Petite escapade sur Pico ;-)

 

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Archipel des Açores

L’île de Pico est à 8 km de Faial. Elle doit son nom au volcan qui domine l’île et que l’on voit depuis Horta. Le Pico s’èlève à 2 351 mètres et c’est le point culminant du Portugal !

Il parait que ça vaut le coup d’y aller. On voulait le faire avec Isabelle, après le départ de Gilbert, mais la météo ne nous l’a pas permis… Puis, entre une chose et l’autre, on n’y pensait même plus ! Jusqu’à ce que Perrine et Manu nous disent qu’ils prévoient d’aller y passer une journée. Ça vous embête si on vous suit ?! Voila comment on s’est retrouvé une journée sur Pico avec l’équipage de SEA YOU 😉

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De gauche à droite : Robin, Théo, Marius, Marie-Claire, Jean-Roch, Perrine, Emile et Manu.

 

On se rend sur Pico en Ferry, le départ est à 9h15, il faut être à la gare maritime 1/2h avant pour acheter les billets. Rendez-vous est donné sur SEA YOU entre 8h et 8h15. Manu avait compris 8h, Jean-Roch visait plutôt 8h15 et on est arrivé vers 8h30… Perrine et Manu s’inquiétaient un peu… (ils ne connaissent pas le quart d’heure Savoyard 😉  ).

Après une petite demi-heure de traversée on arrive à Madalena. On a choisi de visiter l’île en taxi et c’est avec Joan, notre super chauffeur et guide, que l’on part à la découverte de Pico. Perrine avait déjà bien préparé la visite et deux sites sont déjà réservés.

 

On quitte Madalena à 10h. Joan adaptera son tour à nos deux impératifs : visite des grottes à 15h et de la cave à vin à 17h30. On ne va pas chaumer !!!

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Dès les premiers kilomètres nous sommes séduits par Pico. L’île est une montagne dans la mer, dominée par son volcan. Les Açoriens surnoment Pico « l’île noire » . Noire comme la roche volcanique de ses terres et les « misterios », ces étranges coulées de lave séchée dévalant vers la mer. Noire aussi comme les maisons de certains villages, construites dans des blocs de lave ou comme les murets de basalte (« currais ») qui protègent du vent et des embruns les vignes et les cultures maraîchères. Les plaines sont quadrillées par ces murs et la roche noire volcanique contraste avec le vert de la végétation.

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On fait notre première halte à Cacherro (qui signifie chien en Portugais), où Joan nous dépose prés d’un rocher en forme de tête de chien. Puis on part sur un sentier aménagé dans les roches qui surplombent la mer.

 

Ensuite Joan nous conduit à São Roque do Pico, où se trouve l’ancienne usine de transformation de la baleine, réaménagée en musée (que nous ne visiterons pas, faute de temps !).

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Ensuite, nous quittons la côte pour aller vers l’intérieur de l’île. On prend vite de l’altitude et la température baisse. Les paysages changent et on commence à voir les verts pâturages où paissent des vaches. En chemin Joan nous arrête à un point de vue d’où l’on voit en contrebas São Roque do Pico et en arrière-plan l’île de São Jorge.

 

Puis nous continuons notre ascension sinueuse, avant d’arriver sur la route R 3-2, une route rectiligne de 19 kilomètres de long !!!

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On fera une pause à un petit lac  » Lagoa do Capitão  » qui jouxte des pâturages avant de poursuivre notre route, direction Lajes do Pico, sur la côte sud de Pico. On emprunte à nouveau des routes sinueuses au milieu de paysages verdoyants. Le relief accidenté offre une multitude de petits mamelons : Joan nous explique que chacun d’entre eux est un ancien volcan !

 

Lajes do Pico est la ville qui abrite le musée de la baleine et c’est aussi le point de départ des expéditions pour aller observer les baleines (mais ça, nous l’avons déjà fait depuis Faial 😉  ). Il est midi, nos troupes ont faim ! On ira visiter le musée de la baleine après une halte dans un petit restaurant 🙂

 

Le « Museu dos Baleeiros » n’est pas très grand, mais il est bien fait. Un petit film en Anglais raconte l’histoire de la pêche à la baleine sur Pico. Vu notre niveau en Anglais nous n’avons pas tout compris, mais les images parlent d’elles-mêmes. Joan nous avait déjà expliqué que la pêche à la baleine était une des activités principales de Pico, avec l’élevage des vaches et la viticulture. Avant l’interdiction de la pêche à la baleine, l’activité avait déjà commencé à décliner et s’était tournée vers la pêche au thon. Le musée dispose d’une belle collection d’objets de Scrimshaw et quelques répliques de baleinières.

 

Photos de pêche au thon: 

 

Notre programme est assez serré, nous ne pouvons pas trop traîner !  A 15h nous allons visiter des grottes. Sur notre route Joan nous a proposé de faire une petite pause sur ses terres. Il a des vignes et fabrique du vin blanc et du vin rouge, dégustation à la clé 😉  Des vins atypiques, qui sortent un peu de nos critères gustatifs… Il ne le vend pas, mais donnera une bouteille de blanc à chaque couple 🙂

 

Nous repartons direction les hauteurs de Madalena. Nous allons explorer les entrailles de Pico en nous engouffrant dans l’impressionnant tunnel lavique de Gruta das Torres.

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Faial en arrière-plan.
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Le Pico alto apparaît à travers les nuages.
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Entrée du site  » Gruta das Torres « 

 

Principe de formation d’un tunnel lavique :

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La visite est guidée et les explications sont en Anglais. Encore une fois nous serons pénalisés par notre niveau d’Anglais… mais on en prend plein les yeux !!! (à commencer par notre look d’explorateur en herbe avec notre casque sur la tête 😉  )

 

 

Sculptures en basalte devant l’entrée du site :

 

 

 

La vigne et le vin sont la grande affaire de l’île, notre journée découverte de Pico va se terminer par une visite d’une cave coopérative, avec dégustation 😉  Avant de nous y rendre Joan, nous conduit au milieu des vignes.

Le paysage viticole de Pico est splendide et il est classé au patrimoine mondial de l’Unesco. Il témoigne du formidable travail de l’homme sur la nature. Le vignoble pousse en effet sur un sol volcanique, dans un climat océanique avec un niveau élevé de précipitations. Il est protégé du vent et de l’air marin par des murets de pierres volcaniques délimitant des enclos (« currais ») où pousse la vigne, reliés entre eux par d’étroits passages. Ces mu­rets de pierres noires font également office de serre, conservant la chaleur du soleil, ce qui augmente la teneur en sucre du raisin.

 

À l’origine, le cépage de Pico était le verdelho, produisant un vin blanc liquoreux sec très réputé, qui fut très prisé au XIXsiècle. Décimé par le phylloxera (une sorte de puceron ravageur de la vigne) à la fin du XIXsiècle, le verdelho a été remplacé par la suite par un cépage américain, l’isabella.

Ces dernières années, la culture du verdelho a été réintroduite à Pico, où l’on produit notamment des vins doux secs et des blancs. Il paraît que pour être incollable sur les vins de l’île, une visite au museu do Vinho à Madalena s’impose… Peut-être une autre fois ?!

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La visite de la cave n’a pas été le meilleurs moment de la journée… Il faut dire que la barre était haute après tout ce que l’on venait de découvrir ! Mais pour ne pas regretter de s’y être arrêté, on est quand même reparti avec six bouteilles vin blanc 😉

 

En conclusion, on a passée une très très belle journée sur Pico qui nous laissera encore plein de beaux souvenirs ! Merci Perrine et Manu de nous avoir fait partager ces moments 🙂  Après un dernier petit restaurant pour patienter on embarque dans le Ferry pour Faial, il est 21h,

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Arrivée sur Faial :

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On retrouve TEIVA à la nuit tombée :

 

J’en connais qui vont faire de beaux rêves 😉

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