The end !!!

Je ferme ici la dernière page de ce blog, reflet d’une parenthèse de vie d’une famille ordinaire, partie 2 ans 1/2 sur TEIVA, un OUTREMER 45 ancienne génération, pour un tour de l’Atlantique, alors que nous n’avions jamais fait de catamaran avant !

Rien n’est impossible, il faut seulement un peu de courage… ou beaucoup de folie !!! 😉

Aura, Baxades, Teiva…

Ça y est, nous avons repris une vie de terriens, mais nous n’avons pas les moyens de garder TEIVA pour ne l’utiliser qu’occasionnellement ( c’est bien dommage… ). Pierre va se charger pour nous de lui trouver une nouvelle famille ! Pour ceci, il nous a demandé de lui envoyer des photos de TEIVA. L’occasion pour moi de me replonger dans cette belle aventure 🙂 Que de belles rencontres nous avons faites… et combien de lieux magnifiques nous avons découverts… J’ai vécu un rêve éveillé pendant ces deux saisons sur TEIVA ! Oh, tout n’a pas toujours été idyllique, bien sûr, mais je mesure la chance que j’ai eu de pouvoir vivre cette aventure et d’avoir pu offrir à Théo une autre vision du monde pendant cette parenthèse 🙂 .

Pierre nous a demandé des photos de TEIVA au mouillage. Difficile de faire le tri ! Voici celles que j’ai retenues ( merci Elodie et Julien pour les superbes photos faite avec votre drone 🙂 ) :

Anse Colombier à Saint Barth. :

Les BVI :

Les îles Turks et Caïcos :

Les Bahamas :

Pierre nous a aussi demandé des photos de l’intérieur de TEIVA. C’est sur le chemin du retour, aux Açores, que nous allons prendre TEIVA en photo sous toutes ses coutures. Qu’est-ce qu’il était beau notre bateau !!!

Le carré de TEIVA :

La table à carte :

La coque tribord :

avec la cabine du capitaine à l’arrière ( le dessalinisateur sous le lit ), la pointe avant et son coin lavabo-WC.

La coque babord :

avec la cabine de notre mousse ( la plus confortable 😉 , car au milieu du bateau ), sa pointe avant et son coin d’eau avec douche, lavabo et WC électrique.

Pas étonnant que TEIVA ait si vite retrouvé une nouvelle famille ! non ?! 😉

Pour la petite histoire, TEIVA a eu « plusieurs vies » !

Sa « première vie » a commencé en 2001, lorsque AURA, un OUTREMER 45 (ancienne génération) sort du chantier .

En mars 2013 AURA change de propriétaire et entame sa « deuxième vie » sous le nom de BAXADES.

Jean-Roch sera son troisième propriétaire lorsqu’il l’achète en février 2016. BAXADES devient alors TEIVA.

Depuis février 2019 TEIVA entame sa « quatrième vie » sous le nom de TARSACHEM.

Bon vent TARSACHEM 🙂

Et après ?!

Et bien après, il faut commencer par déménager TEIVA et ça n’est pas une mince affaire !

Il y a du boulot… et vous constaterez comme moi que certains membres de l’équipage se la coulent douce !

Mais après des voyages et des voyages à la voiture ( j’ai cru ne jamais en voir le bout ! ) et un bon nettoyage, TEIVA retrouve tout son éclat 🙂

Ensuite, il faut trouver une nouvelle maison !

En partant sur TEIVA nous pensions quitter définitivement la Haute-Savoie et la pollution de Sallanches ( Sallanches fait parti des villes les plus polluées de France 😦 ). Pourtant, presque trois ans plus tard, on y retournera !

À Sallanches il y a nos amis et ceux de Théo 🙂 et sans projet concret, ça me semble être une évidence de nous rapprocher d’eux. La Corse aurait aussi pu être un très bon choix 😉 , mais les grands frères et les grandes sœurs de Théo sont tous sur le continent… et nous voulions nous rapprocher d’eux.

Et pour être honnête, même si nous sommes bien loin de la mer à Sallanches ( trop loin à mon goût… ), je ne peux pas nier que c’est malgré tout une très belle région !

Sallanches et le massif du Mont Blanc
Le massif du Mont Blanc

Notre nouveau domicile sera un appartement en location dans le centre de Sallanches, à 200m de la future école de Théo. Avec ses grands volumes, ça va nous changer de TEIVA !

Toutes ses ouvertures face au massif du Mont Blanc nous offrent une vue bien différente de celle que l’on avait sur TEIVA… mais elle est tout aussi majestueuse !

Pour finir, il faut inscrire Théo à l’école !

Notre mousse avait quitté l’école Jules Ferry en cours d’année, alors qu’il était en grande section de maternelle. Après deux ans d’enseignement à distance sur TEIVA ( avec le CNED ), Théo fait donc sa première rentrée scolaire en primaire, en classe de CE2, dans la même école !

Premier jour d’école en CE2, le 3 septembre 2018, accompagné d’Edgar, qui nous avait rejoints sur TEIVA aux Bahamas, avec son frère et ses parents.

Il y a un peu d’appréhension, mais Théo est ravi de retrouver les copains quittés 2 ans 1/2 plus tôt, en classe de maternelle. Son plus gros souci sera d’intégrer les codes vestimentaires des terriens !

Avec Edgar à ses côtés, et grâce à l’attention portée par sa maîtresse Marie-Hélène, la reprise se fait tout en douceur. Théo pourra même expliquer à ses copains son expérience, en leur présentant avec l’aide d’Edgar un exposé traçant sa vie sur TEIVA.

Toute la classe l’a applaudi à la fin 🙂 et beaucoup demanderont ensuite à leurs parents de partir en bateaux 😉

Une traversée riche en émotions !!!

Nous sommes le 8 août 2018, face à la plage de Lava, il est 7h du matin, on lève l’ancre.

Nous ramenons TEIVA à la Grande Motte, où nous le laisserons entre de bonnes mains. Pierre, d’OUTREMER (Grand Large Services), se chargera de lui trouver un nouveau propriétaire, presque trois ans après nous l’avoir vendu !

Cette traversée Corse-continent sera pour nous la der des ders sur TEIVA… Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle sera riche en émotions !

C’est au moteur, sans un souffle de vent et sur une mer d’huile que nous allons faire cette dernière traversée.

Nous aurons droit à un superbe coucher de soleil 🙂

Et alors que la nostalgie peut s’emparer de certains membres de l’équipage, notre mousse est déjà prêt à courir vers de nouvelles aventures 😉

Le lendemain matin, le réveil sera d’abord musical, puis sportif ! Vers 7h30 notre ligne se met à « siffler », très fort, longtemps… On va l’avoir notre dernier poisson 🙂

Mais ça n’est pas un poisson facile… Jean-Roch et moi allons nous relayer pendant plus d’une heure avant de gagner la bataille contre le plus gros thon que l’on ait jamais pêché en 2 ans 1/2 sur TEIVA !!! Vous allez me dire qu’à deux contre un ça n’est pas très équitable… C’est pas faux ! Mais on ne regrette rien 🙂

C’est un thon de 24,16 kilogrammes !!!

Il nous aura fallu plus d’une heure pour le sortir de l’eau et tout autant à Jean-Roch pour le débiter !

Et pendant ce temps, devinez quoi ?! Le vent se lève… ENFIN, me direz-vous !!! (N’oublions pas que l’on est sur un voilier 😉 ). MAIS… alors que, souvenez-vous, on n’avait pas un brin de vent et une mer d’huile, c’est une tempête qui se lève lorsque l’on commence à apercevoir la côte 😦

Nous voyons, impuissants, un mur noir se rapprocher… Commence alors le jeu du chat et de la souris entre l’orage et nous. Alors que l’on est face à la Ciotat, on vire de bord… cap au large ! On essaye en vain de contourner l’orage 😦 Mais le chat aura vite fait de rattraper la souris…

Voici le bulletin météo de météo France :
9 août 2018 Vigilance Météo Phénomènes dangereux
Violents orages sur le Sud-Est

Le 9 août 2018 de violents orages accompagnés d’une très forte activité électrique et de pluies intenses ont touché le sud-est de la France plus particulièrement le nord du Gard, le sud de l’Ardèche et la région d’Aubagne dans les Bouches-du-Rhône.

L’activité électrique a été exceptionnellement soutenue : pour le seul département de l’Ardèche, Météorage a comptabilisé environ 21000 impacts de foudre au sol, à l’échelle nationale, on enregistre pour cette journée près de 42000 impacts, ce qui en fait la journée la plus foudroyée de l’année.
Il faut remonter au 27 juillet 2013, pour trouver une journée plus foudroyée sur le pays (47000 impacts), le record des années récentes étant détenu par le 6 août 1999 avec 76805 impacts.

Un autre bulletin météo dira :
Orages et épisode méditerranéen clôturant la canicule du 7 au 9 août

La canicule du début août a été émaillée de quelques orages parfois forts mais très isolés et limités aux secteurs proches des reliefs et de la Méditerranée. Une dégradation pluvio-orageuse nettement plus massive a marqué la fin des excès de chaleur du 7 au 9 août. Les orages se produits par salves sous et à l’avant d’un front ondulant.

La journée du 9 fut la plus orageuse et même, de loin, la plus électrique depuis le début de l’année avec environ 204 000 éclairs détectés par Blitzortung.

C’est encore une première pour nous ! Après une traversée au moteur, sous un soleil de plomb et une mer d’huile, nous nous retrouvons en quelques heures en plein orage, dans une mer démontée… Á la VHF se succèdent des appels de bateaux en détresse… (ça nous rappel notre arrivée de transat en Guadeloupe !). Et c’est avec trois ris dans la grand voile et un mouchoir de poche à la place du solent que l’on va courber le dos en attendant que ça passe. Sous des rafales à plus de 40 nœuds et des trombes d’eau, encerclés par des éclairs qui tombent parfois à quelques centaines de mètres de nous, j’ai eu vraiment peur pour la première fois sur TEIVA… Que se passerait-il si une de ces colonnes de feu tombait sur nous ?! Heureusement, nous n’en saurons rien !

Nous allons subir les éléments pendant quelques heures qui me semblent une éternité… L’orage passé, c’est sous un ciel chargé et une mer formée que se déroulera notre dernière navigation de nuit.

Le lendemain matin, un dernier lever de soleil magique nous ferait presque oublier les mésaventures de la veille !

Mais l’arrivée sur la Grande Motte ne sera pas une partie de plaisir… Notre dernière navigation va se clôturer par d’interminables bords au près 😦

Et pour finir de nous achever, il n’y a pas de place pour nous dans le port de la Grande Motte 😦 C’est donc à Port Camargue que nous prenons place le 10 août 2018, après avoir parcouru 257,7 mille nautiques en 2 jours et 3 heures. De notre place on voit la Grande Motte au loin !

Sans aucun doute, ça restera pour nous une traversée mémorable !

Mais comment avons nous pu nous faire surprendre par un tel phénomène, prévu par les bulletins météo ?! On avait un impératif… Jean-Roch devait rentrer sur le continent pour aller s’occuper de sa maman… Ça s’est joué à quelques heures près…

Pour se remettre de toutes ces émotions, c’est en bonne compagnie que nous dégustons notre pêche miraculeuse (enfin, une partie !!!), le soir même de notre arrivée. Benjamin et François (que l’on a connu au tout début de notre aventure, aux Baléares, il y a de ça plus de deux ans…) et Flo (un des grands frères de Théo) nous ont rejoints sur TEIVA, à Port Camargue. En entrée, tartare de thon, en plat steak de thon, en dessert… non, ça ne sera pas du thon 😉

Un dernier au-revoir, un dernier mouillage, une dernière nuit en Corse… Mais une première pour Louis :-)

Notre petite pause en Corse touche à sa fin… la balade de TEIVA aussi 😦

Le 6 août 2018 nous quittons le port de Bonifacio… Après un dernier au revoir à la famille, nous prenons la mer. Cap sur le golfe de Lava un peu plus au nord.

Le 7 août on y retrouve Louis, Graziella, Alice, Amélie et Guillaume.

Le temps d’un apéritif, les Spritz ont remplacé les ti’punch sur TEIVA… et Louis a remplacé le capitaine !!!

Petite pause Corse 🥰

Nous resterons un petit mois en Corse avant de ramener TEIVA à la Grande Motte où il attendra qu’une nouvelle famille veuille bien repartir avec lui 😉

 

Mouillage au banc de sable d’Isola Piana

Nous repartons rapidement du port de Bonifacio pour aller faire un mouillage dans les bouches de Bonifacio en famille avec trois des grands frères de Théo qui sont venus nous accueillir ( Flo, Rémi et Colin ) et Anne-Laure ( en pause de son poste à la capitainerie ).

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Il y a un très fort vent d’ouest et nous ne sommes pas les seuls à chercher un abri… De plus TEIVA prend beaucoup de place et les mouillages bien abrités des îles Lavezzi et Cavallo sont bondés 😦 . Notre petite escapade va donc se terminer face au banc de sable entre Isola Piana et Piantarella.

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Nous sommes en plein vent, avec des rafales à plus de 30 nœuds. Ça siffle fort dans les haubans, mais il n’y a pas de vagues. Finalement, on n’est pas si mal 😉  On a jeté l’ancre dans moins d’un mètre d’eau et mis beaucoup de chaîne pour être tranquille toute la nuit. Ça tire beaucoup sur la chaîne, mais ça tient 🙂

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Théo savoure son nouveau terrain de jeux et Françoise, Marie-France, François et les enfants nous rejoignent pour passer une journée avec nous sur TEIVA.

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Le soir, c’est apéro entre frères sur TEIVA !

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La deuxième nuit, le vent se calme et passe même à l’est quelques instants. Tous les bateaux tournent autour de leur ancre et une belle pagaille s’installe dans le mouillage ! Nous n’avons pas tous les mêmes longueurs de chaîne, donc certains se rentrent dedans… D’autres ont mouillé si près du banc de sable qu’ils se posent dessus !!! Beaucoup d’équipages, comme nous, se retrouvent donc au poste de manœuvre au petit matin 😉

 

TEIVA au quai d’honneur du port de Bonifacio !

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De retour de notre escapade, le 23 juillet 2018, nous passons par le port de Bonifacio pour faire le plein de victuailles, avant de repartir vers Ajaccio.

Michel Mallaroni, directeur du port de Bonifacio, a eu la gentillesse de nous laisser nous amarrer au quai d’honneur pour quelques heures.

Il n’a pas fière allure notre TEIVA ?!

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Mais nous ne sommes pas tous égaux… Alors que certains ont de superbes passerelles pour monter et descendre de leur bateau, la méthode est un peu plus sportive sur TEIVA 😉

Qu’à cela ne tienne ! On est fière de notre bateau et on ne l’échangerait pour rien au monde !!!

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Et c’est en bonne compagnie que le capitaine et son équipage partent faire le plein, avant de larguer les amarres !

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Navigation de Bonifacio vers Ajaccio avec les garçons :

C’est avec Flo, Rémi et Colin que nous reprenons la mer, en direction d’Ajaccio où les attend leur vol retour pour le continent. Une petite escapade de trois jour qui nous conduit au port d’Ajaccio le 25 juillet 2018.

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Petite halte dans le golfe de Sagone

Nous quittons le golfe d’Ajaccio par la passe des sanguinaires, direction Tiuccia dans le golfe de Sagone.

Nous jetons l’ancre à quelques dizaines de mètres du rivage, face à la nouvelle maison de Marc et Violaine.

On y retrouve Fridda qui nous a invité pour…

fêter ses 50 ans !

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On y déguste un poisson pêché, cuisiné et servi par Marc.

Un délice !

Et surtout, je retrouve les amies de toujours et leurs enfants… qui sont aujourd’hui bien plus âgés que nous lorsque nous nous étions connus !!!

Le temps passe…

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Notre escale de Tiuccia se termine avec la visite de Haut-Savoyards : Christophe, Nathalie, Fantine et Justine, qui sont en vacance en Corse pour une semaine. C’est la deuxième fois qu’ils montent à bord de TEIVA, la dernière fois s’était en Guadeloupe, avant notre remontée de l’arc Antillais, sur la fin de notre boucle !

 

Encore et toujours Bonifacio 🙂

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Et oui, c’est à Bonifacio que l’on retourne pour terminer notre petite pause Corse… 

   

 

Notre camp de base est TEIVA, au mouillage de la Catena 🙂

 

Après deux saisons à nous « balader » dans l’arc Antillais, je vais savourer ce retour aux sources. Les navigations ne seront pas toujours en catamaran, mais toujours en bonne compagnie et avec des paysages qui n’ont rien à envier à tout ce que l’on a pu découvrir en deux ans et demi de balade sur TEIVA !!!

Théo retrouve Mina, Missia, Mathis et ses sœurs 🙂

 

Escapades en famille sur les îles avec ELCEAN 🙂

   

 

Après le ti’punch aux Antilles, le vin bleu de Bonifacio sur Cavallo 🙂

Merci François et Christine !

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Août, c’est aussi le mois des anniversaires !

Le premier août pour Mathis :

Le cinq pour Jean-Roch :

        

 

Tout ça pendant qu’Anne-Laure travaille…

filmée par M6 !!!

Retour aux sources !!!

Il y a bien longtemps que je ne donne plus de nouvelles… (deux ans et demi pour être exacte ! Le temps passé sur TEIVA 😉 ) Il faut dire que nous avons eu des jours plutôt chargés ( et d’autres beaucoup moins… ) et je n’avais pas trop le courage de m’y remettre. Mais il s’en est passé des choses depuis notre départ des Baléares, le mardi 17 juillet 2018 !

Première étape de notre retour aux sources : Bonifacio en CORSE

Et quel plaisir de savoir que dans quelques jours nous allons arriver à Bonifacio et retrouver une partie de la famille 🙂

Partis le mardi 17 juillet à 8h de notre mouillage de Pollensa à Majorque, aux Baléares, nous arrivons le jeudi 19 vers midi à Bonifacio, après un peu plus de 2 jours de navigation et 303 milles parcourus (environ 560 km).

Cette navigation ne restera pas dans les annales… Encore une fois, depuis notre arrivée en méditerranée, le vent nous fait défaut 😦

Nous devons retrouver Rémi, Flo. et Colin ( 3 des grands frères de Théo ). Ils arrivent jeudi matin à Bonifacio pour passer une petite semaine à bord, nous n’avons donc pas le temps de traîner… C’est sous voiles, mais appuyé d’un moteur, que nous ferons presque toute la navigation. Presque toute, car lorsque nous arrivons à quelques milles de Bonifacio, le vent se lève. Un peu trop même ! Mais Bonifacio ne serait pas Bonifacio sans vent 😉 . Nous avons donc eu droit à quelques sueurs froides pour prendre notre place sur pendilles à la Catena, sous 20 nœuds de vents !!! Encore un grand merci à Anne-Laure et Dumè  🙂 .  Sans leur aide ( et le geste héroïque d’Anne-Laure qui n’a pas hésité à plonger pour aller récupérer les pendilles ), nous aurions eu bien plus de mal à nous amarrer 😦 .

Malgré le manque de vent, cette navigation ( une de nos dernières sur TEIVA ) fut bien agréable 🙂 . Nous avons eu le plaisir de croiser le Belem et de naviguer à côté de lui, sous voile, pendant de longues heures avant qu’il ne nous dépasse.

Le Belem est le dernier trois-mâts barque français, à coque acier. C’est un des plus anciens trois-mâts en Europe en état de navigation et le second plus grand voilier restant en France. Nous le retrouverons à notre arrivée, ancré à l’entrée du port de Bonifacio !

Seul bémol, nous ne pêcherons rien 😦 .   On aurait bien aimé partager un poisson en famille à notre arrivée, c’est raté…

Départ de Pollensa à Majorque :

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On longe la côte sud-est de Minorque:

Une belle balade :

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Arrivée à Bonifacio ( quitté deux ans plus tôt ! ):

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A notre arrivée dans les eaux Françaises, entre la Corse et la Sardaigne,  nous avons été accueillis, non pas par la famille ou les amis… mais par les douanes Françaises ! Après plus de deux ans à bord de TEIVA c’est une première pour nous !  Il faut dire que l’on était en liste rouge, car nous n’avions pas payé notre acte de Francisation 😦  Tout simplement car nous ne l’avions pas reçu et nous ne nous en étions pas trop inquiétés !  Pourquoi ne l’avions nous pas reçu ?! ( Vous êtes bien curieux je trouve… ) Lors de l’achat de TEIVA, Jean-Roch avait donné notre ancienne adresse à Sallanches pour tous les documents administratifs, mais il avait vendu la maison pour acheter TEIVA… Nous avions bien effectué un changement d’adresse à la poste, mais nous ne l’avions pas reconduit au bout d’un an. Donc l’acte de Francisation a été envoyé aux nouveaux propriétaires et ceux-ci n’ayant pas eu la délicatesse de payer à notre place, nous n’étions pas en règle 😦

L’arrivée des douanes sur un bateau est impressionnante ! Un gros semi-rigide avec à son bord 4 hommes casqués et armés vous fonce dessus…

Heureusement, nous étions en terrain connu dans les eaux Françaises !

Arrivés à bord, ils ont été très gentils et ont discuté un petit moment avec nous de notre voyage, après bien sûr nous avoir fait payer notre dû et avoir fait une petite inspection du bateau 😉

Encore un petit saut de puce :-)

TEIVA se faufile en méditerranée, entre accalmies et coups de vent… Samedi 14 juillet, dès la première fenêtre météo, nous quittons Carthagène, une heure après TUVAOU. On aurait aimé partir en route directe vers la Corse, mais un fort coup de vent est annoncé dès mardi matin… Nous mettons donc le cap sur Majorque aux Baléares. Eric de TUVAOU nous a conseillé un mouillage très bien abrité au nord-est de l’île : la baie de Pollença. Ça sera l’occasion pour nous de le revoir une dernière fois, lui et ses équipiers 🙂

 

Nous arrivons mardi à 7h du matin à Majorque. La navigation a été tranquille, sans trop de vent. On a longé un peu la côte Espagnole, avant de traverser en direction d’Ibiza. Entre Formentera et Ibiza nous avons croisé une multitude de bateaux de tourisme et de transport de touristes ! En plein été aux Baléares, rien de plus normal !!!

 

Encore une fois nous aurons droit à la visite de dauphins 🙂 , ceux-ci sont très gros.

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Arrivés au mouillage, nous avons juste le temps de prendre un petit déjeuner et de se poser un peu avant que le vent ne se lève. Vers midi un petit bateau à moteur dérape et passe entre TEIVA et le LAGOON au mouillage juste derrière nous ! Un monsieur sur un zodiac tourne autour sans trop savoir quoi faire… On lui montre une amarre et on lui propose de venir avec lui  sur son bateau, pour l’aider à accrocher celui qui dérape. Mais il nous dit qu’il avait téléphoné à la capitainerie et qu’ils allaient arriver pour le remorquage. Finalement, la capitainerie traîne à venir et il ira avec quelqu’un d’autre faire la manœuvre… Heureusement que Jean-Roch n’y est pas allé, car c’est à notre tour de déraper !!! Il y a des rafales à 30 nœuds, un fond de posidonies et nous n’avons pas mis assez de longueur de chaîne… Une dizaine de jours dans des ports et on ne sait déjà plus faire un mouillage 😉

 

Quelques heures plus tard, c’est le calme après la tempête ! Le mouillage est sympa, il fait beau, l’eau est chaude… C’est les vacances !!! Mardi 17 au soir, veille de notre départ pour Bonifacio, on prend un dernier apéro avec Eric et Thierry. Voilà encore une belle rencontre de bateaux 🙂  Jo n’est pas au rendez-vous, des soucis de santé lui ont fait écourter son séjour à bord de TUVAOU…

Cap sur Carthagène :-)

Dernier jour à Alcaidesa marina, la marina de la ville Espagnole de la Linea, à côté de Gibraltar :

 

Alcaidesa marina au premier plan à droite, Gibraltar et son rocher en arrière plan (derrière la piste d’atterrissage) :

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Éole continue à nous jouer des tours… On a à nouveau du mal à trouver un bon créneau météo pour quitter Gibraltar en direction de Carthagène… Soit il n’y a pas de vent, soit il y en a mais pas dans la bonne direction, ou encore il y en a trop 😦

Mais finalement, peut-être qu’Éole n’en a pas après nous… on a tout simplement pris l’habitude des alizés, ces vents réguliers qui nous poussaient tranquillement (ou pas…) dans l’arc Antillais. Il va maintenant falloir composer avec cette nouvelle donne, et c’est notre capitaine qui s’y colle (à la météo 😉 ).

Et notre capitaine a décidé que l’on quittera Gibraltar mardi matin très tôt, pour arriver mercredi soir avant la nuit à Carthagène (on ne veut pas rentrer de nuit dans un port inconnu…).

 

Et bien, vous allez rire 🙂  Nous sommes bien partis à 5h du matin de Gibraltar (c’est à dire réveil à 5h40…), mais faute de vent, nous ne sommes pas arrivés mercredi soir avant la nuit… On aurait pu arriver jeudi matin vers 2h… mais alors que l’on rêvait d’un bon lit douillé, on a fait des ronds dans l’eau à attendre gentiment le lever du jour pour rentrer dans le port !!! On a finalement pu se coucher à 7h du matin 😦  (et dire que certains pensent que c’est facile la vie de marins…).

À 5h du matin, il fait encore nuit… Il a fallu slalomer entre les dizaines de pétroliers et autres cargos au mouillage dans la baie de Gibraltar et ceux qui entrent ou quittent la baie… Impressionnant ! 

 

L’équipage de TUVAOU, un OUTREMER 45 ancienne génération, comme TEIVA… et presqu’aussi beau que TEIVA (en vérité, il est magnifique 😉  ), a bien mieux géré que nous. Eric et ses deux équipiers, Jo et Thierry, ont quitté Alcaidesa marina 2h après nous et sont arrivés mercredi à minuit à Carthagène (c’est à dire 2h avant l’heure à laquelle on aurait pu arriver !). Le port était très bien éclairé et ils ont même été accueillis par quelqu’un de la marina ! On le saura pour une prochaine fois 😉

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Pour la petite histoire, l’équipage de TUVAOU a choisi de mettre le cap au large pour prendre du vent, alors que sur TEIVA on a fait les touristes en longeant la côte… Est-ce que ça suffit à justifier l’écart de temps entre nous deux ?!  En parti, sans aucun doute, mais peut-être (je dis bien peut-être…) sommes nous légèrement moins performant dans les réglages de voiles sur TEIVA 😉  (tu en penses quoi Gilbert ?!)

 

À part ce petit problème de timing, la navigation s’est bien passée. Bien sûr, on a dû jouer des moteurs plus d’une fois, mais on a eu une mer d’huile pratiquement tout le long et croyez moi, avec Théo on a su l’apprécier 😉 Pour ne rien enlever au plaisir, on a eu droit à une visite surprise de deux dauphins qui nous ont suivi pendant plus d’une heure 🙂

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Nous resterons deux jours à Carthagène et c’est encore à vélo que l’on découvrira cette très jolie ville. On n’a pas retrouvé de tapas aussi bons qu’à la Linea et le marché couvert nous a moins emballé, mais Théo a trouvé un superbe magasin de jouets (il lui manquait quelques NERFS 😉  ) et au niveau architectural on en prend plein les yeux !

Petite pause à Gibraltar ;-)

Gibraltar, so British !!!

 

Sur TEIVA, vous l’aurez compris, nous sommes les rois de la pause 😉 Donc quoi de plus normal, après une semaine de navigation, que de se poser un peu ?! Et cette fois, on est dans une marina, ça change tout 🙂 Théo est libre comme l’air ! Il lui manque juste les copains de ponton… Marius, revient !!! Quand à nous, nous buvons seuls… mais en pensant à vous les copains 😉

 

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Les vélos sont sortis 🙂  À part un petit tour à Georges Town aux Bahamas (à la recherche d’une pompe à eau…), il y a de cela quelques mois, ça faisait bien longtemps qu’on ne les avaient pas utilisés (les Canaries, en novembre 2016 !)

Théo est ravi et il met tout en œuvre pour épuiser ses parents qui, ensemble ou à tour de rôle, partent avec lui explorer les environs… ou tout simplement pédaler à fond !!!

 

C’est donc équipés de nos superbes vélos que nous partons à la découverte de la ville « Linea de la Concepción » et de ses Tapas (un délice !).

 

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Puis nous partons découvrir Gibraltar et son fameux rocher !

 

 

 

Gibraltar est un territoire britannique, situé sur la côte sud de l’Espagne et dominé par son rocher, une crête calcaire de 426 m de hauteur. Clé du détroit de Gibraltar, ce petit territoire a tout d’abord été occupé par les Maures au Moyen Âge, puis gouverné par l’Espagne, avant d’être cédé aux Britanniques en 1713.

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Nous ferons une première petite excursion à Gibraltar en vélo. Dès le passage de la douane, l’accès se fait par la seule route d’accès, qui traverse la piste d’atterrissage de l’aéroport ! Lorsqu’un avion atterrit, la route est fermée à la circulation 😉

 

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Nous retournerons une deuxième fois sur le rocher faire une visite guidée en taxi collectif… De vrais touristes !!!

Ça laisse peu de place à la fantaisie, mais ça a le mérite de montrer les principaux sites en un temps record !

Notre visite a commencé par les colonnes d’Hercule, un monument sur un promontoire face au détroit de Gibraltar.

 

Ensuite on est allé visiter  « St Michael’s cave », une grotte majestueuse, aménagée pour y faire des concerts.

 

Après, sommes allés à la rencontre des singes de Gibraltar. Le rocher abrite la dernière colonie de singes sauvages d’Europe, également appelés magots. Ces macaques berbères venus d’Afrique du Nord auraient été introduits à Gibraltar au XVIIIème siècle. Protégés par un décret du gouverneur de Gibraltar en raison de leur rareté, les macaques berbères de Gibraltar sont d’autant plus précieux aux yeux de sa très gracieuse majesté qu’une légende raconte que la présence anglaise prendra fin le jour où il n’y aura plus de singe sur le rocher… Mais attention, bien qu’ils soient habitués aux humains, ils sont aussi réputés pour leur mauvais caractère… mieux ne pas essayer de les nourrir ou de les caresser !

 

Et pour finir, nous sommes allés voir le point de vue depuis le sommet du château maure de 1333. A l’époque, ce château s’étendait jusqu’à Casemates Square.

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Et tout ça en moins de deux heures !!! Qui dit mieux ?! Vous me direz, on n’est pourtant pas pressé… Mais on a un petit mousse qui n’est pas toujours très motivé pour les visites culturelles 😉

 

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Par contre, je n’ai pas pu flâner le long de la rue principale Main Street of Gibraltar… Dotée de boutiques de toutes tailles aux architectures multiples (portugaise, espagnol et anglaise), il parait  que faire son shopping dans cette rue est un véritable plaisir. Je n’en saurais rien 😉