Une dernière bière et on s’en va !

Une dernière bière…

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Puis un dernier café au PETER’s bar…

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Et un dernier resto au club naval de Horta avec Perrine, Manu, Stéphane, Ophélie et les enfants…

ET ON S’EN VA !!!

 

Les cales sont pleines de victuailles, TEIVA est rangé, cette fois on part !!! Mercredi 27 juin 2018, 15h… (et quelques 😉  ), on lève l’ancre direction Gibraltar. Cela faisait plus d’une semaine que l’on avait demandé à notre routeur de guetter pour nous une bonne fenêtre météo. L’anticyclone des Açores a enfin levé son veto !

Les conditions sont bonnes pour nous, mais pas encore pour les copains qui partent vers la Bretagne… Cette fois ce sont des dépressions qui se profilent à l’horizon 😦  Patience et bon vent les copains ! Quand à nous, rendez-vous dans une petite semaine en méditerranée 😉

On s’en va et on emporte plein de beaux souvenirs avec nous 😉

 

Mais souvenez-vous, on a laissé une trace de notre passage 😉

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Anticyclone, quand tu nous tiens…

À notre arrivée aux Açores on a eu froid, il y avait du vent, on a même eu de très forts vents… Mais un peu plus d’une semaine après notre arrivée, l’anticyclone des Açores s’est installé. On en entend souvent parler à la météo, et bien maintenant, on comprend mieux ce que c’est ! Lorsque l’on s’est enfin décidé à lever l’ancre pour rejoindre Gibraltar, on était en plein dedans… ça veut dire sans un souffle de vent 😦   À moins d’envisager de faire la traversée au moteur (pas de ça pour nous 😉 ), il faut attendre !

Anticyclone quand tu nous tiens…

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Ça aura permis à Théo de profiter encore de ses copains de pontons et aux parents de faire encore quelques apéritifs bien sympas et quelques belles rencontres (encore merci Sylvie et Michel pour cette très belle soirée à bord de LATINO) 🙂

Théo avec ses copains 🙂

 

Apéro sur les pontons 😉

 

Les 60 ans de Jean-Pierre !!!

 

 

Petite escapade sur Pico ;-)

 

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Archipel des Açores

L’île de Pico est à 8 km de Faial. Elle doit son nom au volcan qui domine l’île et que l’on voit depuis Horta. Le Pico s’èlève à 2 351 mètres et c’est le point culminant du Portugal !

Il parait que ça vaut le coup d’y aller. On voulait le faire avec Isabelle, après le départ de Gilbert, mais la météo ne nous l’a pas permis… Puis, entre une chose et l’autre, on n’y pensait même plus ! Jusqu’à ce que Perrine et Manu nous disent qu’ils prévoient d’aller y passer une journée. Ça vous embête si on vous suit ?! Voila comment on s’est retrouvé une journée sur Pico avec l’équipage de SEA YOU 😉

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De gauche à droite : Robin, Théo, Marius, Marie-Claire, Jean-Roch, Perrine, Emile et Manu.

 

On se rend sur Pico en Ferry, le départ est à 9h15, il faut être à la gare maritime 1/2h avant pour acheter les billets. Rendez-vous est donné sur SEA YOU entre 8h et 8h15. Manu avait compris 8h, Jean-Roch visait plutôt 8h15 et on est arrivé vers 8h30… Perrine et Manu s’inquiétaient un peu… (ils ne connaissent pas le quart d’heure Savoyard 😉  ).

Après une petite demi-heure de traversée on arrive à Madalena. On a choisi de visiter l’île en taxi et c’est avec Joan, notre super chauffeur et guide, que l’on part à la découverte de Pico. Perrine avait déjà bien préparé la visite et deux sites sont déjà réservés.

 

On quitte Madalena à 10h. Joan adaptera son tour à nos deux impératifs : visite des grottes à 15h et de la cave à vin à 17h30. On ne va pas chaumer !!!

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Dès les premiers kilomètres nous sommes séduits par Pico. L’île est une montagne dans la mer, dominée par son volcan. Les Açoriens surnoment Pico « l’île noire » . Noire comme la roche volcanique de ses terres et les « misterios », ces étranges coulées de lave séchée dévalant vers la mer. Noire aussi comme les maisons de certains villages, construites dans des blocs de lave ou comme les murets de basalte (« currais ») qui protègent du vent et des embruns les vignes et les cultures maraîchères. Les plaines sont quadrillées par ces murs et la roche noire volcanique contraste avec le vert de la végétation.

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On fait notre première halte à Cacherro (qui signifie chien en Portugais), où Joan nous dépose prés d’un rocher en forme de tête de chien. Puis on part sur un sentier aménagé dans les roches qui surplombent la mer.

 

Ensuite Joan nous conduit à São Roque do Pico, où se trouve l’ancienne usine de transformation de la baleine, réaménagée en musée (que nous ne visiterons pas, faute de temps !).

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Ensuite, nous quittons la côte pour aller vers l’intérieur de l’île. On prend vite de l’altitude et la température baisse. Les paysages changent et on commence à voir les verts pâturages où paissent des vaches. En chemin Joan nous arrête à un point de vue d’où l’on voit en contrebas São Roque do Pico et en arrière-plan l’île de São Jorge.

 

Puis nous continuons notre ascension sinueuse, avant d’arriver sur la route R 3-2, une route rectiligne de 19 kilomètres de long !!!

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On fera une pause à un petit lac  » Lagoa do Capitão  » qui jouxte des pâturages avant de poursuivre notre route, direction Lajes do Pico, sur la côte sud de Pico. On emprunte à nouveau des routes sinueuses au milieu de paysages verdoyants. Le relief accidenté offre une multitude de petits mamelons : Joan nous explique que chacun d’entre eux est un ancien volcan !

 

Lajes do Pico est la ville qui abrite le musée de la baleine et c’est aussi le point de départ des expéditions pour aller observer les baleines (mais ça, nous l’avons déjà fait depuis Faial 😉  ). Il est midi, nos troupes ont faim ! On ira visiter le musée de la baleine après une halte dans un petit restaurant 🙂

 

Le « Museu dos Baleeiros » n’est pas très grand, mais il est bien fait. Un petit film en Anglais raconte l’histoire de la pêche à la baleine sur Pico. Vu notre niveau en Anglais nous n’avons pas tout compris, mais les images parlent d’elles-mêmes. Joan nous avait déjà expliqué que la pêche à la baleine était une des activités principales de Pico, avec l’élevage des vaches et la viticulture. Avant l’interdiction de la pêche à la baleine, l’activité avait déjà commencé à décliner et s’était tournée vers la pêche au thon. Le musée dispose d’une belle collection d’objets de Scrimshaw et quelques répliques de baleinières.

 

Photos de pêche au thon: 

 

Notre programme est assez serré, nous ne pouvons pas trop traîner !  A 15h nous allons visiter des grottes. Sur notre route Joan nous a proposé de faire une petite pause sur ses terres. Il a des vignes et fabrique du vin blanc et du vin rouge, dégustation à la clé 😉  Des vins atypiques, qui sortent un peu de nos critères gustatifs… Il ne le vend pas, mais donnera une bouteille de blanc à chaque couple 🙂

 

Nous repartons direction les hauteurs de Madalena. Nous allons explorer les entrailles de Pico en nous engouffrant dans l’impressionnant tunnel lavique de Gruta das Torres.

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Faial en arrière-plan.
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Le Pico alto apparaît à travers les nuages.
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Entrée du site  » Gruta das Torres « 

 

Principe de formation d’un tunnel lavique :

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La visite est guidée et les explications sont en Anglais. Encore une fois nous serons pénalisés par notre niveau d’Anglais… mais on en prend plein les yeux !!! (à commencer par notre look d’explorateur en herbe avec notre casque sur la tête 😉  )

 

 

Sculptures en basalte devant l’entrée du site :

 

 

 

La vigne et le vin sont la grande affaire de l’île, notre journée découverte de Pico va se terminer par une visite d’une cave coopérative, avec dégustation 😉  Avant de nous y rendre Joan, nous conduit au milieu des vignes.

Le paysage viticole de Pico est splendide et il est classé au patrimoine mondial de l’Unesco. Il témoigne du formidable travail de l’homme sur la nature. Le vignoble pousse en effet sur un sol volcanique, dans un climat océanique avec un niveau élevé de précipitations. Il est protégé du vent et de l’air marin par des murets de pierres volcaniques délimitant des enclos (« currais ») où pousse la vigne, reliés entre eux par d’étroits passages. Ces mu­rets de pierres noires font également office de serre, conservant la chaleur du soleil, ce qui augmente la teneur en sucre du raisin.

 

À l’origine, le cépage de Pico était le verdelho, produisant un vin blanc liquoreux sec très réputé, qui fut très prisé au XIXsiècle. Décimé par le phylloxera (une sorte de puceron ravageur de la vigne) à la fin du XIXsiècle, le verdelho a été remplacé par la suite par un cépage américain, l’isabella.

Ces dernières années, la culture du verdelho a été réintroduite à Pico, où l’on produit notamment des vins doux secs et des blancs. Il paraît que pour être incollable sur les vins de l’île, une visite au museu do Vinho à Madalena s’impose… Peut-être une autre fois ?!

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La visite de la cave n’a pas été le meilleurs moment de la journée… Il faut dire que la barre était haute après tout ce que l’on venait de découvrir ! Mais pour ne pas regretter de s’y être arrêté, on est quand même reparti avec six bouteilles vin blanc 😉

 

En conclusion, on a passée une très très belle journée sur Pico qui nous laissera encore plein de beaux souvenirs ! Merci Perrine et Manu de nous avoir fait partager ces moments 🙂  Après un dernier petit restaurant pour patienter on embarque dans le Ferry pour Faial, il est 21h,

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Arrivée sur Faial :

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On retrouve TEIVA à la nuit tombée :

 

J’en connais qui vont faire de beaux rêves 😉

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Petit pause à Horta…

Après notre transat allée, il y a deux ans et demi de ça, nous avions stagné plus d’un mois au Marin… Sans Gilbert et Isabelle pour nous booster un peu, on y serait peut-être encore 😉   Après cette transat retour, nous avons aussi eu besoin de nous poser un peu pour récupérer de ces presque quinze jours de navigation, mais Gilbert et Isabelle ne sont plus là pour nous faire bouger…

D’un autre côté, nous ne savions pas où nous installer, alors pourquoi pas à Horta aux Açores ?! Blague mise à part, Théo a découvert les pontons de Horta et il s’y est fait de supers copains 🙂  Et vous savez quoi, les parents des dits copains sont supers aussi ! Alors personne n’est vraiment pressé de lever l’ancre 😉

Arrivé lundi 28 mai 2018 à Horta aux Açores, on y restera presque un mois ! Le temps bien sûr de se reposer un peu, de laver notre linge sale, de refaire une petite beauté à TEIVA, de visiter un peu mais surtout de profiter des copains 😉

Voici en quelques lignes un résumé de notre petite pause à Horta 😉

 

VENT D’AILLEURS À HORTA :

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Isabelle, Marie-Claire et Théo.

Nos premiers jours aux Açores on a profité au maximum de Gilbert et d’Isabelle 😉  On a partagé de tellement bons moments ensemble durant cette balade sur TEIVA  (bon… parfois de moins bons aussi…).  VENT D’AILLEURS est déjà vendu et Jean-Roch vient (enfin…) de parler de la mise en vente de TEIVA à notre brooker préféré (on compte sur toi Pierre 😉  ).

En attendant l’arrivée de Gilbert on a profité d’Isabelle , puis dès l’arrivée du capitaine, on a savouré les moments passés avec Gilbert et son équipage, sur TEIVA, sur VENT D’AILLEURS ou au restaurant 😉  On a pris tout ce que l’on a pu !!!

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L’équipage de VENT D’AILLEURS : Philippe, Denys et Gilbert avec Jean-Roch

 

Grace à Gilbert et Isabelle, on a aussi été adopté par les organisateurs et les équipages de l’Atlantic Back Cruising, un rallye qui encadre la navigation retour entre la Guadeloupe et l’Europe, via les Açores. On a donc participé aux festivités organisées pour les participants (repas au restaurant, apéritif sur les pontons) et ceci, même après le départ de Gilbert et Isabelle ! Pour les futurs retours en Europe, n’hésitez pas, professionnalisme  pour l’encadrement et ambiance aux escales assurée 😉

 

 

VISITE DE FAIAL EN VOITURE :

C’est décidé, on va louer une voiture pour faire  le tour de Faial et monter en haut du volcan. L’île n’est pas bien grande, une journée suffira pour en faire le tour. Mais notre Théo ne se réveille pas ! On partira vers 11h du matin, alors que la voiture est louée depuis 9h…

Les paysages sont reposants. Beaucoup de verdure, des reliefs doux et peu de constructions. Deux petites déceptions toutefois, le volcan est sous le brouillard, on ne verra rien de la « Caldeira »  et les hortensias ne sont pas encore en fleurs 😦

 

LE JARDIN BOTANIQUE DE FAIAL :

Pour finir notre journée touristique, on est allé au jardin botanique de Faial et on a été un peu déçu… Pour les initiés, il doit être très intéressant, mais pour des néophytes comme nous il n’a rien d’extraordinaire. Son objectif est la conservation des espèces endémiques en voie d’extinction. Pour celui qui ne s’y entend pas trop, ça perd de son intérêt (les dites espèces n’ayant rien d’extraordinaire !).

Mais on y a quand même passé un bon moment et vous allez avoir droit à quelques photos 😉

 

 

CAFÉ SPORT PETER :

Vous le savez déjà, nous nous sommes pliés à la tradition. À notre arrivée sur Horta nous sommes allés boire notre première bière au Peter’s Bar, afin que la navigation suivante se passe bien 😉  Et comme nous sommes d’un tempérament plutôt prudent, nous y sommes retournés plusieurs fois ! Pour vous dire, les derniers jours, ils déployaient le tapis rouge à notre arrivée 🙂  (souhaitons que l’affaire ne coule pas après notre départ…). Théo y a même mangé de la soupe à la baleine et il a trouvé ça très bon !

 

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Mais le Peter’café, c’est aussi le musée du Scrimshaw et je suis allée le visiter avec Isabelle et Théo.

Qu’est-ce que le « Scrimshaw » ?! Ça vient du temps de la chasse à la baleine. Les marins étaient embarqués pour de longs mois et pour passer le temps lors de ces longs voyages monotones, ils ont développé cet art de graver des images sur les produits tirés de différents mammifères marins, principalement sur les os et les dents des cachalots ou les fanons des baleines, ainsi que sur les défenses des morses ou des narvals. De nos jours cet art est perpétué par des artistes qui continuent à graver sur cette matière.

Dans un premier temps le matériau doit être poli, puis de l’encre noire est déposée sur la surface qui va être gravée. Le motif est alors réalisé en négatif : à l’aide d’une aiguille, la plus fine possible, on va venir dessiner point par point, une scène de pêche, un paysage, un portrait… Ensuite il faut à nouveau déposer de l’encre et polir le tout afin d’enlever l’encre du fond et révéler le motif. C’est un art minutieux qui demande des heures et des heures de travail.

Quelques objets de la collection du Peter’s café :

 

 

HORTA MARINA :

Le port de Horta n’est pas si grand… et à cette époque de l’année, il y arrive des bateaux tous les jours ! Mais alors, comment ça se passe ?!  Très bien et toujours avec le sourire 🙂  Les gens de la marina se mettent en quatre pour vous trouver une place. Mais comme le port n’est pas extensible, ils mettent des bateaux de partout et surtout à couple les uns des autres. Ainsi en pleine saison le ponton d’accueil déborde de bateaux à poste, parfois jusqu’à cinq bateaux à couple !!! Si vous voulez aller faire le plein de carburant, à moins d’avoir beaucoup de chance, n’espérez pas avoir une place à quai car les places de la station sont elles aussi offertes aux bateaux de passage !

Mais pour les plus difficiles (comme TEIVA 😉 ), qui ne veulent pas être pris en étau entre deux autres bateaux, on peut aussi aller jeter l’ancre au milieu du port, contre une rétribution symbolique.

Pour ce qui est des services, on n’en a pas trop profité, mais il y a un accès internet et toutes les commodités. Pour le linge, nous avons opté pour une petite laverie non loin de la marina. Contre 3 euros du kilogramme, vous récupérez dans la journée votre linge lavé et repassé. Ça me revient moins cher que dans les laveries aux Antilles et fini les longues corvées de linge sale 😉

 

 

TEMPÊTE SUR HORTA MARINA :

Un seul petit bémol… On dérape facilement dans le port de Horta…  Après une semaine passée au mouillage sans aucun souci, un matin Jean-Roch a été réveillé par notre voisin le plus proche… on dérapait ! C’est à dire que notre superbe ancre s’est décrochée et TEIVA glissait tranquillement vers le dit voisin, qui par chance était sur son pont à 7h du matin ! Comment est-ce possible ?! On pense qu’un autre bateau a dû accrocher notre mouillage en jetant son ancre…

Nous sommes donc allés jeter notre ancre un peu plus loin, mais cette fois, on a mis une alarme de mouillage ! Elle se déclenche si le bateau sort d’un cercle défini autour de son ancre (il faudrait la mettre systématiquement, mais comme on a une confiance aveugle en notre ancre, on a tendance à l’oublier…). Et vous savez quoi ?! Et bien on a décroché à nouveau !!! Cette fois à 3h du matin, avec un fort vent et des rafales à plus de 35 nœuds… TEIVA a reculé de quelques mètres puis s’est arrêté.  Mais deux heures plus tard, l’alarme s’est à nouveau déclenchée… A 7h du matin, après un quatrième décrochage, nous avons levé l’ancre… On a eu bien du mal à trouver une autre place pour TEIVA au milieu de tous les bateaux au mouillage… Tout ça bien sûr avec un fort vent et de grosses rafales 😦

En pleine tempête, c’est au tour de notre sauveur (celui qui nous avait alerté lors de notre premier dérapage) de déraper… Mais il est seul à bord et ne peut guère faire grand chose sinon essayer de compenser avec ses moteurs. Mais le bateau se met régulièrement de travers et il est alors emporté par le vent. Jean-Roch ira lui donner un coup de main, aidé de Loïc de MOBY. Après avoir dérapé, son ancre s’était bloquée et ils ont dû la laisser au fond du port ! Il plongera pour la récupérer lorsque le vent se sera calmé et en attendant il va se mettre au ponton d’accueil.

 

Nous sommes restés deux jours à notre nouvelle place, à affronter les rafales en espérant que l’ancre tienne bien… et elle a tenu cette fois 🙂  Ça n’était pas confortable et on n’osait plus laisser le bateau seul. Un petit bateau nous a fait remarquer que l’on était pas très loin de lui… C’était bien vrai ! Mais on a attendu que le vent se calme pour s’en éloigner 😉

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Le calme après la tempête !!! TEIVA au mouillage dans le port de Horta… à vous de le trouver 😉

 

 

LES COPAINS DE THÉO :

Très rapidement Théo s’est fait des copains sur les pontons de la marina. Quel plaisir de le regarder partir jouer avec des enfants ! C’est simple, on ne le voyait plus 😉 Dans un premier temps il a fourni tout le monde en armes diverses et variées (des jouets je vous rassure !) et de joyeuses équipes se sont fait la guerre 😉 Puis il y a eu les parties de foot et les courses en trottinette. Et pendant ce temps que font les parents ?! Et bien ils font connaissance, puis lorsqu’il y a affinité, ils font des apéros 😉

 

C’est comme ça que l’on a fait une très belle rencontre : SEA YOU et son équipage. Les  parents : Perrine et Manu,  et les enfants : Robin, Marius et Émile. Eux aussi sont sur le retour après deux ans de tour de l’Atlantique. Comme nous, ils vont reconstruire quelque chose à terre après avoir tout vendu pour partir. Par contre, ils sont un peu plus avancés que nous dans leur projet ! (Je vois d’ici les mauvaises langues me dire qu’il n’y a pas de  mal 😉  ).  Pour eux ça sera la Bretagne… un peu trop loin pour nous !

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L’équipage de SEA YOU : Manu, Perrine, Robin, Marius et Émile.

 

SORTIE PLAGE À PORTO PIM :

Un armistice est signé sur les pontons, on en profite pour amener nos troupes à la plage de Porto Pim, à deux pas de la Marina. On n’était plus allé à la plage depuis notre départ des Bahamas, ça va faire du bien ! Marius amène son surf et à tour de rôle ils vont jouer sur les vagues, mais les méduses auront vite raison de nos courageux surfeurs…

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DES OUTREMER À HORTA MARINA :

C’est bien connu, les OUTREMER sont des bateaux de voyage, alors quoi de plus normal que d’en croiser aux Açores sur la route du retour  ?!

Je vais surement en oublier, mais nous avons fait avec grand plaisir la connaissance de l’équipage familial d’ESSENTIEL : Estelle, Pierre, Malo, Enora et Eloan. On avait hésité à acheter cet OUTREMER 45 ancienne génération avant de jeter notre dévolu sur TEIVA 😉 .

Puis nous avons partagé de bons moments avec l’équipage de MOBY : Loïc, Bénédicte, Victor, Arthur et Anna. Sur leur OUTREMER 51 nouvelle génération, ils reviennent d’un tour du monde de 2 ans 1/2 !  On est bien petit à côté… Loïc et Bénédicte nous on aussi fait faire la connaissance de l’équipage d’un autre OUTREMER 51 nouvelle génération. Il ramène « MARIPOSA » (on n’est plus très sûr du nom…) en Europe.

Nous avons aussi retrouvé Guillaume sur LUNA BAY II . Nous avions connu Guillaume et Jennifer aux conférences sur les grands voyages à Paris il y a déjà quelques années de cela et on les avait retrouvés sur l’eau, cette année, aux Bahamas ! Guillaume ramène en Europe LUNA BAY II avec un couple d’amis et il a hâte de retrouver Jennifer et ses trois enfants, Théotime, Charline et Léonie au Portugal, pour terminer l’aventure en famille !

Puis il y a ceux que l’on a vu de loin, des OUTREMER ancienne génération : LA SMALA que l’on avait déjà entraperçu au Marin en Martinique et CERES.

Des OUTREMER à Horta Marina :

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Et le plus beau… TEIVA 😉

 

 

 

Açores : Terre de baleines & dauphins

Saviez-vous que les Açores font partie des dix meilleures endroits au monde pour l’observation de baleines et de dauphins ? Et bien nous, nous n’en savions rien, mais on a appris qu’au large de l’archipel, on peut observer des baleines et des dauphins tout au long de l’année 😉

 

Petite parenthèse historique :

Pendant deux siècles le cachalot a fait partie du mode de vie, de la culture des habitants de l’île et constituait l’une des principales sources de revenus. Cette chasse était traditionnelle et se faisait au moyen de bateau à voile (barcos de boca aberta) sans canon.

Après le moratoire de la Commission Internationale Baleinière, la chasse des baleines aux Açores a cessé en 1984, mais elle a laissé son empreinte dans la culture locale, la littérature et l’artisanat. C’est ainsi qu’a commencé le travail de conservation des cachalots et autres baleines ainsi que des dauphins, visiteurs réguliers des îles.

En seulement 5 ans, les Açores ont converti la chasse à la baleine en excursions pour l’observation et la recherche. En 1989, l’observation des baleines et des dauphins s’est lentement muée en activité commerciale à part entière et la baleine est devenue un symbole de conservation et une attraction pour la plupart des visiteurs de l’archipel.
A Faial, toute cette histoire vous est racontée au musée de la baleine, La Fàbrica da Baleia, une ancienne usine à baleines située à Porto Pim (hélas fermé lors de notre passage sur Faial…).

 

En bons touristes qui se respectent, nous avons donc fait une excursion en mer, en compagnie de l’équipage de SEA YOU, pour aller observer des baleines et dauphins 😉

Vendredi 8 juin 2018, à 8h30, rendez-vous est donné au ponton, pour le débriefing avant le départ. On va être incollable sur le sujet ! Notre guide francophone nous explique qu’il y a des guetteurs sur Faial et Pico (l’île d’à côté), qui passent leurs journées à scruter la mer avec des jumelles, pour guider ensuite les bateaux vers les sites où il y a des baleines. Aujourd’hui on a toutes nos chances, il y a déjà 4 sites où des baleines ont été aperçues 🙂

 

 

Nous nous dirigeons vers le sud de Pico, on sera à l’abris de l’île, ça ne bougera pas trop ! En chemin on croise la route de plusieurs groupes de dauphins : des « dauphins bleus et blancs » et des « dauphins communs ».

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Même si on a l’habitude d’en voir en navigation sur TEIVA, on apprécie toujours autant le spectacle !

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Puis nous poursuivons notre route et nous avons eu la chance de voir plusieurs cachalots, dont un avec un petit et un rorqual commun.

 

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Photo du cachalot et son petit prise par notre guide :

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Quelques photos de ce que l’on a vu :

À vous de reconnaître les cachalots et le rorqual commun 😉

 

On en a eu plein les yeux !!! Et pour finir cette belle journée en beauté, on est allé manger une pierrade en compagnie de Perrine, Manu, Robin, Marius et Émile au « Restaurante Canto da Doca »  🙂

Les pontons de Horta Marina

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Les pontons de Horta Marina sont recouverts de peintures de toutes les couleurs, traces laissées du passage des équipages de toutes nationalités sur ce petit bout de terre au milieu de nulle part. On y a retrouvé avec plaisir la trace de bateaux copains et on y a laissé la trace du passage de TEIVA 🙂

Pour commencer, on arpente les pontons, en cherchant l’inspiration et notre futur emplacement 😉

 

Il faut trouver un endroit sans aucun dessin ou plutôt avec des dessins tellement effacés que l’on peut maintenant les recouvrir. C’est Théo qui a la charge de ce travail. Ensuite, il n’y a plus qu’à ! Mais contrairement à ce que l’on pourrait croire, ça n’est pas si simple 😉 Nous avions peint le fond sur un premier emplacement qui était près d’une borne d’eau et lorsque nous sommes revenus pour commencer les dessins, il était inondé… Nous avons donc du trouver un nouvel emplacement et tout recommencer… Ensuite, la météo a joué contre nous… Chaque dessin a du être fait entre deux averses. A croire que la pluie attendait de me voir à l’action pour venir !


Il nous aura fallu une semaine pour terminer notre dessin entre deux pluies, mais on a réussi ! TEIVA restera un peu aux Açores après notre départ, tout comme VENT D’AILLEURS et les bateaux copains que l’on s’est fait à Horta 😉

 

La parole à l’équipage :-)

Chose promise chose due, la parole est maintenant à l’équipage et je laisse à chacun d’entre nous le soin de raconter sa transat 😉

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La parole à notre capitaine, Jean-Roch :

La transat retour nous a permis de boucler le tour de l’Atlantique en deux ans. Pour des raisons personnelles, je ne voulais pas aller trop loin de France et donc pas dans le Pacifique. On avait toujours dit, avec Marie-Claire, que si cette aventure ne convenait pas ou plus à l’un de nous trois, on arrêterait.

Cette transat retour a été une bonne expérience. Je l’appréhendais moins que celle de l’aller où j’étais encore novice. J’avais toutefois un peu peur des dépressions de l’hémisphère nord et j’ai, dans un premier temps, demandé à un ami à terre de bien vouloir m’en avertir pendant la navigation. J’ai réalisé que c’était lui donner des responsabilités énormes et nous avons choisi de faire plutôt appel à un routeur professionnel : Michel Meulnet,

J’ai été très satisfait de son routage qui nous a fait prendre la route classique au nord des Bermudes,

Nous avons pu passer au nord de l’anticyclone des Açores et profiter des vents portants. Nous avons pris un petit front froid et évité une dépression plus active en ne la prenant que par la bordure. Par contre nous avons toujours eu une mer hachée et une houle, lors des passages des fronts, impressionnante !

Ayant la chance de ne pas avoir le mal de mer, je me suis occupé en faisant la cuisine, le pain du matin et la vaisselle avec Louis. Marie-Claire, bien que malade avec Théo, intervenait dans les manœuvres. La journée s’écoulait en lecture, films et discussion. Je m’occupais des liaisons par iridium avec le routeur et Marie-Claire écrivait son billet quotidien qu’Anne-Laure était chargée de répercuter aux membres de la famille et amis.

Nous avons bien eu quelques pépins, dont un qui a failli nous détourner vers les Bermudes, mais on a su y faire face.

Le bateau a confirmé sa bonne tenue dans des mers houleuses et sa rapidité : on a fait plusieurs journées à plus de 200 milles. Nous avons parcouru 2600 milles en un peu plus de 14 jours. La grande différence avec la transat allée (2600 milles en un peu plus de 13 jours) c’est qu’il y avait Louis ! Il nous a permis de faire des quarts de 3h (c’est plus reposant qu’à l’aller où nous étions que 2), nous a aidé dans les manœuvres, est monté 2 fois au mat et a été un compagnon de jeu pour Théo et d’échange pour moi, J’ai apprécié son esprit curieux, son désir d’apprendre et son calme montagnard.

La transat n’est pas terminée, car nous sommes encore aux Açores et il nous reste 900 milles pour Gibraltar… une rigolade… ?!!

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Puis notre petit mousse Théo :

J’ai bien aimé la transat, mais j’ai juste trouvé que la mer était un peu trop agitée…

J’ai trouvée cette traversée plus longue que celle de la transat allée. J’ai regardé beaucoup de films, car j’étais trop brassé pour jouer et cela en réalité m’ennuyait un petit peu…

Je suis content d’avoir pu voir une méduse à crinière de lion et j‘ai bien profité quand Louis était là 🙂

Finalement, je suis plutôt fier d’avoir pu faire cette traversée car j’ai hésité à prendre l’avion et rejoindre Mina et Missia en Corse.

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La parole à notre Marin  : Louis

Tout d’abord, je tiens à remercier Jean-Roch, Marie-Claire et Théo pour m’avoir permis de monter à bord de Teiva et vivre cette expérience inoubliable qu’est la Transatlantique à la voile.

Étant montagnard, je ne savais pas trop dans quelle aventure je m’embarquais. Mais j’ai eu la chance de pouvoir m’habituer au bateau quelque temps avant le départ de la transat, et de découvrir assez rapidement que j’ai le pied marin. J’ai eu la chance de ne pas être malade, ce qui n’a pas été le cas de Marie-Claire et Théo.

Je suis parti avec l’idée de découvrir une nature et des paysages complètement inconnus pour moi, mais aussi pour apprendre la navigation à la voile au sens le plus large. Pour ce qui est de la nature et des paysages, j’en ai pris plein les yeux ! J’ai découvert un monde magnifique, avec ses levers et couchers de soleil, les dauphins et baleines, les nuances de bleus et les étoiles…

Ce genre de navigation pourrait paraître monotone puisque le paysage ne change que très peu. Mais je ne me suis pas ennuyé une seule fois. A bord de Téiva, les activités sont variées : jeux, films, lecture, observation, réglages et manœuvres rythment nos journées. Et en prime, je m’entends bien avec l’équipage.

J’ai beaucoup lu sur les grands principes de la navigation à la voile, puis sur la météo et les nuages, et la nuit sur les étoiles et constellations. J’ai beaucoup aimé essayer de comprendre les différents réglages des voiles et le fait que nous avançons uniquement grâce au vent me paraît incroyable. Pour ce qui est de la météo, le routeur nous a fait passer par des conditions assez confortables, et comme me disait Jean-Roch, c’est mieux pour ma première expérience de la voile. La mer levée ne m’a pas spécialement intimidé, vu que nous n’avons pas commis d’imprudence, et j’ai confiance en Teiva. Ce qui me permet de plutôt bien dormir dans la pointe avant tribord, sauf une ou deux nuits ou ça bougeait beaucoup.

Je n’ai pas trouvé cette traversée très fatigante (on peut se reposer la journée aussi), et je pense que j’aurais pu rester plus longtemps en mer. J’ai beaucoup aimé cette sensation d’être loin de tout, sans internet ni téléphone. Néanmoins, après avoir vu toutes ces nuances de bleus et cet horizon permanent, je suis content de retrouver mes montagnes avec les nuances de verts qu’elles comportent. Mais je compte bien retourner sur la mer, pour des petites ou des grandes navigations.

Louis

 

Et enfin, mon ressenti, ou la parole à Marie-Claire :

Par quoi commencer ?! Peut-être par mon état d’esprit avant de commencer cette transat. Je ne voulais pas la faire… Pourquoi ? Dès le début de notre « balade », je n’ai jamais envisagé de faire cette transat retour. Elle me semblait être trop dure pour nous et était trop anxiogène pour moi (un récit dramatique de « transat retour » en famille me hante depuis que l’on est parti en mer…). Alors j’avais envisagé de passer Panama, de traverser le Pacifique et d’aller jusqu’en Australie pour y revendre TEIVA.  Vous me direz que le Pacifique n’est pas une mince affaire non plus ! Sans aucun doute 😉

Et puis la fin de l’aventure n’est pas mon choix, mais celui du capitaine… Mon rêve de Pacifique ne se réalisera pas en famille sur TEIVA 😦  De plus, aucun projet ne se profile à l’horizon… Nous ne savons toujours pas où l’on va s’installer pour la prochaine rentrée scolaire de Théo…

Ceci étant dit, vous ne vous étonnerez donc pas si je vous dis que j’ai beaucoup moins apprécié cette transat retour que la transat allée 😉

J’ai trouvé les conditions de navigations difficiles, ou plutôt inconfortables… Nous avons eu la grande majorité du temps une houle courte et croisée sur laquelle TEIVA butait et moi je souffrais… Je souffrais de mal de mer et je souffrais de voir Théo encore plus mal que moi et malade. Les 10 premiers jours il mangeait très peu, ne buvait guère et vomissait régulièrement 😦  Et puis il ne faisait pas très chaud et on restait la majorité du temps confiné dans le carré (allongé, à regarder des films sur l’ordinateur 😉  ). Carré qui était notre salle à manger, la chambre de Théo, la salle de cinéma, la salle de jeux et de lecture ! Bref, je trouvais les journées longues et je dormais mal la nuit…

Les derniers jours le temps s’est arrangé. TEIVA s’est mis à glisser sur l’Océan, on a commencé à voir des dauphins, une baleine 🙂  Le soleil s’est fait moins timide, on a pu aller plus souvent dehors. Je n’ai plus été dérangée, Théo n’a plus été malade et il s’est remis à manger (à dévorer même !) et à jouer 🙂  J’ai alors commencé à retrouver et apprécier tout ce qui m’avait enchanté lors de notre transat allée : les levers et couchers de soleil et de lune, les étoiles, le ballet des dauphins, le bruit de l’eau sur les coques de TEIVA… Et quelle joie lorsque la terre apparaît au loin 🙂

En conclusion, je suis malgré tout contente de l’avoir faite cette transat, même si je l’ai beaucoup moins appréciée que la transat allée (en discutant sur les pontons il en ressort que la grande majorité des gens a moins apprécié la transat retour). Contente aussi de l’avoir faite avec Louis à bord. Tu as été un équipier très agréable et sur lequel on pouvait compter. J’étais en toute confiance lorsque tu prenais tes quarts la nuit. Donc un grand merci à toi Louis 😉

Marie-Claire

Retrouvailles avec VENT D’AILLEURS :-)

A notre arrivée sur les Açores c’est avec grand plaisir que nous avons été accueillis par Isabelle de VENT D’AILLEURS, mais le bateau et son équipage n’étaient pas encore arrivés. Aussi, c’est avec grand plaisir  qu’à notre tour nous avons pu les accueillir 😉
Jeudi 31 mai  2018, à presque 6h du matin, VENT D’AILLEURS entre dans le port d’Horta et tout l’équipage de TEIVA est sur le pont (c’est à dire Jean-Roch, Théo et moi, car Louis a déjà rejoint ses montagnes en Haute Savoie) 🙂

 

Isabelle est sur le ponton, avec François et Anne, organisateurs de  » l’Atlantic Back Cruising  » (un rallye qui encadre la transat retour de ses participants) et l’équipage de LATINO , le premier bateau du rallye à être arrivé à Horta.

VENT D’AILLEURS a une place à couple avec un autre catamaran. Mais après avoir fini sa manœuvre, le propriétaire du catamaran lui demande de changer de place… Gilbert préfère partir se mettre au mouillage dans le port, non loin de TEIVA 😉

 

Théo n’a pas oublié de prendre les bouteilles qu’Isabelle avait laissées dans le frigo de TEIVA et c’est un petit déjeuner champagne que VENT D’AILLEURS nous offre à son bord 😉

 

Gilbert, Philippe et Denys ne vont rester que quelques jours aux Açores. VENT D’AILLEURS est attendu par son nouveau propriétaire à Lisbonne au Portugal. Mais on aura quand même le temps d’aller prendre un dernier apéro à bord 😉

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Le  » Der des Ders  » … à bord de VENT D’AILLEURS, mais on espère bien en boire d’autres ensemble ailleurs !!!

 

Lundi 4 juin 2016 à 9h00 VENT D’AILLEURS quitte Horta… 

 

Bon vent les copains et à bientôt sur Terre 😉

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Comment s’est passée la transat ?!

Comment ça s’est passé ?! Je laisserai dans un autre article la parole à chaque membre de l’équipage, pour qu’il donne son propre ressenti, mais techniquement, ça s’est bien passé 🙂

On a eu globalement de bonnes conditions, avec quand même quelques creux de vent (deux nuits au moteur) et on a traversé deux petites dépressions, ça a remué…  (force 6 à 7 avec une houle de 4 à 5 mètres au plus fort).

Le calme avant la tempête…

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Prise de ris par gros temps :

 

Et que fait-on pendant une transat ?! Tout dépend du temps et de l’équipier 😉  Théo et moi avons été bien dérangés une grande partie de la transat… Alors on a regardé des films, à raison d’au moins 4 par jour ( j’ai aussi beaucoup dormi pendant les projections 😉  ). Entre deux films Théo a souvent été malade, ce qui ne nous incitait pas à arrêter les projections ! Pour Jean-Roch et Louis, comme ils n’étaient pas dérangés, il y avait l’intendance à gérer 😉  Sinon, on gère la navigation, on joue, on fait du pain, on contemple, on lit…  ou on ne fait rien !

Pour remonter le moral des troupes, on s’est fait de bons petits repas, pour la mi-parcours, la fête des mères, le dernier jour de navigation… Toute occasion était bonne à prendre 😉  Et on avait quelques ressources à bord (merci les copines 🙂 )  !

 

La majorité du temps on restait à l’intérieur, dans le carré, car on avait trop froid dehors… Soit il faisait mauvais, soit il y avait trop de vent… On a pris seulement deux ou trois apéros et un repas dehors sur 14 jours de mer (et encore, avec pull et ciré !  ). Notre carré, pas si grand que ça, est devenu salle à manger, salon et même chambre à coucher ! Théo qui était dérangé a presque toujours dormi dans le carré et Jean-Roch a dormi à côté de lui les 10 premiers jours. Ensuite on a renvoyé Jean-Roch dans une cabine, car il faisait trop froid pour rester dehors pendant nos quarts…

Contrairement à ce que laissent imaginer les photos, on a souvent eu un ciel voilé et on s’est même pris une belle rincée !  La mer a souvent été formée, avec des houles croisées (comme ça, tu t’en prends deux fois plus pour le même prix 😉  ). On a régulièrement fait des moyennes de presque 10 nœuds, avec de jolis surfs (17,2 nœuds pour notre plus beau). Pendant plusieurs jours on était tellement remué que tout valdinguait dans TEIVA. Il était alors difficile de cuisiner et de manger, il fallait s’accrocher à son assiette ! Dans un geste héroïque Louis a même sauvé deux pots de confiture et nos tasses de thé qui ont volé lors du passage d’une vague un peu plus grosse que les autres !

 

TEIVA nous a aussi fait quelques petites surprises 😉

Le premier jour de navigation, 20 minutes après notre départ, le moteur bâbord se met à sonner… La courroie a cassé !!! Ça commence bien 😉  Mais Jean-Roch a de quoi réparer et comme on est encore à l’abri dans le lagon, il répare en navigation.

Ensuite, à une semaine du départ, nos batteries ne se rechargeaient plus, ni avec les panneaux solaires, ni avec les moteurs 😦  GROS PROBLÈME…  Sans batterie, on n’a plus aucun instrument de navigation, plus de pilote automatique et même plus d’eau ! On a envoyé un mail à notre électricien préféré du Marin aux Antilles. David nous a tout de suite répondu (sympa, on était un samedi matin 😉 ) et nous a donné quelques pistes. On avait même envisagé un demi-tour vers les Bermudes pour faire réparer, mais Jean-Roch a fini par réussir à résoudre le problème. Comment ?! Même lui ne le sait pas ! Encore des problèmes de mauvais contacts électriques… Il a touché un peu tous les fils électriques du circuit de charge et c’est reparti !

Le même jour, notre girouette-anémomètre s’est mise à dysfonctionner… Un oiseau a du se poser dessus ! Louis s’est préparé à monter au mat pour réparer, mais elle s’est remise en place toute seule lorsque l’on a changé de direction !

 

Et pour finir cette journée en beauté, le moteur tribord n’a plus voulu démarrer… Mais plus de peur que de mal, ça doit être un problème de batterie et il démarre lorsque le moteur bâbord est allumé !

On a aussi eu un problème au niveau de l’enrouleur de solent (notre petite voile avant). Une pièce s’était déboîtée !  Jean-Roch et Louis ont rapidement réussi à tout remettre en place, les vibrations avaient eu raison d’une vis qui maintenait le tout…

 

Et la cerise sur le gâteau, à 50 milles de l’arrivée (moins de 100 km), la grande voile est tombée d’un coup !!! On a un moment cru que la drisse s’était cassée… En faite, pas du tout, c’est l’anneau de la poulie de renvoie qui s’est « déchiré » ! Ça illustre assez bien les efforts que subissent le bateau et son accastillage lors de telles navigations. Louis en sera quitte pour monter deux fois en haut du mat pour réparer. Et comme ça bouge quand même un peu… c’est sportif !

 

On a aussi fait quelques belles rencontres 😉 Mais il nous aura fallu être patients… Pendant plus de 10 jours nous n’avons rencontré que quelques bateaux de loin en loin et des oiseaux… Ni dauphin ni baleine en vue 😦   Ça n’est que trois jours avant notre arrivée qu’on a vu nos premiers dauphins ! Ensuite ils nous ont régulièrement rendu visite, nous offrant à chaque fois un joli ballet 🙂 Et le jour de la fête des mères, c’est une baleine qui a fait son apparition, nous montrant à tour de rôle une de ses nageoires puis l’autre avant de disparaître dans un plongeon. On en avait déjà vu une, mais de loin et de façon plus furtive.

Quelques belles rencontres :

 

On n’est pas seul au monde 😉  :

 

On a bien sûr aussi admiré de merveilleux levers et couchers de soleil et de lune 🙂  Louis a étudié et photographié de superbes cieux nuageux et on a tous vu le rayon vert !!! Jean-Roch, notre spécialiste es rayon vert, a même vu le rayon vert sur un coucher de lune en méditerranée… (j’ai émis des doutes, mais il nous a assuré que c’était vrai !).

 

Et la pêche dans tout ça ?!  Dès le deuxième jour on a pêché notre premier thon !  Belle bête : 72 cm et un peu plus de 5 kg 🙂  Jean-Roch et Louis ont du le manger à deux, car avec Théo on était trop brassé… On n’a donc plus mis la ligne à l’eau pendant plusieurs jours, car sans congélateur et avec un frigo plein à craquer, on n’avait plus de place pour un deuxième poisson ! Ensuite on a eu peur que VENT D’AILLEURS ne nous rattrape, alors on n’a pas voulu se ralentir avec une ligne à l’eau 😉  La vérité, c’est que l’on a bien remise notre ligne à l’eau quelques fois, lorsque le temps le permettait, mais on n’a plus rien pêché… notre « Rapala » avait tendance à n’attirer que les oiseaux et on a du plier plusieurs fois de peur d’en pêcher un 😦

 

Les derniers jours ont été les plus paisibles (même si la mer s’est un peu levée le dernier jour…) et c’est sous un beau soleil que l’on est arrivé (bon, il y avait bien quelq