C’est parti !!!

Ça y est, on va lever l’ancre, on part pour la transat retour 🙂

Le bateau est prêt, les cales sont pleines, le temps est favorable. Bref, tout se présente pour le mieux 😉

On va partir ce dimanche 13 mai 2018 vers 17h30 heure locale (23h30 en France). Notre routeur nous fait monter vers les Bermudes pour trouver le vent, mais on ne pense pas s’y arrêter.

Rendez-vous dans 2 ou 3 semaines à Horta aux Açores !

 

Les derniers préparatifs :

Les démarches administratives pour pouvoir quitter les Bahamas :

 

Les pleins des cuves :

 

Les courses, après une petite pause toute aussi agréable qu’inattendue 😉 :

 

En route vers Marsh Harbour sur Abaco !

Toutes les bonnes choses ont une fin…

Jeudi 10 mai 2018, en fin d’après midi on quitte Harbour Island pour Abaco. On est un peu fatigué, hier soir nous avons mangé chez Christine et Fabrice et nous nous sommes couchés à 3h du matin !!! C’est plus de notre âge !

Cette dernière journée à encore été très agréable 🙂  Christine m’a d’abord invitée au restaurant entre filles avec Yasmina, c’était super ! J’ai pu aller faire quelques courses en vue de la transat (merci encore les filles 😉 ) et on est tous allé prendre un bain à la piscine 🙂

 

La navigation a été beaucoup moins drôle… Avec Théo, on a été malades dès le passage de la passe… On s’est couché sans manger et Jean-Roch et Louis on géré les quarts à deux 😉 Mais on a vite oublié tout ça à notre arrivée sur Abaco 🙂

 

Encore une passe délicate pour rejoindre l’Atlantique :

 

Arrivée sur Abaco :

 

Un bien belle rencontre :-)

Comme je l’ai dit à Christine, nous avons fait de belles rencontres de bateaux copains durant notre balade sur TEIVA, mais c’est notre première rencontre de Terriens !

Christine et Fabrice, vous nous avez offert une très belle parenthèse aux Bahamas 🙂  Merci beaucoup, vous nous avez rechargé les batteries juste avant notre transat ! Bonne continuation à tous les trois et bon courage à toi Lou-Anne pour ces deux examens à venir 😉 On espère sincèrement vous revoir 🙂

On pensera bien à vous et à toi Yasmina lorsque l’on dégustera toutes les bonnes choses à manger que vous nous avez si gentiment donné pour la transat 😉

Une parenthèse inattendue 😉 :

 

Théo aimerait bien qu’on ait une maison comme celle-là à notre retour sur Terre 😉

Le sable rose de François ;-)

J’aimerai beaucoup aller sur Harbour Island, pour aller voir la fameuse plage de sable rose et en ramener un échantillon à mon cousin préféré 😉  Mais ça ne semble pas être aussi simple que prévu…  La passe pour accéder à Harbour Island depuis Spanish Point est réputée très difficile. Un de nos guides nautique conseille même de prendre un passeur (un bateau qui passe devant et nous guide) ! Pour couronner le tout, le temps n’est pas très clément ces derniers jours et la météo pas fiable du tout. Que faire ?!  Abandonner si prêt du but ?  NON !!!

Nous demandons donc conseil à des pêcheurs locaux. Ils sont très gentils, regardent même la météo pour nous et nous rassurent. Demain le vent vient du sud, c’est les conditions idéales pour franchir la passe.  C’est décidé, on part demain pour Harbour Island et sa plage de sable rose 😉

Dimanche 6 mai 2018, 10h30, on lève l’ancre, direction la première passe : celle qui nous fait sortir de la baie d’Harbour Island. Mais comment la rejoindre depuis notre mouillage ?! Le chemin le plus court est rarement le meilleur aux Bahamas 😉  On passera finalement par le canal de Spanish Wells et l’entrée dans le canal n’est pas très large ! Mais ça passe 🙂  Ensuite, la passe qui mène dans l’Atlantique est relativement large et bien balisée. Première étape réussie en 1h avec brio !!!

Notre route :

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Première étape : rejoindre l’Atlantique

 

 

Deuxième étape, celle qui nous angoisse le plus, une longue passe entre le reef et Eleuthera qui conduit dans la baie d’Harbour Island. Merci aux cartes électronique 🙂  Le passage est étroit, il y a peu de fond et des récifs de part et d’autre… Mais nos conditions sont optimales et nous ne rencontrerons aucune difficulté, si ce n’est la rencontre avec un gros yacht au point le plus étroit de la passe ! (sinon, ça ne serait pas drôle 😉 ). Tout le long du trajet les paysages sont magnifiques, on en prend plein les yeux 🙂 En 1h30 de moteur et sous haute surveillance, on parcourt les 7 miles jusqu’à notre mouillage d’Harbour Island.

Notre route :

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Une passe délicate… mais magnifique !

 

Nous voilà arrivé à Harbour Island !  On doit maintenant trouver notre plage de sable rose et ça n’a pas l’air si simple… Notre mouillage est devant une zone de villas de luxe et il n’y a aucun accès à la mer 😦

 

En chemin, on voit un drapeau Français à côté d’une maison. Merci Christine et Fabrice d’avoir mis ce drapeau Français, c’est grâce à lui que nous ferons votre connaissance et celle de Lou-Anne 🙂

Après avoir été invités à boire une bière chez eux, Christine nous fait visiter Harbour Island en voiture, puis nous conduit à la plage. Ça y est François, je l’ai ton sable 😉  Et un grand merci à toi, car sans cette commande de sable nous ne serions sûrement pas allés jusqu’à Harbour Island et nous n’aurions pas connu Christine, Fabrice, Lou-Anne, Yasmina, Vincent, Ulysse, Ludovic et sa femme. Comme quoi, les belles rencontres tiennent parfois à peu de choses 😉

 

Et le pire, c’est que la plage m’a tout d’abord déçue… J’ai un peu honte de le dire, car elle est franchement magnifique ! Mais je m’attendais vraiment à trouver du sable de couleur rose cochon ! Pourquoi ?! Regardez les photos que l’on trouve sur internet 😉

 

Après avoir visité Harbour Islande, Christine veut nous faire rencontrer Yasmina et Vincent, avec leur petit Ulysse de 2 ans. Ils sont en train d’aménager leur bateau, ils partirons l’automne prochain de France.

 

C’est décidé, on reporte notre départ d’Harbour Island ! Dans deux jours nous irons manger chez Christine et Fabrice avec Yasmina et Vincent et un autre couple d’amis à eux 🙂

 

Spanish Wells

C’est un comble… Alors que l’on est resté bloqué une petite semaine à Governors Harbour car il y avait de forts vents, nous voilà obligé de naviguer en partie au moteur lorsque l’on quitte notre mouillage ! Mais ça ne nous décourage pas, on veut avancer 😉

Partis juste après minuit de notre mouillage, nous arrivons devant la passe « Curent Cut » au lever du jours. Cette passe est réputée pour avoir de forts courants de marée et peut être parfois difficile voir impossible à passer selon les conditions météo, mais elle permet d’éviter de faire un gros détour. Jean-Roch a calculé son coup pour qu’on y soit au moment où la marée commence juste à descendre. Alors que l’on avance tranquillement à une vitesse autour de 5 nœuds, poussé par le courant, TEIVA a franchi la passe à plus de 9 nœuds 😉

Passage de « Curent Cut » au levé du soleil :

 

On jette l’ancre face à Russell Island à 9h du matin et depuis « Curent Cut » nos apprentis météorologues Jean-Roch et Louis ont eu tout le temps d’étudier les nuages 😉 À notre arrivée le soleil commence à faire son apparition 🙂

De « Curent Cut » vers Spanish Wells :

 

L’arrivée en annexe à Spanish Wells se fait par une petite passe qui conduit à un grand canal entre Russell Island et St Georges Cay. Toutes les infrastructures se situent sur Saint Georges Cay.

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À l’entrée du canal, sur notre gauche une très belle marina, qui peut accueillir des bateaux plus gros que TEIVA. Tout le long du canal on voit de gros bateaux de pêche, Spanish Wells est un gros port de pêche à la langouste.

 

De l’autre côté, le canal conduit à Spanish Wells. C’est un petit village très agréable, avec de jolies petites maisons. Une communauté de méthodistes et quelques mormons y vivent. Nous y avons croisé deux jeunes enfants en pantalon noir à bretelles et petite chemise à carreaux, assez décalés des codes vestimentaires actuels, ainsi qu’un monsieur avec son fils portant cette même tenue atypique ! À l’inverse des Bahamas en général, la population y est majoritairement blanche.

 

On fera une petite pause déjeuner dans un fast food local, mais ça ne sera pas notre meilleure expérience culinaire des Bahamas ! Tout y était vraiment très gras… Vous me direz, normal pour un fast food ?! Mais là, je vous le promets, c’était vraiment très très gras !!! Pour vous dire, les plats les plus diététiques étaient les Hamburgers de Louis et Théo 😉

De retour sur TEIVA, le vent tourne, on n’est plus abrité et la mer se lève 😦  On décide rapidement de lever l’ancre pour aller se mettre à l’abri d’un petit îlot, Meeks Spatch, qui est de l’autre côté de la baie. On y passera une nuit, avant de lever l’ancre direction Harbour Island.

Munis d’une petite laine (les Bahamas, c’est plus ce que c’était !), nous partons à la découverte de Meeks Spatch. L’île a un côté très sauvage, avec des rochers découpés en dentelle par la mer. En poursuivant notre route nous arrivons sur une grande plage aménagée, nous sommes sur « Pig Island Adventures », mais tout est fermé, on ne pourra pas goûter à leur salade de conchs 😉

À la découverte de Meeks Spatch :

 

Un drôle de temps sur Eleuthera !

Je vous entends d’ici : « encore un article ?! »  Et oui, après une très longue pause qui en avait inquiété certains, j’enchaîne les articles à une vitesse effrénée ! Pourquoi me direz vous ? Et bien tout simplement car notre départ pour la transat est imminent et j’aimerai être à jour dans le blog avant de larguer les amarres 😉 Et ça n’est pas gagné…

Hier, vendredi 11 mai 2018, nous sommes arrivés à Marsh Harbour sur Abaco, notre dernière escale avant le grand départ. Il ne me reste que très peu de temps et j’ai encore deux ou trois choses à vous raconter 🙂  Tout d’abord notre séjour à Eleuthera (ça sera le sujet de cet article), ensuite la quête du sable rose d’Harbour Island pour mon cousin préféré et pour finir Abaco et les derniers préparatifs avant le grand départ. J’espère que j’aurai le temps de tout boucler 😉

 

Je vais donc commencer par Eleuthera 🙂  :

 

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Le temps n’est pas stable et les prévisions météo ne sont jamais bonnes… On aura vraiment eu un drôle de temps sur Eleuthera ! Arrivé samedi 28 avril 2018, on restera bloqué jusqu’à lundi à Rock Sound Harbour, entre averses et beau soleil…

Cela nous donnera le temps d’aller nous balader un peu à terre pour découvrir l’ « Océan Hole ». C’est un gouffre de presque 200m de profondeur en plein milieu des terres. Il est rempli d’eau de mer et une multitude de poissons tropicaux y ont trouvé refuge.

 

Les trois hommes de l’équipage s’adonneront au rituel local, plonger dans l’ « Océan Hole », avec des styles plus ou moins académiques 🙂  Je me moque un peu, mais pour être honnête, j’ai mis plus d’une heure à trouver le courage d’y aller et le résultat n’est pas très glorieux 😉

 

On a trouvé les gens d’Eleuthera très avenants. À l’ « Océan Hole » on a passé un long moment à discuter avec une dame qui accompagnait une petite fille venue faire des plongeons dans l’eau. On a fini par parler cuisine et elle me donnait des conseils pour cuisiner à la Bahamienne les poissons que l’on pêchait 🙂  Arrivé au ponton c’est un pêcheur qui nous demande d’où l’on vient et où l’on va (on n’a pas osé lui dire qu’on ne savait pas trop 😉 ). Tous aiment beaucoup leur pays et apprécient beaucoup lorsque je leur dit que c’est un des endroits que j’ai trouvé le plus beau dans les caraïbes 🙂

 

Rock Sound Harbour sera aussi le lieu d’une belle rencontre. Un OUTREMER 45 nouvelle génération vient de jeter l’ancre à côté de TEIVA : SPICA. Tout content de trouver des Français et en plus sur un OUTREMER, nous invitons Michel et Christine à venir pendre l’apéritif sur TEIVA. On passera une très très bonne soirée ensemble. Michel et Christine sont beaucoup plus expérimentés que nous et nous en profiterons pour poser le plus de questions possibles sur la navigation en général et la transat en particulier 😉  On finira la soirée sur SPICA, Jean-Roch voulait voir comment Michel récupère ses fichiers météo ! Pendant cet échange, Michel nous a convaincus, on prendra un routeur pour la transat. C’est quelqu’un qui depuis la terre prend et analyse les fichiers météo et nous indique la meilleure route à prendre. Il permet de se prémunir du risque de croiser  sur notre chemin de fortes dépressions qui peuvent se former dans cette partie de l’océan Atlantique. Michel nous a bien expliqué qu’il est facile pour nous de prendre des fichiers météo depuis le bateau via notre téléphone satellite, mais leur analyse demande un minimum de compétence et une erreur de jugement serait regrettable… Nous avions dans un premier temps demandé à Benjamin de faire ce travail de routage pour nous depuis la terre, mais comme nous l’a dit Michel, c’était mettre une sacré responsabilité sur ses épaules… Donc Benjamin, te voilà libéré de cette charge, quand à nous, nous seront libérés de quelques centaines d’euros  😉 (585 euros exactement).

 

Lundi nous quittons notre mouillage de Rock Sound Harbour derrière SPICA. Alors que Michel et Christine partent vers le sud, nous continuons notre remontée vers le nord 🙂

Une première halte nous conduit à Tarpum Bay ou nous allons voir un village d’artisans. Nous l’atteindrons après presque trois heures de navigation au près… Ça n’est pas très confortable, on tire des bords et ça tape 😦  Pour nous remonter le moral, quatre petits dauphins viennent à notre rencontre 🙂

 

 

Arrivée à destination, on hésite à laisser TEIVA au mouillage, car il n’est pas bien protégé et la mer est un peu formée… Mais on a une telle confiance dans notre ancre ROCNA qu’on y va 🙂 . Le plus difficile sera de sortir de l’annexe qui est projetée par les vagues sur le ponton ! Mais nous sommes prêts à affronter tous les dangers pour aller voir ce village d’artisans 😉  Notre déception n’en sera que plus grande car nous n’avons trouvé aucun artisan… Le village est sale et les gens moins avenants qu’à Rock Sound 😦  Bref, on retourne vite au bateau pour repartir direction Governors Harbour.

 

En moins de 2h nous arrivons à Governors Harbour. Nous jetons l’ancre dans une baie très bien protégée, derrière le Laughing Bird Cay. On est le seul bateau ! On y sera tellement bien que l’on va y rester 5 jours 😉  La vérité, c’est que l’on s’est pris encore quelques grains et on attend bien tranquillement que le temps soit un peu plus clément pour poursuivre notre route 🙂 . La météo nous prévoyait même une journée avec des vents à plus de 35 nœuds… Mais ça a été beaucoup moins violent.

Notre mouillage :

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On n’ira qu’une seule fois à terre, le reste du temps on préfère rester bien à l’abri dans TEIVA en attendant que ça passe ! Le village est très agréable et les gens plus avenants qu’à Tarpum Bay. La petite ville de Colebrooke Town (devant Governors Harbour) a beaucoup de charme avec ses jolies petites maisons, toutes ses églises. On regrette de ne pas avoir eu de bonnes conditions météo, on aurait bien aimé la découvrir un peu plus…

 

Samedi 5 mai 2018, les conditions météo nous permettent de continuer notre route, nous quittons Eleuthera en passant par le « Curent Cut », direction Spansih Wells.

 

Une navigation bien mouvementée !!!

Samedi 28 avril 2018 on quitte Black Point à 5h30 du matin, cap sur Eleuthera, une île au nord est des Exuma Cays. Il fait encore nuit, on devine à peine les autres bateaux au mouillage… On se dirige vers la passe au nord de Black Point : « Dotham Cut ». Elle n’est pas très large, mais il y a du fond. On la franchira à l’aube.

Navigation des Exuma Cays vesr Eleuthera :

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D’après la météo nous aurions dû  naviguer tranquillement avec un petit vent de 10 nœuds, il en sera tout autrement ! Au début de notre navigation il n’y a aucun vent, on garde les moteurs… Puis il se lève un peu et on peut naviguer sous voiles 🙂  On hésite même à mettre le gennaker. Mais comme le temps n’est pas stable ces derniers jours, on ne prend aucun risque. Heureusement, car on commence à prendre un peu de pluie, puis le vent se lève et on prend des grains 😦  Décidément, le temps ne nous aura pas épargné ces derniers jours !

Rapidement un poisson mord 🙂 Jean-Roch et Louis remontent une superbe dorade coryphène sur la jupe de TEIVA, mais elle se libérera au dernier moment 😦  Nous sommes tous très déçus… Cela fait longtemps que l’on ne pêche plus rien et on aurait volontiers mangé un peu de poisson (le bacon ça va un moment, mais on finit par s’en lasser !). Heureusement, quelques instants plus tard un autre poisson mord ! Alors que Jean-Roch et Louis sont sur la jupe arrière à s’afférer pour remonter la dorade coryphène, un grain blanc nous arrive droit dessus ! Je réduis rapidement la voile avant et me mets proche du vent pour arrêter le bateau, avec un moteur en appuie. Le vent monte à plus de 30 nœuds, il nous tombe des trombes d’eau sur la tête, mais on l’aura notre dorade coryphène ! Elle fait 1m10 de long, pèse 5,790 kg, on va se régaler 🙂 On prendra notre deuxième ris après 😉

 

On arrive à Rock Sound Harbour sur Eleuthera après 11h30 d’une navigation éprouvante… On a parcouru 65 miles nautiques. Théo a fini par s’endormir, je suis trempée jusqu’aux os et on est tous fatigués ! Louis s’est débrouillé comme un chef pour les manœuvres par gros temps, il n’a pas été malade et garde le moral 😉  C’est bon Louis, tu es prêt pour la transat 😉  Et c’est sous une superbe luminosité et avec un très joli couché de soleil que l’on prendra un ti’punch bien mérité !!!

Derniers jours aux Exuma Cays : ambiance électrique !

Mardi 24 avril 2018, on jette l’ancre face à Powder Beach et on assiste à notre dernier couché de soleil depuis Stocking Island…

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Mercredi, 5h30 du matin, on quitte la baie de George Town. On va passer nos derniers jours aux Exuma Cays.

Nos derniers jours aux Exuma Cays :

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Il y a peu de vent et il n’est pas favorable… Nous naviguerons donc au moteur 😦  Vers 10h30, alors qu’on en a plein les oreilles, on décide de prendre la première passe pour aller jeter l’ancre dans le lagon. On mouille derrière Rat Cay. TEIVA est cerné de bancs de sable, c’est très joli.

 

Au loin, je vois un souffleur près d’une plage. Le capitaine hésite un peu (on va prendre du retard…), mais on finit par y aller et on ne le regrettera pas ! On arrive face une petite plage de sable blanc magnifique 🙂  On est seul au monde, sur un îlot au sud de Boysie Cay. Face à nous l’Océan est tout près et lorsqu’il y a une belle série de vagues le souffleur envoie des gerbes d’eau à plusieurs mètres de hauteur. Mais le coin semble être connu et il arrivera vite des bateaux de touristes… On a de la chance, la plupart s’arrêteront un peu plus loin. Seul un des bateaux avec à son bord un skipper qui accompagne un couple et sa petite fille viennent jeter leur ancre sur notre petit coin de paradis. On ne leur dira rien, après tout, on n’est pas chez nous 😉

 

Le skipper du bateau part se balader et il ramasse des choses sur les rochers… Ça m’intrigue ! Je vais à sa rencontre et il me montre le fruit de sa pêche, des sortes de très gros bigorneaux, de la taille d’une balle de golf ou même plus gros. Il nous dit que c’est très bon et nous explique qu’il faut les faire bouillir une trentaine de minute. Nous voilà donc parti à notre tour à la pêche aux bigorneaux ! Mais il les a tous pêchés le bougre 😦  On prend l’annexe à la recherche d’autres lieux de pêche et on retourne sur TEIVA avec 8 gros bigorneaux, ça en fera deux chacun 🙂

 

Dès notre retour sur TEIVA on lève l’ancre pour continuer notre remontée vers le nord. On zigzague au milieu des bancs de sable, encore une nouvelle expérience pour nous ! On s’arrêtera pour le déjeuner à Childrens Bay Cay, face à une très jolie plage bordée de palmiers. On dégustera le fruit de notre pêche insolite. Théo n’a pas aimé du tout, moi pas trop… mais Louis et Jean-Roch apprécient. Tout le monde sera quand même bien content de finir par un bon plat de pâtes 😉

 

Pour continuer jusqu’à Little Farmer, où on aimerait passer la nuit, on préfère passer côté Atlantique. On rebroussera chemin pour rejoindre la passe entre Childrens Bay Cay et Rat Cay. Le vent s’est un peu levé et nous pouvons mettre le Gennaker. On glisse tranquillement à 8-9 nœuds, c’est agréable. Nous jetterons l’ancre face à une petite baie juste à gauche derrière la passe « Farmers Cay Cut ». C’est très paisible, le couché de soleil est magnifique et on est seul au monde 😉  Enfin… pas tout à fait, car les moustiques se sont invités à bord de TEIVA 😦  La nuit ne sera pas de tout repos non plus, avec éclairs et tonnerre au rendez-vous. On n’aime pas ça…)

On quitte notre mouillage de Childrens Bay Cay :

 

Le lendemain matin, après avoir essuyé de grosses averses, on repart vers 11h, direction Black Point. Vous vous souvenez, notre petit restaurant de Hamburgers ?! On a promis à Théo qu’on irait en manger un dernier avant de quitter les Exuma Cays 🙂  En chemin on fait une petite halte sur Great Guana Cay (juste au nord d’Oven Rock) pour aller voir une grotte, à terre, dont un Américain nous avait parlé. On la trouve relativement facilement. Le départ du chemin est indiqué par des cairns et un casque de chantier visibles depuis la mer. Ensuite il y a des repères tout au long du chemin : une tong, une crocs ou une vielle chaussure de sport posé sur le bord du chemin, un ruban accroché à une branche. Après avoir marché un peu on voit l’Océan Atlantique de l’autre côté de l’île et une bifurcation sur la droite (indiquée par un casque de chantier). L’entrée de la grotte n’est plus qu’à une dizaine de mètre. Merci Mickel de nous avoir donné ce tuyau, la grotte est vraiment belle, avec de superbes stalactites et stalagmites 🙂  Pour se rafraîchir après cette petite marche on finit par un snorkeling. Cette fois c’est Louis qui nous guide, il était venu ce matin en éclaireur avant nous 😉

 

On arrive à Black Point en fin d’après-midi. Peu de temps après, un couple d’Américains avec deux adolescents vient nous faire un coucou. Ils veulent parler et monteront à bord de TEIVA pour boire une bière. Ceux d’entre vous qui connaissent nos talents en Anglais peuvent imaginer le comique de la situation !  La femme, originaire d’Espagne, essayera parfois de traduire en Espagnol, son mari glissera quelques mots de Français et moi je m’initie au langage des signes 😉  On a passé un bon moment ensemble, mais le barrage de la langue reste une épreuve pour moi…

Le temps est maussade, on va encore se prendre des grains et des orages avec éclairs et tonnerre toute la nuit…  Décidément, l’ambiance est électrique sur TEIVA !  Jean-Roch a maintenant ses petites habitudes : il met  les ordinateurs, la tablette, mon téléphone, la VHF et l’iridium dans le four et il fait courir la chaîne de l’ancre sur le pied de mât. Est-ce que c’est efficace ?!  On n’en sait rien, mais ça a déjà le mérite de nous rassurer un peu 😉 On ne peut s’empêcher de penser au couple que l’on avait rencontré chez Anne et Manu à Montpellier et qui avait eu une très grosse peur et de gros dégâts (toute l’électronique de bord H.S.) lorsque la foudre était tombée sur son catamaran… aux Bahamas 😦

Vendredi 27 avril 2018 on va manger notre petit hamburger à Black Point (il est toujours aussi bon 😉 ) puis nous irons faire un tour sur la plage, au fond de la baie. L’eau y est tellement chaude que je me demande si c’est bien naturel… Alors que l’on fait trempette, Louis se fait piquer par une méduse ! C’est la première que l’on voit au Bahamas !!!

 

 

 

4 à bord :-)

 

Ça y est, nos jeunes troupes ont quitté TEIVA 😦  Mais ils ne sont pas tous partis, Louis est resté avec nous, en vue de la future transat retour. Nous voici donc 4 à bord de TEIVA 🙂

Et Louis a tout de suite été mis dans le bain ! Le 21 avril Anne-Laure, Elodie, Clara et Ambroise quittaient TEIVA, le 22 la pompe à eau douce s’est mise à fuir et on a dû l’arrêter !!! En fait, elle devait fuir depuis un petit moment, mais on ne s’en était pas rendu compte… On avait juste eu une alerte quelques jours plus tôt, avec une forte odeur de brûlé qui venait de derrière le carré, mais on n’en avait pas trouvé la cause… On comprend mieux maintenant, de l’eau tombait sur le moteur électrique de la pompe et il chauffait. Résultat ? Plus de pompe d’eau douce, donc plus d’eau à bord 😦  Et oui, on n’a aucune pompe à pied… (c’est sûrement une erreur d’ailleurs !). Donc nos cuves d’eau ont beau être remplies toutes les deux, c’est comme si on n’avait plus d’eau ! On avait déjà testé plus de frigo, plus de guindeau, plus d’électricité, plus d’ordinateur pour moi, mais plus d’eau, c’est une première pour nous et on la partage avec Louis 😉

Vous allez rire, mais il est plus facile de vivre une galère lorsqu’elle est partagée ! A trois on a trois fois plus d’idées et surtout Louis nous booste pour accélérer un peu les choses 😉  Il faut dire que l’on devait quitter rapidement George Town pour commencer notre remontée vers le nord des Bahamas en vue de notre transat retour et nous voilà coincés à nouveau 😦

Il faut réparer la pompe ! Le joint défectueux qui est à l’origine de tous nos malheurs est vite identifié par Jean-Roch, mais où en trouver un de remplacement ?! En attendant, Jean-Roch essaye de le réparer avec du cicaflex. Ce produit miracle semble être la solution à beaucoup de problèmes sur un bateau, mais là ça sera un échec… Commence alors une série de plans débrouilles qui va occuper nos journées jusqu’à l’heureux dénouement 🙂

Pour commencer, Jean-Roch va se renseigner à George Town et on lui indique une marina à quelques kilomètres de là où il pourra peut-être trouver la solution. Mais la marina ne semble pas accessible pour un bateau tel que le notre… Le voilà donc avec Louis en train de faire un beau déménagement dans le bateau pour ressortir nos vélos qui sont bien cachés dans des cales sous les lits des pointes avant. La dernière fois qu’on les avait utilisés, c’était aux Canaris il y de cela un an et demi ! Et c’est une bonne surprise, les trois vélos (les deux nôtres et celui de Théo) sont en bon état 🙂  Théo, tout content de revoir son vélo, fera partie de l’expédition.

 

Après 6 km de vélo nos troupes arrivent dans la marina. Ils ont bien trouvé le magasin conseillé, mais pas le joint… Il y avait une pompe neuve en rayon, mais elle ne correspondait pas et coûtait très cher… Un mécano leur a dit qu’il pouvait essayer de le réparer et à mis un genre de colle pour joints de partout, mais ça sera un nouvel échec 😦

Dans l’après midi un gros grain nous tombe dessus (vous me direz, ça tombe bien, on manquait d’eau 😉 ) et une Canadienne et ses deux enfants sont venus se réfugier à bord de TEIVA plutôt que de continuer jusqu’au sien 60 mètres plus loin  (c’est dire la violence du grain !). En résumant, on se la coule douce aux Bahamas 🙂

S’en suit alors une succession d’idées, dont aucune ne remporte l’unanimité. Faire un détour par Nassau où il y a sûrement plus de chance de trouver notre bonheur, se faire livrer une pompe neuve commandée sur internet, remplacer la pompe d’eau douce par celle d’eau de mer (mais on n’aurait alors plus de pompe d’eau de mer 😉 ). Finalement, Jean-Roch qui est allé à terre pour retirer du liquide, revient longtemps après être parti, avec une pompe neuve 🙂  Il l’a trouvée dans une quincaillerie improbable à George Town et c’est pratiquement la même que la notre !!! Et tout ça à peine plus chère que celle que l’on voulait commander sur internet 😉 Sûr,  si on avait eu du champagne à bord, on aurait sabré la bouteille !

Tout est bien qui fini bien 😉  Grace à notre pompe défectueuse, Théo s’est régalé à faire une balade à vélo, on a pu admirer l’entrainement des équipes qui vont participer à la régate annuelle dont les épreuves débuteront dans quelques jours à George Town  la « 65th Annual National Family Island Regatta » et surtout, notre nouvelle pompe fonctionne à la perfection 🙂

La « Family Island Regatta » est un événement pour George Town ! Des équipages de tout les Bahamas y participent et beaucoup de plaisanciers viennent y assister. On a vu le mouillage où l’on est resté se peupler petit à petit. On a même hésité à reporter notre départ pour pouvoir y être ! Mais la raison l’a emporté, et dès la nouvelle pompe en fonctionnement on a levé l’ancre pour Stocking Island en vue d’un départ tôt le lendemain matin.

 

Mardi 24 avril 2018, 18h, on quitte George Town, avec un petit pincement au cœur… On aura finalement pris que deux jours de retard par rapport à nos prévisions 😉

 

Un équipage de jeunes sur TEIVA :-)

 

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Vous le savez déjà, les grandes sœurs de Théo, Anne-Laure et Elodie nous ont rejoints à bord de TEIVA mercredi 11 avril 2018. Quel plaisir de les revoir après plus de cinq mois de séparation 🙂 On va se régaler à passer 10 jours ensemble et leur faire découvrir les Exumas Cays. Tout ça avec un équipage de jeunes, complété par Louis, Clara et Ambroise qui arrivent trois jours plus tard 😉 .
Le caiptaine et son second n’ont qu’à bien se tenir, cette semaine encore ne sera pas de tout repos ! (Mais rassurez-vous Florent et Anne, on n’était pas ridicule la semaine d’avant !).
Avec nos jeunes troupes nous avons parcouru 265,8 miles (soit environ 492 km), fait 2 navigations de nuit et 11 mouillages, avec parfois des conditions de navigation un peu sportives (mon ordinateur ne s’en est d’ailleurs pas remis 😦  ). Mais notre équipage a tenu le coup ! Plus ou moins douloureusement (Ambroise, on aurait besoin d’un équipier de plus pour la transat, partant ?! 😉 ), mais tout le monde a tenu le coup !  Bravo les jeunes, vous pourrez dire que vous avez affronté 35 nœuds de vent en navigation sous voiles aux Bahamas 🙂

 

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Pour ceux qui auraient oublié où sont les Exumas Cays 😉

 

Exuma Map

 

Avant l’arrivée de Louis, Clara et Ambroise, Théo veut épater ses grandes sœurs et leur faire découvrir Stocking Island 😉

 

Samedi après-midi, dès l’arrivée de nos jeunes troupes nous largons les amarres, direction « the Volley Ball Beach », cette fois on la veut notre salade de Conchs et on l’aura ! offerte par nos toutes nouvelles recrues et c’est un délice 😉 Mais on ne pourra pas vous dire si c’est la meilleure des Bahamas, car c’est la première que l’on mange !

Avant de passer à table, Théo va montrer les raies à son nouvel équipage et après le repas s’en suit une partie endiablée de volley ball. Vous croyez qu’on s’amuse ?! Mais pas du tout ! Tel que vous nous voyez, nous sommes en train de faire du CNED 😉 On profite d’avoir suffisamment de monde pour faire faire un sport collectif à Théo et pour le module 7, ça sera Volley Ball 🙂

Théo montre les raies de Volley Ball Beach à nos jeunes troupes :

 

Préparation puis dégustation de la salade de Conch :