Nos premiers jours aux Bahamas

Nous passons nos premiers jours aux Bahamas près de Great Exuma. Dans une petite semaine Edgar, Lilian, Anne et Florent arrivent de Sallanches, on veut faire une petite beauté à TEIVA 😉

Vendredi 30 mars au matin on jette l’ancre devant George Town. Jean-Roch doit aller faire la clearance avant le week-end, mais où sont les bureaux ? C’est à chaque fois le même casse-tête… On ressort nos livres sur les Bahamas (en Anglais…) et le premier qui trouve a gagné ! Mais on ne trouve rien… Il semble qu’il faille aller dans une marina 20 miles plus au nord !!! Là, tout de suite ?! On n’a pas le courage… Le capitaine met quand même l’annexe à l’eau et va jeter un coup d’œil à George Town. Mais il trouve tout fermé ! On est vendredi Saint et c’est un jour férié 😦   Il revient à bord dépité… Lundi de Pâques étant aussi férié, on a 4 jours « d’over time » devant nous…  (vous vous souvenez, on paye plus cher les démarches en dehors des heures ouvrées ).  On vit un peu en dehors du temps sur TEIVA et on n’a pas vu Pâques arriver ! Fatigués par les deux jours de navigation, on décide d’aller se trouver un petit mouillage sympa face à George Town. On prendra une décision demain, lorsque l’on aura les idées un peu plus claires.

Le lendemain on reprend nos guides et on trouve enfin ce que l’on cherchait. Il y a bien de quoi faire les démarches à George Town  (ça nous étonnait un peu quand même !)  Jean-Roch s’y rend, mais trouve porte close 😦  C’est un policier en week-end, qui lavait sa voiture devant les bureaux, qui sauve notre capitaine ! Il lui explique qu’il doit aller faire ses démarches à l’aéroport et trouve même un ami à lui qui fera office de taxi à moindre coût !  Conduit par Phil, Jean-Roch revient 3h plus tard avec la clearance en main (obtenue sans « over-time » ) et un forfait téléphonique avec internet illimité pour un mois. Nous voilà en règle et à nouveau connectés au monde 😉  Il en aura coûté 300 dollars pour la clearance qui nous donne le droit de naviguer et de pêcher pendant un an aux Bahamas (et pourquoi pas ?! 😉 ), 120 dollars pour le forfait internet et 60 dollars de « taxi ».

Un jour après notre arrivée on est en règle aux Bahamas : 

 

On est un peu surpris par le temps. Le soir il fait frais, on hésite à manger dehors ! Théo s’enroule dans son plaid, on sort les polaires… On n’est plus aux Antilles, c’est sûr ! L’eau est bonne, mais on n’a pas trop envie de se mouiller. En fait, dans une semaine le temps changera et on retrouvera des températures beaucoup plus clémentes, voire carrément chaudes parfois 😉 .

Face à George Town se trouve une île tout en longueur « Stocking Island » qui protège le lagon de l’Océan Atlantique. Entre les deux il n’y a guère plus de 3 m de profondeur et quelques bancs de sable à éviter, l’eau est claire et nous offre de superbes dégradés de bleus.

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On jette l’ancre face à une très jolie plage de sable blanc :

 

À droite il y en a d’autres toutes aussi belles :

 

 À gauche aussi ! On aura de quoi faire en attendant les copains 🙂

 

Samedi nous partons nous balader un peu à George Town. On rejoint le lac Victoria par un étroit passage sous un pont et on s’amarre au ponton mis à disposition des annexes. Il est à deux pas de la superette « Exuma Markets » et on y trouve un robinet d’eau potable à disposition des plaisanciers. Le ciel est couvert, les couleurs ne sont pas très belles, mais George Town a quand même du charme ! C’est une toute petite ville (on dirait plutôt un village), pas très animée en ce week-end de Pâques…

 

Dans «l’Exuma Markets » on trouve beaucoup de choses, mais il faut bien regarder les prix… Le litre de lait, tout comme la bouteille d’Evian sont à plus de 5 dollars (ça n’est pas grave, on boit plutôt du rhum sur TEIVA 😉 ), la barquette de fraises à 15 dollars (mais non Théo, maman n’est pas une mauvaise mère si elle ne t’en achète pas…) et au rayon charcuterie on ne trouve que du bacon (j’exagère à peine…). On va apprendre à manger différemment aux Bahamas !

 

 

Deux jours et on y est !

Au début de cette nouvelle saison on avait beaucoup d’incertitudes… Combien de temps allons-nous encore rester sur TEIVA ? Vers quelles destinations allons-nous voguer ? Nous n’avions qu’une seule certitude, pour Pâques 2018 nous serons aux Bahamas !

C’est le lieu où l’on s’est donné rendez-vous avec Edgar, Lilian, Anne et Florent qui vont nous rejoindre une semaine à bord puis ensuite Anne-Laure, Elodie, Louis, Clara et Ambroise 🙂

Et bien ça y est, on touche notre but ! Ce matin on quitte LOTUS avec qui on a fait un bon bout de chemin… Qu’est-ce que je n’aime pas les aux revoir…  (je ne sais pas faire 😦 ).  Un dernier saut à la plage et chacun poursuivra sa route. Julien, Elodie, Violette et Lilas vont vers la Jamaïque, puis les San Blas et Panama avant de rejoindre la Polynésie (mon rêve 🙂 ). TEIVA met le cap sur George Town aux Bahamas, deux jours de navigation et on y est 🙂

 

1. Route2. Navigation

 

Au revoir les copains 😦

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Dernière photo de famille 🙂

 

Mercredi 28 mars 2018, on quitte notre superbe mouillage de Gibb’s Cay devant LOTUS. On va se suivre encore quelques instants avant que nos routes ne se séparent. Un dernier au revoir à la VHF… Bon vent LOTUS 🙂  (J’espère bien venir vous voir un jour en Polynésie 😉 ).

En fin d’après-midi la canne se met à siffler 🙂  Ça sera un petit thon de 40 cm à peine. On a été habitué à mieux, mais on sera seuls pour le manger, ça nous suffira bien ! Je ne pense même pas à le prendre en photo… Mais pour ceux qui ne nous croiraient pas, j’ai pris en photo les filets avant qu’on ne les mange 😉

 

 

Jeudi, après une nuit de navigation rapide (un surf à 17 nœuds pendant mon quart 😉 ), et une deuxième prise de ris en pleine nuit, l’équipage se réveille tout doucement sur TEIVA et il ne fait pas chaud ! Vers midi on passe à côté d’une petite île « Plana Cays », avec une très jolie plage et de superbes fonds turquoises. Et si on s’y s’arrêtait pour manger ?! Finalement on va filer… On ne veut pas prendre le risque d’arriver trop tard aux Bahamas le lendemain !

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Il ne fait pas si chaud…

 

Plana Cays :

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Dans l’après-midi la canne siffle à nouveau, et cette fois ça a l’air d’être du gros ! J’essaye de ralentir un peu le bateau, mais on est sous gennaker et on avance trop vite… Jean-Roch a besoin d’aide, nous voilà à deux sur la canne à essayer de remonter notre prise. A-t-on suffisamment de fil ? La canne se courbe beaucoup plus que d’habitude, va-t-elle tenir ? Finalement j’abandonne Jean-Roch et je vais enrouler le gennaker avec Théo,  c’est une première ! Ensuite je mets en route un moteur et stabilise le bateau près du vent. Théo prend les commandes et je retourne aider Jean-Roch. Une bonne demi-heure plus tard on sort une daurade coryphène de 1m10 et 7kg600 !!!  Une de nos plus belles prises à ce jour 🙂

 

 

Une dernière nuit de navigation sous pleine lune, un lever  de jour dehors pour Théo (peut-être fait-il son quart ?!) et on arrive vers l’île de Great Exuma. Le ciel est couvert… va-t-on bien voir les fonds ? Peut-on faire confiance à notre traceur ?! On a beau dire, c’est quand même beaucoup plus simple lorsque l’on connait ! Quand on regarde les cartes on se demande bien par où on peut passer !!!

 

 

Autant vous dire que l’on va prendre la passe au moteur et parcourir les derniers miles qui nous séparent de George Town sans voile ! Même si un voilier nous nargue au loin 😉

 

 

Jugez par vous-même sur les photographies de l’écran du traceur lors de notre arrivée. Chaque croix rouge représente un rocher. Mais en réalité, on pourrait passer sur la majorité d’entre eux avec TEIVA qui n’a pas un grand tirant d’eau !

 

 

Là aussi, comme aux Turks, on est accueilli par un dauphin 🙂  Mais Théo dort toujours, il ne le verra pas. On a parcouru 355 miles nautiques en 1 jour et 21h, soit une moyenne de 7,8 Nœuds et on est bien content d’être arrivé !

 

 

 

Un petit coin de paradis aux Turks and Caicos.

Nous voilà aux Turks and Caicos Islands. Il y a de cela quelques semaines je ne savais même pas situer sur une carte ce petit chapelet d’îlots situé sur notre route entre les B.V.I. et les Bahamas ! Et après notre passage je ne pourrai guère vous en dire plus, car nous n’avons pas eu le temps de visiter… On restera près de l’île de Grand Turk et on ne fera que deux mouillages différents, dont le deuxième dans un petit coin de paradis que l’on a partagé avec LOTUS (et quelques autres bateaux de passage, mais ça c’est une autre histoire !)  🙂

 

À notre arrivée aux Turks and Caicos, après avoir « tourné » pendant plus de trois heures, on finit par trouver un mouillage bien à l’abri des vagues derrière Grand Turk. On est face à une grande plage de sable blanc, mais il y a quelques algues dessus et la mer est verte à cause des algues. Bref, ça n’est pas extraordinaire… Mais les grands sont contents de se poser enfin et les plus petits d’aller se dégourdir les jambes !

 

Clearance ou pas ?! On est vendredi, il faut se décider rapidement car les bureaux ferment souvent tôt et après c’est le week-end, donc « over time » et ça peut coûter beaucoup plus cher… Jean-Roch n’est pas très motivé… Pour les Turks and Caicos, ça sera donc sans clearance !

Le lendemain on va faire un petit tour dans la ville, ou plutôt ce que l’on croyait être la ville ! On se retrouve en fait dans un pôle commercial artificiel, construit pour les gens qui débarquent des bateaux de croisière. Il n’y a que des magasins de souvenirs, ou de produits de luxe détaxés et quelques bars et restaurants 😦  Et il n’est pas possible de rejoindre la ville de Cockburn, car elle est derrière une zone industrielle  et l’aéroport… Théo veut s’acheter des « m&m’s » dans un magasin détaxé, la vendeuse me demande ma carte d’embarquement ! Je lui explique que je ne viens pas du bateau de croisière, elle semble embêtée… Après quelques hésitations, elle me demande alors mon passeport, mais je ne l’ai pas 😦  Elle finira par accepter de me vendre les « m&m’s » lorsque je trouve finalement la carte nationale d’identité de Jean-Roch au fond de son portefeuille 🙂

 

Dimanche 25 mars 2018 on quitte ce mouillage pour aller ancrer à quelques miles de là, face à Gibb’s Cay. On a trouvé notre petit coin de paradis ! Une île déserte, avec une plage de sable blanc (sans algues 😉 ) et tout ça dans une eau limpide et turquoise 🙂

Arrivée à Gibb’s Cay :

 

Photos de drone du mouillage  😉 

 

On met vite le kayak à l’eau pour aller explorer Gibb’s Cay. Théo part avec Violette et Lilas à la découverte de son nouveau terrain de jeux pendant que l’on visite l’île (ce qui est relativement vite fait !). Sur la plage il y a des cairns, Théo rajoutera le sien, et ce midi ça sera Ti’punch sur la plage 🙂

 

Au bord de l’eau Julien voit passer une raie pastenague. Il met les pieds dans l’eau, la raie est curieuse et vient le voir. Les enfants arrivent vite et les raies jouent avec eux ! Elles passent entre leurs jambes, les frôlent, se font caresser… C’est magique ! De temps en temps un ou deux poissons coffre viennent nous observer. Un d’eux, essayera même de croquer Lilas ! Elle s’en sort en pleurs, avec de belles marques de dents sur un de ses doigts 😦

 

Le lendemain on comprendra mieux pourquoi les raies sont si peu sauvages. Des visites sont organisées pour les croisiéristes et les organisateurs leurs donnent à manger pour les attirer ! Ensuite, ils attrapent une raie pour que chacun puisse la toucher et se faire photographier avec… Nous devons donc partager notre petit coin de paradis, qui n’est plus désert du tout 😉 Mais ça ne fait rien, on en profite pour aller voir les « spectacles » et le matin et le soir on retrouve notre tranquillité 🙂

 

Avec Elodie on part faire un petit snorkeling. Les fonds de notre petit coin de paradis ne sont pas très riches… On ne peut pas tout avoir !