOUR ! Et cette fois, on la récupère (Pas d’inquiétude François et Benjamin, on ne l’a pas perdue votre gaffe 😉 ). Jean-Roch prend une bassine pour laver la jupe de TEIVA couverte de sang et il la fait tomber à l’eau ! NOONNN !!!   DEMI-TOUR !  (oui, je sais, je me répète un peu 😉 ). Mais on ne retrouvera pas la bassine 😦 Tant pis… On a le thon 🙂

 

Il nous reste encore une petite heure à longer la côte de St Kitts avant d’aborder le canal. Face à nous Statia (St Eustache) puis Saba que nous ne verrons que de loin. Dans le canal la mer est formée, on attrape encore un thon ! Et de deux 🙂  Mais Théo commence à être fatigué…

 

La question est « remettons nous la ligne à l’eau » ? Jean-Roch ne veut pas trop, moi j’ai bien envie ! Et pourquoi pas une dorade coryphène ?! Théo fait pencher la balance de mon côté, on la remet à l’eau. Jean-Roch n’a pas le temps de revenir dans le cockpit que la canne siffle ! Et de trois !!!  Ça fait trois heures que l’on a levé l’ancre et on remonte notre troisième thon 🙂  Ce soir ce sera thon grillé sur TEIVA avec VENT D’AILLEURS et LOTUS 🙂

 

Notre arrivée à St Barth n’est pas de tout repos… A l’approche de l’île on se prend notre premier grain. Un rideau de pluie, plus de 30 nœuds de vent et plus aucune visibilité. On fait le dos rond et on attend que ça passe… VENT D’AILLEURS qui est un petit mile devant nous y échappe (le veinard !). On n’a pas le temps de se sécher qu’un autre grain arrive… et de deux ! puis encore un… et de trois 😦   Ça se mérite St barth !!!

On atteint notre mouillage à l’anse du Colombier vers 14h. On est sur bouée, face à une très jolie plage de sable blanc et Théo oublie vite les désagréments de la navigation 🙂

 

P.S. : Les thons grillés par Gilbert, accompagnés de la sauce faite par Isabelle, UN VRAI RÉGAL 🙂

 

Petite escale à St Kitts

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Cherchez l’erreur 😉

 

Vendredi 23 février 2018 on quitte Nevis, direction St Kitts (Saint Christophe) que l’on atteindra en moins de 2h d’une petite navigation musclée et humide… On veut mouiller vers la capitale Basseterre afin de faire les formalités de clearance. On ne repartira que dimanche, mais les bureaux sont fermés le week-end et il faut anticiper.

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On jette l’ancre à côté de VENT D’AILLEURS, dans la zone portuaire, face à des hangars et un ponton rempli de containers. Ça n’est pas très glamour, mais ça a l’avantage d’être bien protégé de la houle 🙂

 

St Kitts est une petite île d’environ 40 000 habitants. Le tourisme s’y est beaucoup développé ces dernières années et des bateaux de croisière déversent parfois jusqu’à 10 000 touristes par jour ! Face au ponton des bateaux de croisière on trouve une ville dans la ville, dédiée aux touristes, où l’on trouve des magasins détaxés, des boutiques de souvenirs et quelques boutiques plus haut de gamme. Au-delà, la ville de Basseterre dans laquelle on fera un petit tour avec l’équipage de LOTUS.

 

Puis nous quittons notre mouillage pour un autre, pas très abrité du vent, mais bien protégé de la mer, face à « la » plage de St Kitts. Théo et Violette et Lilas y passeront de bons moments, à courir sur le sable ou faire de superbes chateaux !

 

On y fera la connaissance d’amis de Julien et Elodie, Bruno et Heidi, un couple Franco-Américain qui s’est installé à St Kitts il y a quelques années. Il a conduit dans la matinée l’équipage de LOTUS au fort de Brimstone Hill, au nord de l’île et je profiterai de sa gentillesse pour aller au point de vue qui se situe juste au-dessus de notre mouillage.

 

Quelques photos du fort de Brimstone Hill, que l’on ne verra que de loin en longeant la côte avec TEIVA :

Bains chauds à Nevis

On fera une toute petite escale à Nevis. Juste le temps de faire un petit tour à terre, guidé par Julien et Elodie et de profiter un peu de la jolie plage face à notre mouillage.

Ils nous conduiront à des sources d’eau chaude, tout près de Charlestown, la ville principale de l’île, qui compte environ 2000 habitants. Bain de pieds pour les grands (c’est vraiment chaud !), mais Théo, Violette et Lilas resteront plus d’une heure à patauger dans leur bain 🙂  Pas très loin de nous les gens du coin viennent avec shampoing et savon pour s’y laver !

 

Après les bains chauds, séquence jacusi à Pinney’s beach ! Le temps pour Violette et Théo de bien se défouler dans les vagues et pour moi de perdre mes lunettes de soleil… Lorsque Jean-Roch vient nous chercher en annexe il se fait surprendre par une grosse vague. J’ai juste le temps de retourner l’annexe face au large et de la pousser pour qu’elle ne se fasse pas submerger. Quant à moi je n’échappe pas au rouleau et Violette qui est à mes côtés non plus… Plus de peur que de mal, mais j’y laisse mes lunettes de soleil 😦

 

On avance, on avance :-)

Le temps de faire quelques lessives, un dernier plein de nourriture et un petit restaurant (« le Rocher ») à Malendure, puis la clearance à Dehaie et nous voilà repartis, direction le nord 🙂

Nostalgie, nostalgie  😉

C’était le 1 novembre 2008 !!!

 

 

 

Mercredi 21 février 2018, 6h à peine passées, on quitte Dehaie en Guadeloupe, direction Montserrat.

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Il y a beaucoup de vent, 30 nœuds avec des rafales à plus de 35 nœuds dans le canal, et une forte houle que l’on aura de travers tout le long (pas très confortable…). Mais il y aura encore plus de vent les jours à venir… Soit on part maintenant, soit on attend la semaine prochaine pour rejoindre les copains. On n’hésite pas une seconde, c’est maintenant !

L’avantage des forts vents, c’est que l’on va vite, donc on atteint plus vite notre destination. On fera une moyenne de 9,8 nœuds entre Dehaie et Montserrat et un surf à 17,4 nœuds derrière Montserrat ! L’inconvénient, c’est que ça « brasse »… Théo sera malade tout le long et donnera plusieurs fois à manger aux poissons. Ça n’est pas drôle de le voir dans cet état… Pour couronner le tout il a une rage de dent 😦  On l’a bien amené chez un dentiste avant de quitter la Guadeloupe, mais celui-ci nous a dit que comme c’était une dent de lait qui bougeait déjà, ça ne servait à rien de la soigner. Soit on l’arrache, soit on attend qu’elle tombe toute seule. Théo a choisi la deuxième option et il le regrette maintenant… Il me demandera même de lui arracher la dent moi-même ! Ceux qui me connaissent savent que je n’ai jamais réussi à le faire aux sœurs de Théo… Mais j’ai quand même essayé ! Seulement, elle ne bouge pas trop et c’est un échec… Je ne vais tout de même pas prendre une pince dans la boite à outils de Jean-Roch !!!

 

 

La première chose que l’on voit de Montserrat, c’est son volcan et la soufrière de Galway, en activité depuis 1995, d’où s’échappent en continu des nuages de vapeur soufrée. En longeant la côte sous le vent se révèle le triste spectacle d’une ville morte. Le sud de l’île et sa capitale, Plymouth ont été évacués dès décembre 1995 et sont en partie ensevelis sous un épais linceul de cendres et de débris volcaniques. Certaines maisons calcinées apparaissent au milieu des coulées, dans un décor cendré, d’autres sont intactes. Une zone interdite (Exclusion zone) couvre tout le sud de l’île jusqu’à près de deux miles nautiques au large des côtes. Nous passerons donc au large de Montserrat. Les quelques photos faites ne sont pas de très bonne qualité, mais elles donnent quand même une idée de ce qu’est devenue cette partie de l’île. Des odeurs de soufre nous accompagnent pendant que nous longeons la zone interdite. Montserrat qui comptait environ 12000 habitants avant l’éruption n’en compte plus que 4500 aujourd’hui. Nous ne nous y arrêterons pas, car Montserrat n’offre pas de mouillages très protégés.

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La navigation entre Montserrat et Nevis est beaucoup plus courte que celle entre la Guadeloupe et Montserrat et surtout, elle sera moins remuante ! En chemin on passe à côté de l’île de Redonda, un gros caillou abrupt de près de 300 m de haut, qui est une dépendance d’Antigua, dont il est distant de 25 miles ! En chemin on attrape un poisson, il doit être gros, Jean-Roch bataille… Mais cette fois c’est le poisson qui gagne 😦

 

 

Un peu moins de 9 h après avoir quitté Dehaie en Guadeloupe on jette l’ancre devant Pinney’s Beach à Nevis, à côté de VENT D’AILLEURS et de LOTUS. On a parcouru 74,1 miles à une vitesse moyenne de 8,5 nœuds. On est fatigué… mais content d’être arrivé ! Ce soir c’est apéro sur LOTUS 🙂

 

 

On a des invités à bord :-)

Dimanche 11 février 2018 Christophe, Fantine et Justine arrivent sur TEIVA (avec quelques heures de retard…), quant à Nathalie, elle n’arrivera que le lendemain ! Mais ça c’est une autre histoire 🙂

La semaine à bord s’annonce bien ventée… On ne sait pas trop si on pourra aller naviguer 😦  En attendant de lever l’ancre, nos Hauts Savoyards vont découvrir les joies du kayak, du snorkeling, quelques grains et même un sauvetage de bateau ! À quelques mètres de nous un bateau décroche, et cogne le bateau qui était derrière lui. Jean-Roch et Christophe sautent dans l’annexe pour apporter leur aide.

 

 

Mercredi 14 février 2018, c’est la Saint Valentin à bord de TEIVA 🙂 et notre dernier jour à Malendure. Le vent se calme, demain matin on lève l’ancre, direction les Saintes.

 

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Notre dernier coucher de soleil sur l’îlet Pigeon.

 

On atteindra les Saintes après 4h de navigation, dont presque les deux tiers au moteur, car il n’y avait aucun vent à l’abri de la Guadeloupe 😦  Mais dès que l’on aborde le canal entre les Saintes et la Guadeloupe le vent se lève, la mer aussi… Avec deux ris et le solent, on file à 9 nœuds (avec une pointe à 11,6 nœuds s’il vous plait !). Mais toute la navigation se fait au près, ce qui n’est pas l’allure la plus confortable 😦  Notre équipage a été héroïque, on atteint les Saintes en début d’après-midi, sans déplorer aucun malade à bord ! Notre bouée derrière l’îlet à Cabrit nous attend et les pélicans sont là pour nous faire le spectacle 🙂

Notre route de Malendure vers l’îlet à Cabrit aux Saintes :

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Navigation de Malendure vers l’îlet à Cabrit :

 

 

Arrivée au mouillage derrière l’îlet à Cabrit :

 

 

Le ballet des pélicans :

 

 

Petit parenthèse culturelle sur le pélican Brun :

Le pélican Brun, ou « Grand Gosier » en créole, est un hôte bien connu des baies, des bassins et des quais de pêche. C’est un résident commun au sud Bahamas, aux Grandes Antilles, et localement dans les Petites Antilles du Nord, à l’Est de Montserrat. En Guadeloupe, le Pélican est commun mais il ne niche que très rarement, aux Saintes notamment.

S’il n’est pas nourri par la main de l’homme, il fait de spectaculaires plongeons aériens pour pêcher, son corps entier disparaissant parfois sous la surface de l’eau. Les poissons sont pris au piège dans son immense bec, l’eau filtrée, puis les poissons sont avalés entiers. 

 

Cactus « coussin de belle-mère » sur les parois rocheuses qui bordent le mouillage :

 

 

Escapade sur l’îet à Cabrit :

 

 

 

On passera deux nuits aux Saintes, le vent souffle fort, ça tourne, ça tire sur les amarres, ça fait du bruit… Bref, ça n’est pas très confortable. Ça se mérite les saintes !

À terre on retrouve avec plaisir ces lieux que l’on avait découverts l’année dernière, lors de notre premier passage avec TEIVA. Les Saintes sont un lieu plein de charme, avec ses maisons colorées, la fameuse maison du docteur (la maison en forme de bateau), ses chèvres, cabris, poules et coqs en liberté et sa très jolie plage de Pompierre 🙂

 

 

Mais on constate aussi les dégâts causés par le passage du cyclone Maria. Sur le chemin qui mène au sommet de l’îlet à Cabrit on doit enjamber les tronc d’arbres qui jonchent le sol. Au bourg, certaines maisons, comme la maison du docteur, ont été durement touchées. Beaucoup ont des toits neufs, mais certaines ont encore des plastiques sur leurs toits, ou plus de toit…

 

 

On retrouve la plage de Pompierre en partie recouverte de sargasses et avec quelques stigmates du passage de Maria. Mais elle a toujours beaucoup de charme, même si elle n’a plus ses jolis carbets en bois…

 

 

 

Samedi matin on quitte les Saintes, direction le Gosier en Martinique. En navigation on pêche un poisson 🙂 , mais on a dû le rejeter à la mer 😦 , c’était un Barracuda (vous vous souvenez, la ciguatera…). Après 4h30 de navigation à tirer des bords au près on arrive enfin à notre mouillage face à l’îlet Gosier, un peu fatigué quand même !

 

 

C’est le dernier jour à bord pour Christophe, Nathalie, Fantine et Justine. Demain ils quittent TEIVA…

 

 

Bon retour à la montagne les copains, et merci pour ces bons moments partagés 🙂

Avis de grand frais sur Malendure !

Arrivé le lundi 5 février 2018 à Malendure, on y restera un dizaine de jours. Le mouillage est beau, les fonds sont riches et on  y fait de beaux snorkelings. LOTUS et VENT D’AILLEURS sont tout près, ce qui nous vaut quelques belles soirées sur l’un ou l’autre des bateaux 🙂  Théo a retrouvé Violette et Lilas et fait de belles batailles de pistolets à eau !  Et pour ne rien gâcher, il y a des commerces tout près et même une laverie 😉

Photos du mouillage faites avec un drone par Elodie de LOTUS

 

Et dans un aussi beau mouillage, le capitaine est heureux !!!

 

On y fera aussi deux belles rencontres. Olivier et Monique qui ont construit une maison sur les hauteurs de Malendure et ont leur catamaran au mouillage dans la baie. Ils sillonnent les Antilles depuis deux ans et nous donnent quelques conseils pour les îles du nord. Et aussi Jérémy et Tatiana, avec Théodore qui a l’âge de Théo et Quentin qui a 6 ans. Partis il y a moins d’un an sur INFINITY, un OUTREMER 45 nouvelle génération, ils se donnent 1 an ½ à deux ans de parenthèse dans leurs vies professionnelles, direction le Pacifique. On espère se recroiser dans les îles vierges Britanniques.

Rencontre de deux OUTREMERS 🙂 

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C’est dans ce bel endroit, qui semble si paisible, que nous avons dû affronter les plus forts vents que l’on ait connus au mouillage… Dimanche 11 février 2018, avis de grand frais sur Malendure ! Un BMS (bulletin Météo spécial) est en cours jusqu’à mercredi soir. Le vent se lève dès le dimanche matin, pour atteindre presque 100 km/h en rafales ! Ça fait drôle !!! Sur tous les bateaux il y a quelqu’un dehors qui surveille que son bateau ne dérape pas, mais aussi que celui devant lui ne dérape pas ! Notre drapeau Corse n’y résistera pas 😦 , mais heureusement, Elodie de LOTUS m’en fabrique un encore plus beau que le premier ! MERCI ELODIE 🙂

Heureusement, il y a LOTUS et VENT D’AILLEURS pour nous rassurer. Julien va même plonger pour vérifier que notre ancre est bien accrochée. Et la tablette est allumée sur l’application ANCHOR, qui sonne une alarme si TEIVA sort du cercle défini autour de son ancre.

Une fois encore je n’ai pas réussi à rendre en image la force des éléments… Dans les plus fortes rafales, les embruns qui se forment à la crête des vaguelettes s’envolent en formant des nuages blancs qui glissent à la surface de l’eau. C’est à la fois impressionnant et magnifique !

 

Jean-Roch devait aller à terre pour faire une lessive et un petit avitaillement, car Christophe, Nathalie, Fantine et Justine arrivent sur TEIVA pour une semaine, mais il hésite à quitter le bateau (et je n’ai pas envie de rester seule à bord !). En fin de matinée il y a une petite accalmie, on demande à Julien de conduire Jean-Roch pour qu’il y ait toujours quelqu’un à bord de TEIVA !

 

La conclusion de tout ça ? On peut faire définitivement confiance à notre superbe ancre toute neuve 🙂

 

 

 

Petite escapade à terre

Les conditions météo ne nous ont pas permis de nous rendre à Saint François par la mer, nous nous y rendrons donc en voiture, Théo doit y retrouver son copain Eric 🙂  Il avait fait sa connaissance l’année dernière, lorsque nous étions restés bloqués un mois et demi à Saint François, après l’accident de Jean-Roch.

Vendredi 9 février 2018 on quitte Malendure à bord d’une superbe CLIO blanche 🙂  Sur la route de la traversée nous visitons le zoo de Guadeloupe : « le Parc des Mamelles », situé au cœur de la forêt tropicale. Dans le parc est aménagé un sentier à plus de 20m de haut, à la cime des grands arbres, Théo adore !  La vue est magnifique, du haut des arbres on peut voir l’îlet Pigeon, on pourrait presque voir TEIVA à son mouillage 🙂

 

 

Après une petite pause dans le petit restaurant face au zoo, on part faire le même accrobranche que l’on avait fait avec Anne-Laure et Elodie il y a presque 10 ans !!! Nostalgie, nostalgie… Les filles, je n’ai même pas eu peur cette fois ! (ou alors un tout petit peu parfois 😉  ).

 

 

Ensuite, on reprend notre route direction Saint François. En chemin, on fait un petit détour dans une grande surface, et on remplit deux énormes caddies de denrées non périssables, en vue de notre prochain départ vers les îles du nord. Le coffre de notre bolide déborde ! Vers 21h on arrive enfin dans notre location à Saint François, Théo s’est endormi, il ne la verra que le lendemain matin au réveil 😉

Samedi matin, après un bon petit déjeuner et quelques dessins animés (il y a longtemps que Théo n’avait pas regardé la télé !), Théo retrouve avec plaisir Éric dans l’établissement de sa grand-mère « Le Ti chez soi ». On y passera une bonne partie de la journée, avant d’aller retrouver TEIVA à son mouillage 🙂

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Notre remontée vers la Guadeloupe

Notre route :

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Nous avons fait notre remontée de la Martinique à la Guadeloupe aux côtés de VENT D’AILLEURS, parfois derrière, parfois devant, mais jamais bien loin 😉

 

En chemin on a fait une halte express au joli mouillage de Saint Pierre, au nord de la Martinique. Seuls Jean-Roch et Gilbert sont descendus à terre pour aller faire les clearances de sortie de la Martinique.

 

Ça sera pour eux l’occasion de faire un petit peu de sport. Encore une panne vous allez me dire ?! Oh… une toute petite ! J’hésitais même à en parler 🙂 Les symptômes ont commencé à apparaître la veille de notre départ de Sainte Anne. Jean-Roch, qui était parti en annexe avec Stéphane pour faire une dernière petite course au Marin, est revenu tracté par l’annexe de VENT D’AILLEURS !!! Notre superbe annexe fait des caprices… Le lendemain Jean-Roch démonte le carburateur et trouve un peu d’eau dedans ! Il sèche, nettoie et remet tout en place en pensant avoir réglé le problème, mais il est réapparu à Saint Pierre, avec beaucoup d’eau dans le carburateur cette fois 😦  …

 

Je soupçonne Jean-Roch d’avoir essayé un nouveau concept de moteur à eau, mais ça n’a pas été très concluant !  Heureusement, on a de bonnes pagaies toutes neuves 🙂

 

En quittant Saint Pierre on aborde rapidement le canal de la Dominique. Le vent est toujours plus fort dans les canaux (passages entre deux îles). Il faut en général rajouter 10 nœuds aux prévisions météo et la mer y est plus agitée. J’aurai aimé rendre en image ce que l’on vit sur TEIVA dans des allures proches du vent, lorsque la mer est un peu formée, mais il est difficile de rendre compte en photo de l’état de la mer… Heureusement, ces canaux ne sont jamais bien grands et en quelques heures on se retrouve à nouveau à l’abri d’une île 🙂

 

Les canaux sont aussi l’occasion pour nous de pêcher à la traine. Dès notre départ de Saint Pierre on met la ligne à l’eau. Mais cette année nous n’avons pas pêché grand-chose… Est-ce la faute des sargasses ?! Ces dernières années les Antilles sont régulièrement touchées par des invasions de ces algues. Elles s’accrochent à l’hameçon et la pêche devient difficile… Cela crée aussi de grosses nuisances sur les côtes. Imaginez le spectacle et l’odeur lorsque les algues échouées se décomposent sur les plages…

 

À l’abri de la Dominique, un superbe spectacle s’offre à nous. Trois baleines nagent tranquillement face à TEIVA. Nous nous décalons légèrement de notre route pour les éviter. Est-ce une baleine et ses deux baleineaux ? Les trois sont collées les unes aux autres et ondulent tout doucement. On est bien loin du spectacle de sauts auquel on avait assisté l’année dernière entre Barbuda et Antigua mais c’est tout aussi fascinant !!!

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Par contre, à terre la Dominique nous offre un spectacle de désolation… Des coteaux entiers sont dévastés, comme brulés. Les arbres n’ont plus aucune feuille, certains sont couchés. Après le passage du cyclone Maria cette île à la végétation luxuriante n’offre plus ses jolis paysages de verdure. Quant aux maisons, certaines sont détruites et beaucoup sont recouvertes de bâches bleues en attendant que leurs toitures ne soient réparées… Il faudra bien des années pour effacer les stigmates de Maria. D’après Alexis, le Boy’sBoat qui nous avait accueilli l’année dernière à Portsmouth et nous avait fait découvrir son ile, il faudra une année pour avoir à nouveau des bananes, mais au moins 5 ans pour avoir à nouveau des pamplemousses et des oranges…

 

La fenêtre météo ne nous permet pas de nous attarder… Arrivés à la nuit tombée le dimanche 4 au soir, on repart de Dominique le lendemain matin. On aimerait aller sur Marie Galante, Gilbert et Isabelle vont directement sur Malendure, dans la réserve Cousteau. Le vent est soutenu et on prévoit quelques grains sur notre route. Sous deux ris, dès que l’on aborde le canal qui sépare la Dominique de la Guadeloupe on met le cap sur Marie Galante. Mais on est au près, face aux vagues et plus on s’éloigne de la Dominique, plus la mer se forme… TEIVA avance à plus de 10 nœuds, avec des pointes à 12 voire  13 nœuds, c’est très inconfortable et par sécurité je réduis régulièrement l’allure. On finira par renoncer… On ira ni à Marie Galante, ni à Saint François où Théo voulait retrouver son copain Éric (on louera une voiture pour y aller plus tard par la route !). On change de cap pour rejoindre VENT D’AILLEURS à Malendure ! On y arrivera en début d’après-midi, derrière VENT D’AILLEURS, et on y retrouve LOTUS 🙂

 

 

 

 

 

 

Pas de nouvelles, bonnes nouvelles :-)

Et oui, ça fait quelques temps que je ne donne pas de nouvelles… Mais rassurez-vous, nous n’avons pas coulé ! On a enfin réussi à quitter Sainte Anne 🙂

Adieu Sainte Anne !

 

 

Samedi 3 février 2018 on a levé l’ancre, accompagné de VENT D’AILLEURS, direction Anse Chaudière puis Saint Pierre en Martinique, Portsmouth en Dominique et enfin Malendure, dans la réserve Cousteau en Guadeloupe. On y a retrouvé LOTUS, avec Julien, Elodie, Violette et Lilas. Depuis, on se la coule douce 🙂

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Sinon, je vous avais parlé de nos problèmes électriques, et bien ils ont persisté… Ça a disjoncté sur TEIVA 😦

Lorsque l’on branchait un ordinateur la lumière s’éteignait… Le dessalinisateur faisait tout disjoncter lui aussi et il fallait parfois attendre deux heures pour que le courant revienne… Quant au guindeau, il déconnectait toute l’électronique de bord lorsqu’on levait l’ancre. C’était à en perdre notre latin !

Mais dites-moi, le capitaine et son second n’étaient-ils pas professeurs de physique dans une autre vie ?! Elodie avait peut-être raison lorsqu’elle ne voulait pas de mon aide au Lycée parce que j’étais en retraite (et par conséquent je n’étais plus capable !). Mais maintenant, on est deux à être en retraite… Voilà pourquoi jeudi 1 février Jean-Roch est allé chercher notre électricien préféré au ponton de Sainte Anne 🙂

Pendant un peu plus de trois heures David a repris avec Jean-Roch tout le circuit électrique de TEIVA.  Le capitaine sait maintenant à quoi correspond chaque fusible et il va devenir imbattable en électricité sur les bateaux et en particulier sur TEIVA 🙂  Mais surtout, David a rapidement trouvé l’origine de tous nos problèmes : un coupe-circuit bipolaire (dans tous les sens du terme !).

Lorsqu’on utilisait le guindeau il passait un courant de plus de 200 ampères dans le circuit, les batteries tombaient à 10 volts et la sécurité bloquait tout… En résumant, rien de grave !!! On n’a même pas à remplacer le coupe-circuit mis en cause, il a été transformé en interrupteur « monopolaire » 🙂

David nous conseille quand même de prendre un jour pour tout tester et vérifier que nos problèmes électriques sont bien tous résolus avant de partir vers le nord… L’occasion pour nous de filer une dernière fois au Marin, faire quelques courses et aller dire au revoir à Domy 🙂

 

 

Ce départ de Martinique est l’occasion pour moi de faire un petit bilan après ces trois premiers mois passés à bord. Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette nouvelle saison a plutôt commencé de façon chaotique sur TEIVA…

Depuis notre arrivée à bord, début novembre, nous avons cumulé les pannes et passé plus de temps à réparer ou faire réparer qu’à naviguer… Sainte Anne était devenu notre Q.G. !

J’avais le sentiment de ne pas avoir vraiment commencé l’aventure… (quoi que… Les « emmerdes » font-elles partie de l’aventure ? ). Et on a traversé quelques périodes de découragement et de doute… Mais qu’est-ce qu’on fout dans cette galère ?! À tel point qu’on en arrivait presque à oublier la chance que l’on a de vivre notre rêve !

Heureusement, les copains ne sont jamais bien loin pour nous aider à démonter, tester, réparer, porter, remonter… Mais aussi pour remonter le moral des troupes autour d’un ti’punch,  s’occuper de notre petit mousse afin que le capitaine et son second se retrouvent ou juste avec un petit commentaire sur le blog 🙂

Finalement, tous ces imprévus nous ont permis de faire de belles rencontres ! On a fait la connaissance de nouveaux équipages et passé de bons moments avec ceux que l’on connaissait déjà 🙂  Quant à Jean-Roch, côté bricolage il est bientôt prêt pour le Pacifique !!!

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Et le capitaine dans tout ça ?!

« Côté bricole peut-être !! mais pas convaincu pour le reste!  »