Comment s’est passée la transat ?!

Comment ça s’est passé ?! Je laisserai dans un autre article la parole à chaque membre de l’équipage, pour qu’il donne son propre ressenti, mais techniquement, ça s’est bien passé 🙂

On a eu globalement de bonnes conditions, avec quand même quelques creux de vent (deux nuits au moteur) et on a traversé deux petites dépressions, ça a remué…  (force 6 à 7 avec une houle de 4 à 5 mètres au plus fort).

Le calme avant la tempête…

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Prise de ris par gros temps :

 

Et que fait-on pendant une transat ?! Tout dépend du temps et de l’équipier 😉  Théo et moi avons été bien dérangés une grande partie de la transat… Alors on a regardé des films, à raison d’au moins 4 par jour ( j’ai aussi beaucoup dormi pendant les projections 😉  ). Entre deux films Théo a souvent été malade, ce qui ne nous incitait pas à arrêter les projections ! Pour Jean-Roch et Louis, comme ils n’étaient pas dérangés, il y avait l’intendance à gérer 😉  Sinon, on gère la navigation, on joue, on fait du pain, on contemple, on lit…  ou on ne fait rien !

Pour remonter le moral des troupes, on s’est fait de bons petits repas, pour la mi-parcours, la fête des mères, le dernier jour de navigation… Toute occasion était bonne à prendre 😉  Et on avait quelques ressources à bord (merci les copines 🙂 )  !

 

La majorité du temps on restait à l’intérieur, dans le carré, car on avait trop froid dehors… Soit il faisait mauvais, soit il y avait trop de vent… On a pris seulement deux ou trois apéros et un repas dehors sur 14 jours de mer (et encore, avec pull et ciré !  ). Notre carré, pas si grand que ça, est devenu salle à manger, salon et même chambre à coucher ! Théo qui était dérangé a presque toujours dormi dans le carré et Jean-Roch a dormi à côté de lui les 10 premiers jours. Ensuite on a renvoyé Jean-Roch dans une cabine, car il faisait trop froid pour rester dehors pendant nos quarts…

Contrairement à ce que laissent imaginer les photos, on a souvent eu un ciel voilé et on s’est même pris une belle rincée !  La mer a souvent été formée, avec des houles croisées (comme ça, tu t’en prends deux fois plus pour le même prix 😉  ). On a régulièrement fait des moyennes de presque 10 nœuds, avec de jolis surfs (17,2 nœuds pour notre plus beau). Pendant plusieurs jours on était tellement remué que tout valdinguait dans TEIVA. Il était alors difficile de cuisiner et de manger, il fallait s’accrocher à son assiette ! Dans un geste héroïque Louis a même sauvé deux pots de confiture et nos tasses de thé qui ont volé lors du passage d’une vague un peu plus grosse que les autres !

 

TEIVA nous a aussi fait quelques petites surprises 😉

Le premier jour de navigation, 20 minutes après notre départ, le moteur bâbord se met à sonner… La courroie a cassé !!! Ça commence bien 😉  Mais Jean-Roch a de quoi réparer et comme on est encore à l’abri dans le lagon, il répare en navigation.

Ensuite, à une semaine du départ, nos batteries ne se rechargeaient plus, ni avec les panneaux solaires, ni avec les moteurs 😦  GROS PROBLÈME…  Sans batterie, on n’a plus aucun instrument de navigation, plus de pilote automatique et même plus d’eau ! On a envoyé un mail à notre électricien préféré du Marin aux Antilles. David nous a tout de suite répondu (sympa, on était un samedi matin 😉 ) et nous a donné quelques pistes. On avait même envisagé un demi-tour vers les Bermudes pour faire réparer, mais Jean-Roch a fini par réussir à résoudre le problème. Comment ?! Même lui ne le sait pas ! Encore des problèmes de mauvais contacts électriques… Il a touché un peu tous les fils électriques du circuit de charge et c’est reparti !

Le même jour, notre girouette-anémomètre s’est mise à dysfonctionner… Un oiseau a du se poser dessus ! Louis s’est préparé à monter au mat pour réparer, mais elle s’est remise en place toute seule lorsque l’on a changé de direction !

 

Et pour finir cette journée en beauté, le moteur tribord n’a plus voulu démarrer… Mais plus de peur que de mal, ça doit être un problème de batterie et il démarre lorsque le moteur bâbord est allumé !

On a aussi eu un problème au niveau de l’enrouleur de solent (notre petite voile avant). Une pièce s’était déboîtée !  Jean-Roch et Louis ont rapidement réussi à tout remettre en place, les vibrations avaient eu raison d’une vis qui maintenait le tout…

 

Et la cerise sur le gâteau, à 50 milles de l’arrivée (moins de 100 km), la grande voile est tombée d’un coup !!! On a un moment cru que la drisse s’était cassée… En faite, pas du tout, c’est l’anneau de la poulie de renvoie qui s’est « déchiré » ! Ça illustre assez bien les efforts que subissent le bateau et son accastillage lors de telles navigations. Louis en sera quitte pour monter deux fois en haut du mat pour réparer. Et comme ça bouge quand même un peu… c’est sportif !

 

On a aussi fait quelques belles rencontres 😉 Mais il nous aura fallu être patients… Pendant plus de 10 jours nous n’avons rencontré que quelques bateaux de loin en loin et des oiseaux… Ni dauphin ni baleine en vue 😦   Ça n’est que trois jours avant notre arrivée qu’on a vu nos premiers dauphins ! Ensuite ils nous ont régulièrement rendu visite, nous offrant à chaque fois un joli ballet 🙂 Et le jour de la fête des mères, c’est une baleine qui a fait son apparition, nous montrant à tour de rôle une de ses nageoires puis l’autre avant de disparaître dans un plongeon. On en avait déjà vu une, mais de loin et de façon plus furtive.

Quelques belles rencontres :

 

On n’est pas seul au monde 😉  :

 

On a bien sûr aussi admiré de merveilleux levers et couchers de soleil et de lune 🙂  Louis a étudié et photographié de superbes cieux nuageux et on a tous vu le rayon vert !!! Jean-Roch, notre spécialiste es rayon vert, a même vu le rayon vert sur un coucher de lune en méditerranée… (j’ai émis des doutes, mais il nous a assuré que c’était vrai !).

 

Et la pêche dans tout ça ?!  Dès le deuxième jour on a pêché notre premier thon !  Belle bête : 72 cm et un peu plus de 5 kg 🙂  Jean-Roch et Louis ont du le manger à deux, car avec Théo on était trop brassé… On n’a donc plus mis la ligne à l’eau pendant plusieurs jours, car sans congélateur et avec un frigo plein à craquer, on n’avait plus de place pour un deuxième poisson ! Ensuite on a eu peur que VENT D’AILLEURS ne nous rattrape, alors on n’a pas voulu se ralentir avec une ligne à l’eau 😉  La vérité, c’est que l’on a bien remise notre ligne à l’eau quelques fois, lorsque le temps le permettait, mais on n’a plus rien pêché… notre « Rapala » avait tendance à n’attirer que les oiseaux et on a du plier plusieurs fois de peur d’en pêcher un 😦

 

Les derniers jours ont été les plus paisibles (même si la mer s’est un peu levée le dernier jour…) et c’est sous un beau soleil que l’on est arrivé (bon, il y avait bien quelques nuages, mais pas de quoi fouetter un bœuf !). Théo est le premier à avoir vu la terre 🙂  D’abord Faial, puis Pico, l’île juste en face. Quel plaisir de voir une terre après une longue traversée ! Les paysages sont verts, il y a du relief, c’est beau…

En s’approchant des Açores on croise de plus en plus de bateaux. Le trafic est impressionnant, des dizaines de bateaux arrivent, d’autres repartent… Ce petit bout de terre est le point de ralliement de tous les bateaux qui traversent l’Atlantique direction l’Europe. Il parait qu’environ 30 % des bateaux qui arrivent sont Français, mais on y croisera beaucoup d’autres nationalités.

 

 

Conclusion ?!  On est content de l’avoir fait, mais à l’arrivée de la transat on est un peu fatigué… Tout comme notre drapeau Français 😉

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4 commentaires sur « Comment s’est passée la transat ?! »

  1. Bravo à vous et merci pour ce beau récit de traversée, plein d’eau et de sel !
    Vous nous en raconterez plus cet été !
    Aux Açores, si vous croisez l’anticyclone, dites lui de faire un tour par chez nous !
    à bientôt.

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  2. bravo, et maintenant retour en Corse? Belles photos, beaux récits on sera content de vous avoir connu. Bon retour au froid et qui sait, à une prochaine.
    Nous rentrons en juillet en Bretagne pour 1 mois puis route vers Bonaire.

    Pour info 6gone et Fakarever sont arrivée aux Marquises. Lotus ne devrait pas tarder.
    Bises
    Les guadeloupéens

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