Encore un petit saut de puce :-)

TEIVA se faufile en méditerranée, entre accalmies et coups de vent… Samedi 14 juillet, dès la première fenêtre météo, nous quittons Carthagène, une heure après TUVAOU. On aurait aimé partir en route directe vers la Corse, mais un fort coup de vent est annoncé dès mardi matin… Nous mettons donc le cap sur Majorque aux Baléares. Eric de TUVAOU nous a conseillé un mouillage très bien abrité au nord-est de l’île : la baie de Pollença. Ça sera l’occasion pour nous de le revoir une dernière fois, lui et ses équipiers 🙂

 

Nous arrivons mardi à 7h du matin à Majorque. La navigation a été tranquille, sans trop de vent. On a longé un peu la côte Espagnole, avant de traverser en direction d’Ibiza. Entre Formentera et Ibiza nous avons croisé une multitude de bateaux de tourisme et de transport de touristes ! En plein été aux Baléares, rien de plus normal !!!

 

Encore une fois nous aurons droit à la visite de dauphins 🙂 , ceux-ci sont très gros.

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Arrivés au mouillage, nous avons juste le temps de prendre un petit déjeuner et de se poser un peu avant que le vent ne se lève. Vers midi un petit bateau à moteur dérape et passe entre TEIVA et le LAGOON au mouillage juste derrière nous ! Un monsieur sur un zodiac tourne autour sans trop savoir quoi faire… On lui montre une amarre et on lui propose de venir avec lui  sur son bateau, pour l’aider à accrocher celui qui dérape. Mais il nous dit qu’il avait téléphoné à la capitainerie et qu’ils allaient arriver pour le remorquage. Finalement, la capitainerie traîne à venir et il ira avec quelqu’un d’autre faire la manœuvre… Heureusement que Jean-Roch n’y est pas allé, car c’est à notre tour de déraper !!! Il y a des rafales à 30 nœuds, un fond de posidonies et nous n’avons pas mis assez de longueur de chaîne… Une dizaine de jours dans des ports et on ne sait déjà plus faire un mouillage 😉

 

Quelques heures plus tard, c’est le calme après la tempête ! Le mouillage est sympa, il fait beau, l’eau est chaude… C’est les vacances !!! Mardi 17 au soir, veille de notre départ pour Bonifacio, on prend un dernier apéro avec Eric et Thierry. Voilà encore une belle rencontre de bateaux 🙂  Jo n’est pas au rendez-vous, des soucis de santé lui ont fait écourter son séjour à bord de TUVAOU…

Cap sur Carthagène :-)

Dernier jour à Alcaidesa marina, la marina de la ville Espagnole de la Linea, à côté de Gibraltar :

 

Alcaidesa marina au premier plan à droite, Gibraltar et son rocher en arrière plan (derrière la piste d’atterrissage) :

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Éole continue à nous jouer des tours… On a à nouveau du mal à trouver un bon créneau météo pour quitter Gibraltar en direction de Carthagène… Soit il n’y a pas de vent, soit il y en a mais pas dans la bonne direction, ou encore il y en a trop 😦

Mais finalement, peut-être qu’Éole n’en a pas après nous… on a tout simplement pris l’habitude des alizés, ces vents réguliers qui nous poussaient tranquillement (ou pas…) dans l’arc Antillais. Il va maintenant falloir composer avec cette nouvelle donne, et c’est notre capitaine qui s’y colle (à la météo 😉 ).

Et notre capitaine a décidé que l’on quittera Gibraltar mardi matin très tôt, pour arriver mercredi soir avant la nuit à Carthagène (on ne veut pas rentrer de nuit dans un port inconnu…).

 

Et bien, vous allez rire 🙂  Nous sommes bien partis à 5h du matin de Gibraltar (c’est à dire réveil à 5h40…), mais faute de vent, nous ne sommes pas arrivés mercredi soir avant la nuit… On aurait pu arriver jeudi matin vers 2h… mais alors que l’on rêvait d’un bon lit douillé, on a fait des ronds dans l’eau à attendre gentiment le lever du jour pour rentrer dans le port !!! On a finalement pu se coucher à 7h du matin 😦  (et dire que certains pensent que c’est facile la vie de marins…).

À 5h du matin, il fait encore nuit… Il a fallu slalomer entre les dizaines de pétroliers et autres cargos au mouillage dans la baie de Gibraltar et ceux qui entrent ou quittent la baie… Impressionnant ! 

 

L’équipage de TUVAOU, un OUTREMER 45 ancienne génération, comme TEIVA… et presqu’aussi beau que TEIVA (en vérité, il est magnifique 😉  ), a bien mieux géré que nous. Eric et ses deux équipiers, Jo et Thierry, ont quitté Alcaidesa marina 2h après nous et sont arrivés mercredi à minuit à Carthagène (c’est à dire 2h avant l’heure à laquelle on aurait pu arriver !). Le port était très bien éclairé et ils ont même été accueillis par quelqu’un de la marina ! On le saura pour une prochaine fois 😉

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Pour la petite histoire, l’équipage de TUVAOU a choisi de mettre le cap au large pour prendre du vent, alors que sur TEIVA on a fait les touristes en longeant la côte… Est-ce que ça suffit à justifier l’écart de temps entre nous deux ?!  En parti, sans aucun doute, mais peut-être (je dis bien peut-être…) sommes nous légèrement moins performant dans les réglages de voiles sur TEIVA 😉  (tu en penses quoi Gilbert ?!)

 

À part ce petit problème de timing, la navigation s’est bien passée. Bien sûr, on a dû jouer des moteurs plus d’une fois, mais on a eu une mer d’huile pratiquement tout le long et croyez moi, avec Théo on a su l’apprécier 😉 Pour ne rien enlever au plaisir, on a eu droit à une visite surprise de deux dauphins qui nous ont suivi pendant plus d’une heure 🙂

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Nous resterons deux jours à Carthagène et c’est encore à vélo que l’on découvrira cette très jolie ville. On n’a pas retrouvé de tapas aussi bons qu’à la Linea et le marché couvert nous a moins emballé, mais Théo a trouvé un superbe magasin de jouets (il lui manquait quelques NERFS 😉  ) et au niveau architectural on en prend plein les yeux !

Petite pause à Gibraltar ;-)

Gibraltar, so British !!!

 

Sur TEIVA, vous l’aurez compris, nous sommes les rois de la pause 😉 Donc quoi de plus normal, après une semaine de navigation, que de se poser un peu ?! Et cette fois, on est dans une marina, ça change tout 🙂 Théo est libre comme l’air ! Il lui manque juste les copains de ponton… Marius, revient !!! Quand à nous, nous buvons seuls… mais en pensant à vous les copains 😉

 

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Les vélos sont sortis 🙂  À part un petit tour à Georges Town aux Bahamas (à la recherche d’une pompe à eau…), il y a de cela quelques mois, ça faisait bien longtemps qu’on ne les avaient pas utilisés (les Canaries, en novembre 2016 !)

Théo est ravi et il met tout en œuvre pour épuiser ses parents qui, ensemble ou à tour de rôle, partent avec lui explorer les environs… ou tout simplement pédaler à fond !!!

 

C’est donc équipés de nos superbes vélos que nous partons à la découverte de la ville « Linea de la Concepción » et de ses Tapas (un délice !).

 

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Puis nous partons découvrir Gibraltar et son fameux rocher !

 

 

 

Gibraltar est un territoire britannique, situé sur la côte sud de l’Espagne et dominé par son rocher, une crête calcaire de 426 m de hauteur. Clé du détroit de Gibraltar, ce petit territoire a tout d’abord été occupé par les Maures au Moyen Âge, puis gouverné par l’Espagne, avant d’être cédé aux Britanniques en 1713.

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Nous ferons une première petite excursion à Gibraltar en vélo. Dès le passage de la douane, l’accès se fait par la seule route d’accès, qui traverse la piste d’atterrissage de l’aéroport ! Lorsqu’un avion atterrit, la route est fermée à la circulation 😉

 

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Nous retournerons une deuxième fois sur le rocher faire une visite guidée en taxi collectif… De vrais touristes !!!

Ça laisse peu de place à la fantaisie, mais ça a le mérite de montrer les principaux sites en un temps record !

Notre visite a commencé par les colonnes d’Hercule, un monument sur un promontoire face au détroit de Gibraltar.

 

Ensuite on est allé visiter  « St Michael’s cave », une grotte majestueuse, aménagée pour y faire des concerts.

 

Après, sommes allés à la rencontre des singes de Gibraltar. Le rocher abrite la dernière colonie de singes sauvages d’Europe, également appelés magots. Ces macaques berbères venus d’Afrique du Nord auraient été introduits à Gibraltar au XVIIIème siècle. Protégés par un décret du gouverneur de Gibraltar en raison de leur rareté, les macaques berbères de Gibraltar sont d’autant plus précieux aux yeux de sa très gracieuse majesté qu’une légende raconte que la présence anglaise prendra fin le jour où il n’y aura plus de singe sur le rocher… Mais attention, bien qu’ils soient habitués aux humains, ils sont aussi réputés pour leur mauvais caractère… mieux ne pas essayer de les nourrir ou de les caresser !

 

Et pour finir, nous sommes allés voir le point de vue depuis le sommet du château maure de 1333. A l’époque, ce château s’étendait jusqu’à Casemates Square.

Moorish-Castle-en-haut-du-Upper-Rock-àGibraltar

 

Et tout ça en moins de deux heures !!! Qui dit mieux ?! Vous me direz, on n’est pourtant pas pressé… Mais on a un petit mousse qui n’est pas toujours très motivé pour les visites culturelles 😉

 

Main-street-à-Gibraltar

Par contre, je n’ai pas pu flâner le long de la rue principale Main Street of Gibraltar… Dotée de boutiques de toutes tailles aux architectures multiples (portugaise, espagnol et anglaise), il parait  que faire son shopping dans cette rue est un véritable plaisir. Je n’en saurais rien 😉

 

 

 

Ça sent la fin de la balade…

Nous voilà de nouveau en méditerranée…

Partis mercredi 27 juin 2016 à 16h de Horta aux Açores (oui, je sais… j’avais dit 15h et quelques… et bien on est finalement parti à 16h 😉 ), nous sommes arrivés mercredi 3 juillet à 9h à Gibraltar. Soit un peu plus de 6 jours et demi (6 jours et 17h) de navigation pour parcourir 1162 milles nautiques (environ 2150 km), à une moyenne de 7,2 nœuds. Pas de quoi rentrer dans les annales me direz vous ?!  C’est pas faux 😉  Mais on n’a jamais eu cette prétention !

Et comment ça s’est passé ?! Ça dépend pour qui…

On a quitté Horta sous un beau soleil et avec un vent de 15 – 20 nœuds qui nous a vite conduit au sud de Pico, l’île voisine de Faial.

 

Mais dès que l’on s’est trouvé au niveau du Pico alto (le volcan), ça s’est un peu compliqué…  D’un seul coup on n’a plus eu de vent… Puis le vent a complètement changé de direction, puis à nouveau plus rien… En bref, on a longé Pico et ses vents tournoyants au moteur (4 h de moteur…). On a bien eu le temps de scruter la mer, mais on n’a pas vu grand chose… Un groupe de gros dauphins est venu nous faire un timide coucou et au loin une petite baleine a fait de nombreux sauts.

 

Mais on n’a pas eu le temps de s’ennuyer car on s’est vite rendu compte après notre départ que notre pilote avait perdu le nord 😦  Heureusement pour nous, le pilote fonctionne très bien (on n’aurait pas envisagé une semaine de navigation à la barre…), mais la direction qu’il indique est erronée. Il nous indique plein nord lorsque l’on va plein sud ! Oui je sais, j’aurais pu essayer d’en profiter pour nous faire aller vers Panama au lieu de Gibraltar, le capitaine n’y aurait vu que du feu ;-), j’ai raté le coche…

On a essayé de régler ce problème… mais sans succès, malgré l’assistance téléphonique de Gilbert 😉  J’ai bien trouvé sur internet que le même problème est arrivé à d’autres personnes, mais je n’ai pas trouvé le mode opératoire pour le régler… On verra ça plus tard ! Nous voilà donc partis cap 288°, non… Cap 108° !!! Enfin, direction Gibraltar quoi 🙂

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Les premières heures de navigation et le premier repas de la transat se font sur une mer d’huile, sous la protection de l’île de Faial. Le calme ne sera hélas que de courte durée… Les deux jours qui suivent, nous avons eu de forts vents et une mer formée de travers qui nous ont malmenés. Ça sera deux jours redoutables pour Théo et pour moi… Après bientôt deux ans de vie à bord de TEIVA, j’avais souvent été brassée (surtout ces derniers temps…), mais je n’avais encore jamais nourri les poissons… c’est chose faite !!! Il est peut être réellement temps de retourner à une vie de Terrien 😉

 

Heureusement pour nous, les jours suivants seront bien plus paisibles et c’est en route directe que l’on rejoint Gibraltar. On pensait arriver mardi après midi (après 6 jours de navigation)… puis mardi soir… voir dans la nuit de mardi à mercredi 😦  Mais Éole nous joue des tours et on n’arrivera que mercredi matin,  non sans avoir mis les moteurs !

Dès le dimanche premier juillet, alors que l’on est encore à plus de 300 milles nautiques des côtes (environ 560 km), on commence à croiser nos premiers cargos. Le trafic ira en s’intensifiant à l’approche de Gibraltar.

 

Mardi 3 juillet, on approche du détroit de Gibraltar à la nuit tombée et c’est nuit noire… Il va falloir être très attentif et ne pas lâcher des yeux les écrans où apparaissent tous les bateaux équipés de l’AIS. L’AIS, ou Automatic Identification System est un système d’échanges automatisés de messages entre navires par radio VHF qui permet aux navires et aux systèmes de surveillance de trafic (CROSS en France) de connaître l’identité, le statut, la position et la route des navires se situant dans la zone de navigation. Normalement, tous les bateaux de commerces doivent être équipés de ce système et doivent donc apparaître sur nos écrans. Heureusement pour nous… car on a dû traverser des zones avec des dizaines de bateaux de plus de 200m de long ! Grâce à l’AIS, on a tout de suite l’indication de la route suivie par les bateaux, sans avoir à analyser leurs feux de navigation et on connait leur vitesse.

 

TEIVA en noire sur la première photo et en rouge sur la deuxième.

Chaque triangle indique un bateau, orienté suivant sa trajectoire.

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Mais l’AIS ne fait pas tout… Certains bateaux de plaisance n’en sont pas équipés (comme le petit voilier que l’on a failli percuté en pleine nuit à l’approche du détroit de Gibraltar… mais ça s’est encore une autre histoire ! Vous en parlerez au capitaine 😉  ), et parfois les bateaux de pêche éteignent leur AIS pour ne pas dévoiler leurs lieux de pêche…

Mercredi 4 juillet 2018, vers 5h du matin, le soleil se lève. On est maintenant prés de la côte Espagnole, les cargos sont dans leur rail, au milieu du détroit, on est beaucoup plus paisible !

 

On passera le détroit de Gibraltar avec juste la voile avant, appuyée par un moteur. Il n’y a pas trop de vent, mais surtout le capitaine s’est endormi, je ne veux pas le réveiller et je ne me sens pas de monter la grande voile seule… On avance quand même bien, poussé par des courants de plus de 3 nœuds !

 

Mercredi 4 juillet à 9h du matin on fait le plein de fuel à GIbraltar (il est beaucoup moins cher qu’en Espagne). Mais il n’y a pas de place pour nous dans le port, nous irons à Alcaidesa marina, en Espagne, à deux pas de là, comme il y a 1 an 1/2 de cela 😉

 

C’est notre première marina depuis bien longtemps…  La dernière fois que l’on avait été dans une marina c’était il y a de cela presqu’un an et demi, au Cap Vert, avant la transat allée… Ça sent la fin de la balade de TEIVA !!!