Une grande navigation :-)

Depuis notre transat faite il y a un peu plus d’un an, nous sillonnons les petites Antilles sur TEIVA. Chaque île est proche de la suivante et nos navigations ne dépassent que très rarement une journée. Pour aller des B.V.I. aux Turks and Caicos nous devons parcourir plus de 400 miles nautiques, soit environ 750 kms… en voilier, ça commence à faire !

1. Petites Antilles

2 (2)

 

Mardi 20 mars 2018, on quitte JOST VAN DYKE, direction les TURKS AND CAICOS. Il y a peu de vent, on va naviguer plein vent arrière, c’est l’occasion ou jamais de mettre notre spi ! On doit vous avouer humblement qu’on ne l’a jamais utilisé… On l’a bien essayé une fois, vers la Grande Motte avec Florent il y a de cela plus de deux ans, mais il n’y avait pas assez de vent et il ne se gonflait pas 😦

Aujourd’hui, si on ne veut pas arriver à destination un jour ou deux après LOTUS, il faut qu’on se lance ! Et c’est magique 🙂  Bon, les puristes auront surement quelques remarques à faire sur les réglages… Mais on est quand même assez fiers de nous. On rattrape LOTUS et en fin de journée on est loin  devant 😉

 

Mais la nuit tombée on affale notre spi, LOTUS n’affale pas le sien. Au réveil on ne le voit même plus, il est très loin devant nous 😦  Allez, on remet le spi ! Ça sera long, mais on rattrape à nouveau LOTUS 🙂   La classe me direz-vous ?! Pour être honnête, pas tout à fait… Notre spi est tout simplement beaucoup plus grand que le leur ! (mais ne le dites à personne 😉 ).

La deuxième nuit on n’affale pas le spi. Dans la nuit le vent se lève un peu, on surveille… Pendant mon quart on fera un surf à plus de 15 nœuds sous spi 😉 C’est agréable, on glisse, ça serait parfait sans cette migraine qui me poursuit depuis la veille et qui durera jusqu’à l’arrivée…

 

En milieu de journée on approche du « Silver Bank ». C’est un plateau sous-marin de plus de 50 km de large qui remonte de 30 à 12 mètres en plein milieu de l’Atlantique, parsemé de nombreuses patates de corail (mal cartographiées…). C’est un lieu de rencontre et de procréation pour les baleines à bosses. On hésite entre passer au nord du Silver Bank ou le traverser… LOTUS nous dit à la VHF qu’il y va, alors on y va aussi ! On naviguera plusieurs heures dedans (le temps de le traverser), par moins de 15m de fond en plein milieu d’un Océan, c’est impressionnant ! Au début, on ne voit rien… puis j’ai l’impression de voir une voile blanche au loin, mais elle disparait… Puis apparait à nouveau ?! Ça n’est pas un voilier, mais une gerbe blanche d’eau faite par une baleine qui saute !

2 (3)

 

On a affalé le spi, on est au moteur, avec Jean-Roch à l’avant, en vigie. Tout autour de nous des jets d’eau nous indiquent la présence de baleines, elles sont souvent loin, parfois près… Deux Baleines passent doucement tout près de TEIVA… « Jean-Roch, elles vont nous rentrer dedans ! ». Mais non, elles dévient leur route à l’approche de TEIVA 🙂 Plus loin, deux ou trois baleines s’amusent à faire de grand sauts accompagnés d’énormes gerbes d’eau (que se passerait-il si elles faisaient ça à côté de TEIVA ?!).

On se pose un peu dans le cockpit lorsque l’on entend un souffle… Une baleine passe derrière nous, à quelques mètres de la jupe arrière !

TEIVA dans le « Silver Bank », photos prises par LOTUS :

_copie-0_IMG_0395

_copie-0_IMG_0394

 

 

 

Le « Silver Bank » en images : 

(je le sais, mes photos ne sont pas extraordinaires… mais c’est mieux que rien non ?! )

 

Merci Elodie pour ce montage, je l’ai chipé sur ton blog 😉

TROP BEAU !!!

_copie-0_IMG_5577

 

On en prend plein les yeux pendant plus de six heures 🙂 On quitte le « Silver Bank » à la nuit tombée, on ne voit plus les fonds… Un pêcheur appel à la VHF « sailor boat, sailor boat… » mais je ne comprends pas la suite… Heureusement, Julien finit par lui répondre. Il nous explique en Français que l’on se dirige dans une zone où il y a des patates de corail. Il dit que tous les ans des voiliers s’échouent 😦  On verra que notre carte marine est en fait décalée de 2 miles (presque 4 km) ! On n’allait vraiment pas au bon endroit…

 

Cette traversée aura aussi été sous le signe de la pêche. Le deuxième jour on a dû remettre notre première prise à l’eau, c’était un Barracuda (vous vous souvenez, la ciguatera…). Le troisième jour, un superbe thon mord à l’hameçon (on rêve de daurade coryphène, mais c’est toujours mieux que rien 😉 ). On mangera du poisson aux Turks and Caicos 🙂

 

Vendredi 23 mars, vers midi on est dans le « Turks Bank ». La carte indique « unsurveyed » et «numerous heads »… Il y a moins de 15m de fond et de nombreuses patates de corail, Jean-Roch reprend sa place de vigie !

Trois baleines  viennent nous accueillir, elles longent TEIVA puis passe dessous pour réapparaitre de l’autre côté. Un peu plus tard, deux petits dauphins viennent jouer avec l’étrave du bateau. Je crois que ça va nous plaire les Turks and Caicos !!!

 

IMG_5882

 

Deux jours et 23 h après notre départ on essaye de trouver un mouillage derrière SALT CAY aux Turks and Caicos. Mais ça bouge trop, la houle rentre. Après un deuxième essai de mouillage de l’autre côté de l’île on se rabat vers COTTON CAY, mais ça bouge encore trop… Alors que l’on a fait notre dernière journée de navigation au moteur faute de vent, voilà qu’il se lève pour nous embêter au mouillage ! On trouvera finalement derrière GRAND TURK, à White Sand Beach un endroit bien abrité du vent et de la houle.

 

 

Nos derniers jours aux B.V.I.

 

1

 

Avant d’aller faire notre dernier mouillage aux B.V.I. ,  sur JOST VAN DYKE, on va faire notre clearance de sortie et un ravitaillement à Road Harbour, sur TORTOLA. Encore une fois, l’équipage de TEIVA l’emporte 😉  En quoi me direz-vous ?! Et bien en quantité de sacs de courses et surtout en poids à trimbaler du magasin à notre annexe… Il faut dire que sur LOTUS on boit l’eau du désalinisateur, pas sur TEIVA… Alors, on a beau boire pas mal de ti’punch, comme on boit aussi un peu d’eau , on porte les bouteilles d’eau minérale. En général, Jean-Roch transporte toutes les bouteilles d’eau et moi les sacs de courses. Cette fois-ci Julien a eu pitié de moi et m’a soulagée d’un sac qui devait bien faire plus de 15 kg ! (je me demande si on ne mange pas un peu trop sur TEIVA…).

Arrivée à Road Harbour :

 

Road Town : une ville ravagée par Irma…

 

On quitte TORTOLA en début d’après-midi et on atteint JOST VAN DYKE en un peu plus de deux heures. Sur les conseils de JUST A DREAM, j’aurai bien aimé aller passer une soirée au Foxy’s Bar à Great Harbour (le plus ancien établissement de l’île). Mais on va finalement privilégier la jolie plage de White Bay…

 

Navigation de TORTOLA vers JOST VAN DYKE :

 

 

White Bay (comme son nom l’indique), est une très jolie plage de sable blanc. On emprunte une passe étroite pour atteindre le mouillage qui se fait derrière une barrière de corail. Il y a peu de place pour jeter l’ancre entre la barrière de corail et la plage. Toute la partie droite de la baie est aménagée de bouées. On jette l’ancre à une vingtaine de mètres du rivage, dans une eau turquoise, avec 2 mètres de profondeur, c’est magnifique 🙂

2

 

Mouillage à White Bay sur JOST VAN DYKE :

 

Avec Théo on ne tarde pas à rejoindre la plage 🙂  On veut en profiter au maximum, demain on prend la mer pour trois jours de navigation qui vont nous conduire aux Turks and Caicos.

 

 

On est riche :-)

On a eu la connaissance de ce coquillage, appelé « monnaie Caraïbe », lors de notre passage aux Saintes et on n’en avait jamais vu sur les plages. Elodie a trouvé le premier sur la plage de PRICKLY PEAR Island, elle n’en avait jamais vu auparavent elle non plus. Un jour plus tard, elle a trouvé une mine de « monnaie Caraïbe » aux Baths sur VIRGIN GORDA et nous a fait partager sa découverte !

On a maintenant un trésor sur TEIVA 🙂

IMG_6298

 

Petite parenthèse culturelle :

Le Cyphoma gibbosa Linné, ou langue de flamant, est aussi appelé monnaie Caraïbe. Au XVIIè, XVIIIè et XIXè siècle il circulait dans les Antilles parallèlement aux monnaies Européennes, et essentiellement dans les populations indigènes.

 

Une belle rencontre aux B.V.I. :-)

Jeudi 15 mars 2018 nous quittons les Baths, direction ANEGADA, l’île la plus au nord des B.V.I.  On l’atteindra en un peu moins de 3 h de navigation sous gennaker. Il n’y a pas plus de 15 m de fond sur plus de 10 miles qui séparent VIRGIN GORDA et ANEGADA, l’eau est turquoise, c’est magnifique !

0

 

L’arrivée se fait par une passe étroite entre des barrières de corail. Le chenal d’accès est balisé, mais les fonds ne dépassent pas 2 à 3 mètres. On n’a pas l’habitude…

Beaucoup de bouées payantes sont installées et la zone de mouillage sur ancre est limitée. On continue le chenal vers le nord-ouest pour aller jeter notre ancre au plus près de la plage. Il est conseillé d’approcher le mouillage par bonne visibilité, mais l’eau est laiteuse, on n’y voit pas à plus de 10 cm de profondeur ! On va tout doucement, les yeux rivés sur le sondeur. On passe par des fonds d’à peine plus d’un mètre… On n’aime pas trop !

1

2 (2)
TEIVA au mouillage à ANEGADA

 

 

La manœuvre pour se mettre face au vent et jeter l’ancre est difficile… Y a-t-il trop de vent ? TEIVA n’est pas très conciliant 😦  L’ancre est enfin jetée, mais je trouve que l’on est trop près du bateau d’à côté… Allez, on recommence ! Mais je n’arrive plus à passer la marche arrière sur le moteur tribord… Après plusieurs essais infructueux on se rend à l’évidence, on a un problème !!! Et mer…credi. Jean-Roch va dans la cale moteur, il y a bien un problème avec le câble qui commande l’inversion des moteurs. Le moteur tribord est bloqué en marche arrière ! (et oui Domy, il se passe toujours des choses extraordinaires sur TEIVA 😉 ). Lorsque j’accélérais en marche avant, le moteur allait en marche arrière… On comprend mieux les problèmes rencontrés lors de la manœuvre !

On déplace quand même TEIVA en n’utilisant que le moteur bâbord cette fois ! On est maintenant bien positionné, Jean-Roch et Julien regarderont ça de plus près ce soir. Le câble s’était décroché au niveau de la poignée de commande. Plus de peur que de mal ! Après un petit exercice de contorsionniste fait par Julien, tout est remis dans l’ordre 🙂

 

Au mouillage l’équipage de LOTUS retrouve un bateau de voyage qu’il a rencontré à Deadman Bay sur PETER Island après notre départ : Olivier, Emilie et leurs deux enfants Virgile (9 ans) et Baptiste (6 ans 1/2). Ils font une parenthèse de 6 mois sur JUST A DREAM, un lagoon 400 qu’ils ont loué au Marin en Martinique.

Les présentations sont faites, les enfants passent un grand moment à jouer sur la plage et on finit tous à l’apéro sur JUST A DREAM ! Théo et Virgile papotent longtemps ensemble dans la chambre (et oui, sans tablette !), ils s’entendent très bien. Quant aux grands, nous passons une très agréable soirée, on a fait une belle rencontre aux B.V.I.  🙂  Théo et Virgile sont déçus de devoir se quitter si vite, demain chacun repart de son côté… JUST A DREAM redescend tranquillement vers la Martinique (la parenthèse se termine bientôt), alors qu’avec LOTUS on continue vers le nord.

 

Pour ce qui est d’ANEGADA, on n’a pas été emballé… L’île est souvent comparée à BARBUDA que l’on avait adorée l’année dernière. Nous, on ne l’a pas trouvée aussi belle… Il faut dire que les plages ont été abîmées par Irma. De plus, la houle des derniers jours a tellement remuée la mer qu’elle est laiteuse (adieu les dégradés de bleu…). Les bords de la plage où l’on est allé sont vaseux… Bref, on n’a pas du tout envie ni de marcher dans l’eau, ni de se baigner 😦

Le guide PATUELLI indique que plus à l’ouest, en contournant la barrière de corail, se trouve une des plus belles et sauvages plages des B.V.I. . Les conditions météo ne nous permettent pas d’aller le vérifier… (il faudra que l’on revienne !).

À terre, derrière Setting Point, on trouve quelques petites boutiques d’articles divers et de souvenirs, un peu de ravitaillement si besoin, mais rien d’extraordinaire.

 

Vendredi matin on lève l’ancre, direction GORDA SOUND, au nord de VIRGIN GORDA. C’est un grand lagon, protégé du large par des barrières de corail et des îles. Nous jetons l’ancre face à PRICKLY PEAR Island (un ancien repaire de pirates 😉 ), sous VIXEN Point.

24 (0)

 

Face à nous il y avait un petit restaurant, mais nous n’irons pas y manger des langoustes… Irma nous a devancé 😦

 

Nous allons faire un petit tour en annexe dans EUSTATIA SOUND, c’est la désolation ! Presque 6 mois après le passage d’Irma, alors que la prochaine saison cyclonique approche, tout reste à faire…

 

De retour sur TEIVA on a une très belle surprise, l’équipage de JUST A DREAM arrive !!! Théo est aux anges 🙂  On va en profiter au maximum ! Ce soir, c’est apéro sur TEIVA et demain on partira un peu plus tard pour que les enfants puissent encore se voir.

IMG_5057
« Bon vent » JUST A DREAM 🙂

B.V.I. : The Baths sur VIRGIN GORDA

Mardi 13 mars 2018, après 1h10 de navigation tranquille depuis SALT  Island, on jette notre ancre à Big Trunk Bay, au nord des Baths. Notre mouillage est face à une grande plage de sable blanc, encadrée de gros blocs de granit. C’est la seule plage des Baths où le mouillage se fait sur ancre. En face de toutes les autres plages, des mouillages pour la journée sont aménagés sur bouées.

plan

 

The Baths est l’un des sites les plus remarquables des B.V.I., constitué d’un amoncellement de rochers de granit qui forment un labyrinthe naturel où alternent petites piscines d’émeraude et sable blanc. Bon, à quelques détails près, j’ai recopié le texte du guide… S’il est vrai que le site est magnifique, je ne suis pas sure qu’il soit à la hauteur de Cavallo ou des Lavezzi en Corse 😉 Mais suis-je bien objective ?! (à vous d’en juger avec les photos 🙂 )  Quoi qu’il en soit, on a tellement aimé qu’on reviendra y passer une nuit après notre escale à ANNEGADA !

Dès notre arrivée on met le kayak à l’eau pour rejoindre la plage. Théo y trouve un superbe terrain de jeux : surf sur les vagues et escalade des rochers. Puis on emprunte un chemin piéton qui longe la plage et passe au milieu des blocs de granit pour rejoindre les plages plus au sud. Lorsque le chemin s’arrête on essaye de poursuivre en escaladant les rochers, mais on sera vite bloqué ! Théo s’en sort en sautant d’un haut rocher dans la mer, Jean-Roch et moi, un peu moins courageux, sommes quittes pour désescalader 😦

 

Le lendemain LOTUS nous rejoint et nous passons la journée à la plage. Balade, baignade, pique-nique, escalade et plongeons…, Lilas, Violette et Théo dormiront bien ce soir ! (Et les parents aussi d’ailleurs 🙂  )  De retour vers le bateau la mer s’est levée. En jouant dans les vagues Théo perd ses lunettes de soleil achetées il n’y a pas si longtemps à Saint Barth… On ne les retrouvera pas 😦

 

Un champion de saut !!!

FILM EN ATTENTE… ( je n’ai pas assez de débit internet pour le télécharger 😦  )

 

La nuit de mercredi à jeudi est mouvementée… Une forte houle s’est levée et nous chahute un peu trop à mon goût. Ça déferle sur la plage et les vagues s’éclatent violemment sur les rochers. Face à TEIVA s’offre un tout autre paysage, presque hostile. J’attends avec impatience le réveil de Jean-Roch pour quitter au plus vite notre mouillage ! On ira s’amarrer à une bouée plus au sud, avant de se décider à quitter les Baths, direction ANEGADA.

 

On reviendra aux Baths le dimanche suivant, pour aller faire un parcours aménagé dans les blocs de granit « CAVE and THE BATHS ». On se met directement sur bouée et on y restera une nuit (ça n’est normalement pas autorisé, mais on a vu des bateaux le faire… alors pourquoi pas nous ?!). La houle est beaucoup moins forte que lors de notre dernier passage, mais le drapeau rouge pour la baignade est toujours levé !

 

 

 

Les îles du sud aux B.V.I.

Vendredi 9 mars 2018 on quitte la baie de Road town pour les îles du sud aux B.V.I. : Norman Island, Peter Island, Salt Island, et Cooper Island.

Les B.V.I. sont constituées d’un chapelet d’îles très proches les unes des autres. Elles forment un grand bassin protégé, au milieu duquel on fait des sauts de puce pour aller d’une île à l’autre. Il y a une grande concentration de voiliers, surtout des catamarans. Les plus fainéants ne lèvent même pas leurs voiles pour aller d’une île à l’autre. Mais bien sûr, pas de ça sur TEIVA !

 

1. NORMAN Island

Notre première navigation nous conduit en un peu plus d’une heure dans la grande baie « The Bight » sur la côte ouest de Norman Island. Comme dans tous les mouillages aux B.V.I. elle est équipée de bouées, à 30 dollars la nuit ! Mais on peut aussi y jeter l’ancre et ça nous arrange bien 🙂

 

Face à nous une jolie plage, sur sa gauche un bateau-grue échoué… Dessus, un superbe catamaran : « Moon Shadow ». Mais il n’a plus de mat et sa coque est complètement écrasée par le bras de la grue qui lui est tombée dessus !

 

Au fond de la baie une autre plage, avec un joli sable blanc (mais ça n’est pas le sable d’origine !). D’un côté de la plage un petit restaurant tout neuf en activité, « Pirate Bight », de l’autre des palissades pour cacher celui qui a été détruit par le cyclone… Encore et toujours des stigmates d’Irma…

 

On ira faire une petite balade pour atteindre le sommet de l’île, qui culmine à 130m d’altitude. Après une première tentative échouée de l’ascension par la face sud (Jean-Roch a essayé de nous perdre dans le maquis local !), les deux équipages de LOTUS et TEIVA au complet, ont atteint le sommet de façon héroïque 🙂  (le départ du sentier se fait depuis l’ancien ponton, à droite des établissements et non depuis la plage face à laquelle on est ancré…).

Tentative d’ascension par la face sud :

 

Ascension au sommet de NORMAN Island :

 

Pour finir, nous irons à la recherche du trésor, dans les grottes de Privateer Bay. Selon certains, Robert L. Stevenson aurait eu la connaissance de la découverte de ce trésor par une vieille lettre d’un aïeul et se serait inspiré de ce récit pour écrire son célèbre roman « l’île au trésor ». Mais nous avons dû être doublés… et nous rentrerons bredouilles au bateau 😦

 

2. PETER Island : GREAT Harbour

Après deux nuits passées sur NORMAN Island nous levons l’ancre, direction PETER Island, que l’on atteint en à peine plus d’une heure. Nous devions aller à Deadman Bay, mais il nous semble qu’il y a trop de houle… Nous nous arrêtons donc juste avant, à Great Harbour.

1

 

La baie est sauvage, mais ravagée par le passage d’Irma ! Sur la plage il y a des tas d’arbres déracinés, le peu d’habitations est détruit…

Nous y retrouvons avec plaisir Janik et Marc. Après un petit apéro sur la plage (on ne se refuse rien sur TEIVA 😉 ), nous passerons la soirée sur GOOD LIFE. Le lendemain matin on part rejoindre LOTUS qui est allé directement à Deadman Bay.

 

3. PETER Island : DEADMAN Bay

Lundi matin on retrouve LOTUS à DeadMan Bay, en 1/2h de moteur… (j’avais parlé de fainéants qui ne levaient pas leur voile ?!). Le mouillage est superbe, face à une très jolie plage de sable blanc. Les guides nous disent que la plage est privée, mais comme l’hôtel à qui elle appartient a été complétement détruit par Irma, elle est à nous ! Ne dit-on pas que le malheur des uns fait le bonheur des autres ?!

 

PETER Island sera pour nous une belle pause château de sable et détente 🙂 Autour de TEIVA une grosse tortue rode, Elodie est allée nager un peu avec elle et nous a données ses photos.

25

 

4. COOPER Island et   5. SALT Island

On a la bougeotte sur TEIVA et mardi matin on lève déjà l’ancre pour COOPER Island. Manchioneel Bay a l’air superbe sur le PATUELLI (la bible du navigateur aux Antilles) et j’aimerai bien aller y jeter un coup d’œil ! Mais c’est la déception… La plage est beaucoup moins belle qu’à Deadman Bay, et surtout le mouillage est complétement occupé par les bouées… Les jolis palmiers ont été décapités par Irma, les bâtiments sur la plage sont en travaux. Bref, on ne s’arrêtera pas à COOPER Island, cap sur SALT Island !

 

On ne fera qu’une toute petite pause repas dans la baie de SALT Isalnd… Ça n’est pas extraordinaire non plus 😦  Avec Théo on ne quittera même pas TEIVA ! Le capitaine mettra les pieds à terre et y fera un petit snorkeling, mais il n’est pas emballé lui non plus…

 

On repart en début d’après-midi pour les Baths, sur VIRGIN GORDA 🙂

 

Arrivée aux B.V.I.

Mercredi 7 Mars 2018 on lève l’ancre de Sint Maarten à 18h15, direction les B.V.I. (British Virgin Islands ou les îles vierges Britanniques 😉 ). Il n’y a pas trop de vent, on mettra 15h20 pour parcourir 80 miles… Pas de quoi rentrer dans les annales, mais au moins, personne n’est malade 🙂

bvi 2

 

Arrivée aux B.V.I. :

 

 

bvi

 

Au lever du jour on aperçoit les B.V.I. face à TEIVA. Le vent est toujours faible et on sort notre genneker. Sur babord Jean-Roch aperçoit des jets d’eau, on est accueilli par une baleine et son petit qui passent à quelques centaines de mètres de nous 🙂  (désolée, les photos ne sont pas très belles…).

 

On arrive aux B.V.I. par la passe entre Virgin Gorda et Fallen Jerusalem. Ça déferle sur les blocs de granite de Fallen Jerusalem et des Baths, c’est majestueux. On longe la côte jusqu’à Spanish town où l’on va se mettre à une bouée face à la marina « Virgin Gorda Yatcht Harbour ». On envisage d’aller y faire notre clearance d’entrée aux B.V.I., mais Jean-Roch hésite… Les vagues déferlent, face à nous un mur blanc et on ne sait pas si l’entrée du port est praticable sans danger ! Cette houle de nord a décidé de continuer à nous embêter…

 

Sur les conseils de LOTUS, qui est arrivé un jour avant nous aux B.V.I., on largue les amarres. Nous allons nous retrouver à Road Town sur Tortola, à un peu moins de 2 heures de navigation. On est invité à manger sur leur bateau 🙂  Mais les navigations ça creuse… Théo prendra un petit en-cas en chemin !

 

La baie de Road Harbour et ses alentours représentent la plus grande concentration de marinas des Petites Antilles. Toutes ont été touchées par le passage d’Irma, en septembre 2017.  Là encore on sera impressionné par les stigmates du cyclone, 6 mois après son passage…

On a jeté l’ancre face au bâtiment indiqué sur les guides pour aller faire la clearance, mais il a été endommagé et il est en travaux… Jean-Roch et Julien auront bien du mal à trouver l’emplacement des nouveaux bureaux pour effectuer la clearance. Ils sont envoyés d’un lieu à un autre… sans succès 😦  Ils ont même hésité à retourner les faire à Virgin Gorda Yatch Harbour ! Mais ils finiront enfin par les trouver, ils ont été déplacés en face du grand quai « Cruise Ship Dock » qui accueille les bateaux de croisière, dans des petites maisons en bois.

 

Notre mouillage n’est pas très confortable ici non plus (deviendrait-on difficiles ?!). Nous ne resterons qu’une nuit et nous n’aurons qu’une brève aperçue de Road Harbour… Peut-être y retournerons nous pendant notre séjour aux B.V.I. ?

Au moment où l’on se préparait à lever l’ancre pour Norman Island, un catamaran vient jeter l’ancre face à nous. GOOD LIFE… ce nom me dit quelque chose. Mais oui, c’est bien Marc et Janik de Haute Savoie ! Le monde est petit non ?!

 

 

Sint-Maarten

La nuit de mardi à mercredi la houle se lève dans la baie de Marigot et la pointe des falaises ne nous protège plus… Le bateau tire sur son ancre et lorsque le mouillage se tend on ressent de forts à-coups. Ça n’est pas confortable du tout et un peu impressionnant. Heureusement que l’on a notre superbe ancre ROCNA 🙂  (je me demande si je ne vais par leur demander un petit quelque chose pour la pub que je leur fais sur le blog !). Je dors mal et vers 5 – 6 h du matin je suis debout et je vois de la lumière sur VENT D’AILLEURS. Gilbert est à l’avant, le moteur tourne, et j’entends leur guindeau fonctionner ! Ils partent ?! Ou alors on est trop près et ils lâchent un peu plus de chaine ?! Ni l’un ni l’autre… Ils nous expliqueront qu’avec les à-coups leur « patte d’oie » s’était sectionnée !!!

Mercredi 7 mars 2018 au matin (joyeux anniversaire Anne-Laure 😉 ), on quittera vite ce mouillage inconfortable pour Simpson Bay à Sint-Marteen. L’île de St Martin est partagée en deux. La partie Française de St Martin est la plus importante en superficie. L’autre partie, Sint-Maarten faisait partie des îles sous le vent Hollandaises. Depuis Octobre 2010, suite à un référendum, son statut est celui d’un état autonome  rattaché directement au royaume de Hollande. Le Néerlandais y est peu pratiqué, la langue usuelle est l’Anglais. Cette partie de l’île prétend au surnom de « Petit Hongkong » des Antilles, car tout y est hors taxes. L’aéroport international de l’île est à Sint-Maarten (mais il a été financé en partie par St Martin).

1

 

Tout près de notre mouillage, un chenal conduit au lagon. Celui-ci est connu comme un abri en cas de cyclone et ce lagon est devenu le plus grand « garage à bateaux », surtout de grosses unités,  de toutes les Petites Antilles. En venant de la mer l’accès au lagon est conditionné par l’ouverture du pont-levant routier qui s’effectue 3 fois par jour. Toutefois, vu l’exposition au vent de cette vaste zone, les bateaux qui étaient présents lors du passage de Maria y ont subi de gros dégâts et, tout comme dans la partie Française, le lagon s’est transformé en cimetière à bateaux…

 

 

 

 

Sint-Maarten sera l’escale de l’au-revoir avec Gilbert et Isabelle 😦  Un dernier repas sur VENT D’AILLEURS, une balade ensemble dans la partie Hollandaise, une petite bière sur TEIVA… On a partagé tellement de bons moments ensemble 🙂  Et vous avez toujours été là pour nous dans les moments difficiles… Comment va faire Théo sans papy et mamie ?! Encore un grand merci à tous les deux et ne changez rien 😉

DSCN5848
Au revoir Gilbert et Isabelle 🙂

 

On ne fera plus d’apéro ensemble, ni sur VENT D’AILLEURS, ni sur TEIVA, mais on se retrouvera bien en Bretagne, en Corse ou en Haute-Savoie 🙂  Profitez bien de la fin de votre aventure Antillaise et toi Gilbert, bonne transat retour !

Quelques souvenirs en images de moments partagés…

GROS GROS BISOUS DE NOUS TROIS  🙂

 

 

 

La clearance à Marigot

On est à St Martin depuis quelques jours, mais on n’a toujours pas fait notre clearance d’entrée… Pas sérieux me direz-vous ?! Vous n’avez pas totalement tort 🙂  Mais pour notre décharge, on doit aller à Marigot pour la faire et la houle de nord rend la baie très inconfortable, voir limite au niveau sécurité ! Et nous on est très à cheval sur la sécurité 😉

On est en alerte météo orange pour forte houle. Gilbert et Isabelle, qui sont arrivés un jour avant nous à Marigot, ont été impressionnés. La baie de Marigot est très grande, ouverte plein nord et avec peu de fond (jamais plus de 10m, souvent autour de 4m). La forte houle qui rentrait déferlait dans la baie !

0

 

Mardi 6 mars 2018, on lève l’ancre de l’îlet Pinel à 6h45 (dire qu’il y en a qui pensent qu’on se la coule douce aux Antilles…) et à 8h30 on prend notre petit déjeuner au mouillage, derrière la marina en arc de cercle « Fort Louis » de Marigot.

 

On ne fait qu’une brève escale à Marigot, qui ne nous a pas donné le temps de pouvoir l’apprécier. Du bateau on voit des bâtiments ravagés par le passage du cyclone… Notre seule sortie à terre nous a conduits à pieds dans la zone industrielle, à la recherche du SUPER U, pour faire un dernier plein de courses « Françaises ». Par contre, si la ville ne nous a pas séduits, le SUPER U a fait l’unanimité 😉 Une vraie caverne d’Ali baba, on y trouve de tout !!! Notre seule limite sera notre capacité à porter tous les trésors que l’on y prend et on en a peut-être pris un peu trop… Je pense que j’ai pris 10 cm de plus à chaque bras !

 

On en profitera aussi pour faire le plein des réservoirs, car les carburants sont détaxés et donc beaucoup moins chers. Mais la houle résiduelle (les filles, vous voyez ce que je veux dire ?! 😉 ) nous empêche l’accès au ponton des carburants avec TEIVA… Ça déferle ! C’est donc en annexe, chargé de bidons que Jean-Roch fera le plein.

 

Avec Théo on en profite pour aller faire une petite incursion en annexe dans le lagon. La station est juste à l’entrée du canal qui y conduit. On passe sous le pont-levant routier de Sandy Ground pour y accéder. Là aussi, comme dans toute l’île, c’est la désolation… Après le passage du cyclone Maria le lagon s’est transformé en cimetière à bateaux 😦 C’est inimaginable…

Le lendemain, on ira avec Gilbert et Isabelle jusqu’à la petite marina Port la Royale, au nord du lagon. Elle aussi est dévastée… Au milieu des bâtiments éventrés, seul un petit restaurant à rouvert.

 

En fin de journée on change de mouillage pour aller se rapprocher de VENT D’AILLEURS et de LOTUS qui ont cherché un endroit relativement bien protégé de la houle (vous vous souvenez ? la fameuse houle résiduelle 😉 ).

Et ce soir s’est apéro sur TEIVA 🙂  Le dernier avec les trois équipages… LOTUS part dans la nuit pour les BVI, on les rejoint dans un jour et VENT D’AILLEURS va redescendre vers la Guadeloupe…

100
Regardez ce que l’on boit à l’autre bout du monde 🙂

La désolation sur St Martin…

Après avoir quitté notre petit coin de paradis on va s’amarrer à l’abri de l’îlet Pinel, face à St Martin.

 

Le mouillage est tout près de St Martin et c’est en annexe que l’on va se faire une première idée des ravages faits par le cyclone Maria sur l’ile. Un des côtés de la baie, moins touché par le cyclone, a de superbes maisons intactes. De l’autre côté, un tout autre spectacle. Des maisons éventrées, d’autres sans toits, des bateaux abimés… Un bateau encastré dans une des maisons !

Peu de travaux sont en cours. Tout semble figé alors qu’il s’est écoulé plus de cinq mois… Un tel contraste par rapport à St Barth… Mais les deux îles sont bien différentes et la population et les moyens ne sont pas les mêmes.

On apprendra aussi par un restaurateur de l’îlet Pinel que l’état a interdit la reconstruction pour beaucoup de maisons en bordure de côte qui ont été submergées par les flots… Chaque propriétaire doit déposer un dossier dans l’espoir d’obtenir une autorisation. En attendant, c’est la désolation ! On n’a vu des travaux en cours que dans une maison sur les dizaines dévastées… À Orient Beach la vie semble s’être arrêtée !